Schmidt, Tahleaur de Paris, I, 2G
2. En même temps, elle organisa uu tribunal n'-vûlntionniure, aliu de venir plus facilement à bout, avec son aide, de?; n'-sislances qui
tés de surveillance qui existaient dans les divers quartiers à lui désigner, dans les vingt-quatre heures, « les riches, les capitalistes, les insouciants, afin de les taxer ». Sur ces entrefaites, arrivèrent Dubois-Crancé et trois autrescommissaires de la Convention, qui décidèrent d'appliquer à la formation et à l'entretien d'une troupe de 6,400 hommes le produit de la taxation. Ils réunirent les différents corps élus, et, le 14 mai, un arrêté inspiré par eux établit un impôt de 6 millions « qui serait perçu au moyen de mandats impératif» sur les capitalistes et les riches propriétaires ou négociants du district de Lyon ». Le comité de salut public multiplia si bien les mandats que les Lyonnais payèrent non pas 6 millions, mais une trentaine de millions. « Une des moins riches des 32 sections de la ville fut taxée à 1,300, 000 livi-es. De simples négociants, chargés de famille, furent imposés à 60,000 livres. » Chez beaucoup de particuliers, c'est la menace à la bouche que les agents municipaux, armés de sabres et de pistolets, exigèrent l'acquittement immédiat des taxes. Bref, pendant plusieurs jours, la ville fut livrée à un véritable brigandage, favorisé par les autorités '. Il produisit sur la population lyonnaise un effet auquel les Jacobins ne s'attendaient pas : il l'exaspéra et lui inspira le courage de s'affranchir de leur tyrannie. A la suite d'un combat qui eut lieu dans les rues, le 29 mai, les sections renversèrent la municipalité et la remplacèrent par une autre d'opinion girondine.
L'emprunt forcé d'un milliard n'étant encore voté qu'en principe et les communes, les départements étant libres
pourraienl se produire. Mais l'existence de ce tribunal ayant été dénoncée à la Convention le 15 mai par Chasset, député de Lyon, il fut cassé comme illégalement formé et un décret autorisa les citoyens que l'on voudrait y traduire à repousser la force par la force, les corps administratifs à les protéger.