‹ Histoire généalogique des TardieuChapitre 17 sur 87 · PP · texte numérisé non relu

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François de Tardieu et Anne de Martin de Maleyssye eurent : 1° Gabriel de Tardieu de Melleville qui servit au régiment des gardes françaises, fut agréé, en 1630, comme lieutenant de la compagniemestre de camp (cette compagnie était celle du mestre de camp commandant le régiment des gardes françaises et n'avait pas de capitaine) ; il fut tué à la tête de sa compagnie, à la bataille de Castelnaudar}'en 1632. 2° François-Ignace de Tardieu de Melleville , né en 1610, page de la chambre du roi, reçu chevalier de Malte au grand prieuré de France, en 1626; il fut tué, en 1626, à l'abordage, dans un AR.MEs DES DE .MARTix DE MALEYSSYE combat contre les Turcs, âgé de

i6 ans. (V. Martyrologe des chroaliers de Malte.') Il eut pour parrains, dans l'ordre de Malte : Messire Hercule de Rohan, duc de Montbazon, pair et grand veneur de France, gouverneur et lieutenant-général pour le roi à Paris et Isle de France ; Messire Roger, duc de Bellegardc, pair et grand écuver de France, gouverneur et lieutenant-général pour le roi des provinces de Bourgogne et de Bresse; le seigneur de la Poilletaye, maitre d'hôtel ordinaire du roi ; le marquis de Moy, gouverneur de Corbie. 3° Louis- Aristarque de Tardieu de Melleville, reçu chevalier de Malte, en 1629, au grand prieuré de France, il eut pour parrains : le duc d'Epernon, colonel -général de l'infanterie; le duc de Bellegarde ; le maréchal d'Espinay Saint-Luc ; le marquis de Moy ; devint baron d'Esclavelles (prés Neufchàtel et Rouen), et maréchal de camp par brevet du

FRAN'ÇOIS-IGNACE DE TARDIEU DE MELLEVILLE Chevalier de Malte, tué, en 1626, d.ins un combat contre les Turcs, âgé de 16 ans

9 juin 1653. (V. Pinard, Chronologie militaire, t. M, p. 394.) Il épousa : 1° en premières noces, Marie Neret ; 2° en secondes noces, en 1664, Marie de Sillans de Creuilly, fille d'Antoine de Sillans de Creuilly, seigneur du Bréau et de Saint-Pellerin, et de Silvie de Rohan (fille de Louis, prince de Guéméné, et de Renée de Rohan), dont : A. Louis- Gabriel, baron d'Esclavelles, né en i6éé, au château d'Esclavelles, mort le

7 décembre 1736, il fut reçu page du roi en sa grande écurie, en 1682. Ce fijt l'un des officiers les plus distingués du règne de Louis XI\'. \'oici ses brillants états de service, d'après Pinard {Chronologie militaire, t. VIII, p. 178). Mousquetaire en 1686; sous-lieutenant au régiment du roi (janvier 1687); il servit au siège de Philipsbourg, Manheim, Franckendal (1688); passa à une lieutenance au mois de février 1689; se trouva à la conquête du Palatinat, la même année; à la bataille de Fleurus (1690), au siège de Mons et au combat de Leuze, en 1691 ; au siège de N'amur et à la bataille de Steinkerque (1692), et pan"int à une compagnie le 3 novembre. Il la commanda à la bataille de Neerwinden et au siège de Charleroy, en 1693; à la marche de Vignamont, au pont d'Espierre (1694); au siège de Bruxelles et au combat de Tongres (1695); en Flandre, en 1696 et 1697; au camp de Compiègne, en 1698; en Flandre, en 1701 ; au combat de Nimègue, en 1702; aux sièges de Brisach et de Landau et à la bataille de Spire (1705); à la bataille d'Hochstett (1704); à l'armée de la Moselle (1705); à la bataille de Ramillies (1706), et passai la compagnie de grenadiers, le 20 juin ; il sersit avec cette compagnie en Flandre, en 1707 ; combattit à Oudenarde, en 1708; à Malplaquet, en 1709; parvint au commandement du 4"= bataillon, le

