‹ Histoire général de la Champagne et de la BrieChapitre 13 sur 327 · MORT DE LOUIS XII · texte numérisé non relu

MORT DE LOUIS XII

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ÿ préparera, ainsi qu'aux portes, « potelets pleins de chaux vive « et de cendre! ».

Toutes ces dispositions furent heureusement rendues inutiles, d’un côté par l'habile intervention de la Trémoille auprès des Suisses, qu'il prit par leur côté faible et qu’il éloigna de Dijon (48 septembre 1513), en leur promettant une grosse somme d’argent ; de l’autre, par les dissentiments qui séparèrent, à la fin de ce mois, Maximilien et Henri VIIT, et portèrent celui-ci à faire sa paix avec Louis XII (Traité de Londres, 7 août 151%).

Toutefois tant de préparatifs n'avaient pu se faire sans imposer au peuple de grands sacrifices. S'il les accepta d’abord avec dévouement dans la ville de Troyes, il arriva qu’en août 1514, à l'occasion de la levée d’un nouvel impôt, il y eut « plusieurs damnables « assemblées, monopoles et voies de fait par aucuns petits ména- « gers mécaniques de la ville ». Ils en vinrent, le 45, à se porter tumultueusement dans les maisons des collecteurs de l'impôt, et à les piller et saccager. La ville fit arrêter les plus mutins, et un maitre des requêtes? vint instruire le procès ; mais Louis XI n'était plus là, l'affaire se termina sans supplices.

Quelques mois après, 1# janvier 1515, mourait Louis XII, autrement regretté que n’avait été la reine Anne ; car, si cette.princesse, toute boiteuse qu’elle était, se distinguait par une rare élégance de port et de manières, si elle joignait à un esprit subtil et délicat un cœur charitable et compatissant, si elle était plus lettrée qu'aucune femme de son temps, étant également versée dans la connaissance du grec et du latin, et se montrait en cela digne de son royal époux, lecteur assidu du traité des Devoirs (de Officis) de Cicéron, elle était plus bretonne que française, tandis que Louis XII, malgré ses fautes politiques, eut le continuel souci d’épargner les deniers et les larmes de son peuple, et favorisa si bien le développement de l’agriculture, que, malgré les ravages exercés par la peste et la

1 Arch. législ., Stat., t. [, p. 847. Ces conclusions du conseil ne sont pas datées, et nous pensons, contrairement au sentiment de M. Varin, qu’en raison des dispositions qui concernent la surveillance de l'Aisne, elles s'appliquent à l’année 1512. 11 y a malheureusement ici dans les registres du conseil une lacune de quatre ans ; mais l’ordonnance que nous venons d'analyser la comble suffisamment,

? M. de Lavernade.

CE Rene

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