SES
« entenduz au faict de marchandise f ».
Il ne suffisait pas à Saint-Pol d’avoir vendangé les vignes royalistes ; encouragé par le succès, il veut aussi « vendanger les villes », et, dès le 6 octobre, il fait attaquer par une partie de la garnison de Vitry-le-François et la cavalerie de Saint-Dizier et d’Arzillières le château de Vitry-le-Brülé, dont le maréchal d’Aumont avait confié la garde au sieur de Thays. Mais l’arrivée soudaine de Robert de Joyeuse, comte de Grandpré, parti la veille du Chêne-Populeux avec Tourteron, son frère, Vandy, son beau-frère, et plusieurs autres, oblige les assiégeants à se retirer précipitamment, en laissant leur artillerie aux mains de l'ennemi. Plus heureux, le 8 octobre, qui était un dimanche, Saint-Pol bat les royaux « dans la plaine de « Saint-Amand » ; leur chef, le comte de Grandpré, y reçoit seize blessures auxquelles il ne tarde pas à succomber ?, et les débris de
1 Jean Pussot, Pierre Coquault.
2 Les uns le font mourir dans la nuit qui suivit la bataille (Henri); d’autres quelques jours après (de Thou) ; d’autres enfin (Mémoires), trois