8 octobre, et obtint, le même jour, une commission pour tenir rang de lieutenantcolonel d'infanterie; continua de commander le 4^ bataillon à l'attaque d'Arleux (171 1), à l'aft'aire de Denain, aux sièges de Douai, du Quesnoy et de Bouchain (1712); aux sièges de Landau et de Fribourg, et à l'attaque du retranchement du général Vaubonne, en 171 3. Il passa successivement au commandement du 3= bataillon, le 27 octobre 1714, au commandement du 2« le 15 décembre 1716; au grade de brigadier, par brevet du i"^' février 1719; à la lieutenance-colonelle, le 20 février 1721, et, enfin, au gouvernement de la citadelle de \'alenciennes, par provision du 9 novembre 1723. Il résida dans son gouvernement, à Valenciennes, jusqu'à sa mort. On voit dans le Journal de Barbier (t. I, p. 241) qu'au mois de septembre 1722, lorsque, pour apprendre la guerre au roi Louis X\', on fit un camp prés de Versailles, le baron de Tardieu d'Esclavelles le commanda et reçut le cordon rouge de la main même du souverain. Il avait épousé Florence-Angélique Prouveur de Preux, fille de Georges-André, seigneur de Pont. Ce mariage eut lieu à \'alenciennes, le 25 avril 1725. M. le baron de Tardieu d'Esclavelles avait alors 58 ans et sa femme 30 ans. Il eut : a. Louise-Florence-Pétronille, née à \'alcnciennes, le 11 mars 1726, morte à Paris, le 15 avril 1785, enterrée à Sainte-Marie-

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LOUIS-GABRIEI, DI-: TAKDIEU

baron d'I-sclavelles, gouverneur de la citadelle de Valencicnnes,

commandeur de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis,

né en i666, mort en 17^6.

de-la-Mlle-l'Evêque', mariée à Paris, le 25 décembre 1745, à Denis-Joseph de la Live d'Epinay, écuyer, né le 2 août 1724, fils de Louis-Denis de la Live de Bellegarde, écuyer, seigneur d'Epinay, et de Marie-Josèphe Prouveur (celle-ci morte à Epinay, en 1740). Louise-Florence-Pétronille de Tardieu d'Esclavelles est très connue, sous le nom de M'°^ d'Epinay, par ses curieux Mémoires qui ont été publiés en 1865 (in-12, Charpentier éditeur), par Paul Boiteau ; 4° Charles-Gabriel qui suit; 5° Catherine, demoiselle d'honneur de la reine, mariée, par contrat du 29 décembre iéi8, à Charles de Grillet, seigneur de Brissac, capitaine au régiment des gardes françaises (il était le neveu de Crillon). La reine voulut que le mariage eût lieu en présence du roy, de la reine, des princes et de toute la cour dans la grande galerie du Louvre. (V. Pithon-Curt, t. II, 52. (On l'appelait M"' de Maleyssye.)

V. Charles-Gabriel de Tardieu, marquis de Maleyss3-e et marquis de Melleville, fut d'abord capitaine aux gardes françaises, lieutenant du roy pour remplacer son oncle (Henri de Martin , marquis de Malevssye) au gouvernement de Pignerol ( 1 8 février 1 644), ensuite maréchal de camp (10 avril 1632), conseiller d'Etat (en 1656). Il accepta, par devant M' Ogier, notaire à Paris, le 4 janvier 1667, le testament de son oncle, Henri de Martin, chevalier, seigneur de Maleyssye, lieutenant général du roi en ses armées, gouverneur de la ville et province de Pignerol, qui lui laissait tous ses biens, à charge de prendre ses noms et armes. La substitution ne portait que sur le nom de Martin ; elle est de 1667, et, dés 1652, le titre de marquis de Melleville lui est donné, dans le brevet de maréchal de camp, et, en 1656, le roi lui donna un brevet de conseiller d'Etat des

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Signature de Charles-Gabriel de Tardieu de Maleyssye (1672), maréclial de camp (mort 1688).

plus flatteurs où on rappelle ses services et son courage au siège de Casai et à la prise de Turin où il s'était particulièrement distingué : « Louis, etc., à notre amé et fidèle le sieur de Melleville, marquis de Maleyssve et de Melleville, salut, etc. » 11 mourut en 1688, et fut enterré dans l'église des pères capucins Saint-Honoré. La terre de Melleville avait été reprise, dans les partages entre ses neveux, par Henry de Martin de Maleyssye; elle fut érigée, pour lui, en marquisat, en 1629 (comme l'in-

I. L'acte de décès se trouve dans le volume du comte de Chastellux : Koles prises aux archives de Tétat-civil de Paris, 1875, in-8°, p. 579. | 2. MM. Lucien Père}' et Gaston Maugras ont aussi publié, en 1882, 1885, 2 volumes in-8° : La jeunesse de .Vf""= d'Epinay et Les dernières années de ,Vfrne d'Epinay,

LOUISE-FLORENCE-PETRONILLE DE TARDIEU D ECLAVELLES

née à V'alencieiincs, en 1726, morte \ Paris, en 178;,

mariée à Denis-Joseph de la Live d'Epinay, écuyer.

