CHARLES-GABRIEL DE TARDIEU
n.irquis de Melleville et de Maleyssye, gouverneur de Pignerol (1644),
marécli.il de camp (1652), conseiller d'Ct.U (i6j6), mort en 1688.
Montboissier-Beaufort-Canillac, sous-lieutenant de la seconde compagnie des mousquetaires du roi, avant eu une fille unique, Anne-Marguerite-Thérése, dame de Roncherolles, mariée, le 21 janvier 1744, au président de Maupeou qui joua un rôle si important dans l'histoire du règne de Louis XV ; M™« de Maupeou est morte le 21 avril 1752. — \'l. Jacques-François de Taniieii, marquis de Malevssve, seigneur de Rivécourt, etc., né en 1650. Il eut, le 14 janvier 1668, un brevet de cornette de cavalerie dans le régiment de Nonant. Dans ce brevet, de même que dans ceux qui suivront, on lui donne le titre de marquis de Malevssve que portait déjà son père, lequel ne mourut qu'en 1688, et que portait aussi son frère aîné, comme on l'a vu à l'article qui les concerne. Le père et les deux fils portaient donc le même nom avec le même titre. Il fut reçu lieutenant au régiment des gardes françaises en 1669; devint (brevet du 9 août 1680) capitaine, et reçut un brevet de mestre de camp d'infanterie (lé juillet 1688); il fut nommé commissaire provincial de l'artillerie pour l'Isle de France (i" mars 1690); le roi le gratifia, le 25 septembre 169-I, de la lieutenance au gouvernement particulier des ville et château de Compiègne. Il mourut à Rivécourt, le 25 septembre 1694. Li nomination fut donc signée après sa mort. Son fils eut la survivance du gouvernement de Compiègne. Dans certains actes, il est désigné sous le nom de d'Esiiiartiiis , marquis de Maleyss\'e, après la mort de son frère, en 1679. 11 avait épousé, par contrat du 2 août 1684, devant Lévêque, notaire à Paris, Anne de Barentin ', dame de Mons, en Poitou, née à Paris, le 2 juillet 1632, morte au dit lieu le 13 janvier 1728, fille d'.\chille, seigneur de Mons, conseiller en la grande cliambre du Parlement, mort en 1698, et de Marie Q.uatrehommcs du Lvs, morte le 24 avril 1717. Le Mercure galant (1684, p. 79) dit : « J'avais à vous apprendre « dès le dernier mois, le mariage de M"'^ de Barentin, fille de .M. de Barentin, doven de « la troisième des enquêtes, et nièce de ,M. de Barentin, premier président du grand ce Conseil. Elle a épousé M. le marquis Je Malissv qui est dans les gardes depuis vingt « ans. Il V en a cinq ou six qu'il est capitaine en la place de .\I. de Malissy son frère.
I . Les DE B.\REXTiN" remontent à Mathurin de Barentin, vivant à Blois, en 1539. Ses descendants se sont illustrés dans la haute magistrature. Citons neuf conseillers au parlement de Paris, un premier président du grand Cons;;il, des maîtres des requêtes au Conseil d'Etat, un garde des sceaux, en 1788. L'ne branche (les de Barentin-Montchal, vicomtes de la Mothe, seigneurs d"Auzon, en Auvergne) compte M. de Barentin-Montchal, vicomte de la Mothe, lieutenant-général d'armée, granJ'croix de l'ordre de Saint- Louis, mort en 1824. Les deux branches de cette illustre maison ont fini, savoir : la branche de Barentin en la personne du chancelier honoraire mort
en 1819, et celle deMontchal, en la personne du comte de Montchal, fils du heutenant-général.
Armes ; d'a^iir, à ; fasces, la zre d'or, ks âciix antres ondées d'argent auompagnées en chef de } étoiles
d'or. (V. le Nobiliaire d'Auvergne, par Bouillet, t. I, p. 1)2.)