‹ Histoire général de la Champagne et de la BrieChapitre 241 sur 327 · REX · texte numérisé non relu

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sous Charles IX et Henri Il, un grand nombre qui n’eurent qu’une existence éphémère ; mais, au milieu de cette succession rapide de régiments, trois subsistèrent : Picardie, Champagne et Piémont, qui, avec celui de Navarre, formèrent ce qu’on appelait, dans l’ancien régime, les Quatre vieux !.

Chaque régiment, commandé par un mestre de camp, comprenait un nombre indéterminé de compagnies ; chacune de celles-ci avait un capitaine, dont elle était la propriété, un lieutenant, un enseigne, un fourrier, deux sergents, quatre caporaux, un fifre avec un tambour, et cent hommes ou plus. La première compagnie appartenait au colonel général et avait pour capitaine un Æeutenant-colonel ; la seconde appartenait au mestre de camp ; la troisième au sergentmajor, qui, chargé de l'instruction et de la discipline des troupes, prenait le commandement du régiment en l'absence du mestre de camp.

Quant à la cavalerie, elle se divisait en trois corps: les gens d'armes, les chevau-légers et les arquebusiers à cheval nommés carabins. « Les compagnies de gens d'armes étaient de cent maîtres « (nom que l’on donnait aux cavaliers, tous réputés nobles) ; celles « des chevau-légers, de cent hommes ; celles des carabins, de cin- « quante ? ».

En même temps qu’ils donnaient à l’armée française une organisation plus homogène, Henri IV et Sully perfectionnaient le génie militaire, c'est-à-dire l’art de fortifier une place en temps de paix, de l’attaquer ou de la défendre en temps de guerre. Les derniers Valois avaient été contraints de recourir sans cesse pour ce service à des ingénieurs italiens, et sous François I l'enceinte de Vitry-le- François avait été construite sur les plans ou du moins d’après le système de l'italien San-Micheli. Henri provoqua, excita nos ingénieurs à rivaliser avec ces étrangers, et, tandis que Jean Errard, de Bar-le-Duc, soumettait à des règles fixes le tracé bastionné, et revétait les maçonneries d’un glacis ou massif de terre, le Châlonnais

! Au temps de Henri Il, ainsi qu’on le voit dans un discours que Vieilleville prête au roi en 1552, au moment de marcher contre Charles-Quint, « les légionnaires de Normandie, Champaigne et Picardie, pouvaient reve- « nir à 12,000 hommes ». (Cartoix, 1. IV, c. X, dans Boutaric, p. 374.)

? Boutaric, Institutions militaires de lu France, p. 342, 343, 346.

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