Elle est connue par de curieux mémoires.

dique Gourdon de Gciiouillac, Dictionnaire des fiefs), sous le nom de Maleyssye. Le brevet de mestre de camp, du i6 juillet 1629, lui donne ce titre, et, dans un brevet du 26 mai 1641, où le roi lui accorde 2.000 livres de pension, il est désigné sous le nom de M. de MeJIeville, tnarquis de Maleyssye. Son neveu, Charles-Gabriel, est appelé marquis de Melleville dans le brevet de maréchal de camp de 1652, et marquis de .\Iale\ssye et de Melleville comme conseiller d'Etat, en 1656, ainsi que dans tous les actes. A cette époque, les titres de marquis étaient très rares. Au point de vue de l'usage des titres, autrefois, il est curieux de signaler ce même titre de marquis de MaJe\ss\e porté de longues années par l'oncle et le neveu. Nous aurons à foire la même remarque pour le père et les deux fils à la génération suivante. Charles-Gabriel, marquis de Maleyssye, avait épousé, par contrat du 12 septembre 1643, reçu par Lévèque, notaire à Paris, Geneviève Hébert, fille de Vincent Hébert de Bue, conseiller en la cour des aides, et de Geneviève Héron. Il eut : 1° Henry, marquis de Maleyssye, qui, en vertu de la substitution, porta le nom de Martin de Maleyssye (comme le prouve son acte de décès, du 28 janvier 1679 (registres de la paroisse Saint-Sulpice, à Paris). 11 était capitaine aux gardes françaises (compagnie colonelle), en 1677; et se distingua à la bataille de Cassel, où il fut blessé. Le Pipre de la Neuville raconte qu'il commandait une des deux compagnies appelées au secours de ses troupes par Monsieur, frère du roi, et qui, par leur valeur, décidèrent la victoire; 2° Jacques-François qui suit; 3° Catherine-Nicolle, mariée, le 16 octobre 1685, à Louis du Mesnil, marquis de Sommery ; elle mourut le 5 août 1737, âgée de 85 ans, et laissa des enfants ; 4° Catherine-Charlotte, mariée à Jean-Louis de Lestendart, chevalier, marquis de Bully, près Neuchâtel (Suisse), seigneur de Martinchamp, Saint-Martin-l'Hortier, Clovelle, gouverneur de Neuchâtel, qui avait pour aïeule Catherine de Crèquy, fille d'Anne de Bourbon ; celle-ci descendait de saint Louis, du coté paternel, et était issue des comtes de Flandre, ayant pour aïeule maternelle Marie d'Auvergne, petite-fille de Marie de Flandre. Du mariage de Jean-Louis naquit un fils Jean-Louis, marquis de Bully, mort sans postérité, en 1740, et Thèrèse-Susanne de Lestendart de Bully (dont il est souvent question dans les mémoires publiés de M™"^ d'Epinay, sa nièce, née de Tardieu d'Esclavelles), mariée, le 21 février 1699, à Charles, marquis de Roncherolles, dont la race remontait jusqu'à Charlemagne, seigneur de Jouy, maréchal de camp des armées du roi, puis lieutenant-général et gouverneur de Landrecies, après avoir été colonel d'un régiment de cavalerie et d'un d'infanterie et 200 dragons qu'avait eus son père. Du mariage de Thèrèse-Susanne et de Charles, marquis de Roncherolles naquit, en 1702, Thérèse-Sibile, marquis de Roncherolles, seigneur de Jouy, vingtième descendant du chef de sa fomille. Il mourut, en 1728, dans son château de Roncherolles, ayant épousé, le 21 avril 1724, .\ngélique-Marguerite de Jassaud, fille d'un président à la Chambre des comptes de Paris, et qui, en 1730, se remaria à Pierre-Charles de

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