‹ Histoire général de la Champagne et de la BrieChapitre 288 sur 327 · ÉCRIRE · texte numérisé non relu

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Do LA PROVINCE DE CHAMPAGNE. 1635

la province ; mais ce fut Sainte-Menehould seule qui, en fin de compte, paya tous les frais de l'opération ‘.

SI. — Du 19 mar 1635 au 1% mar 1643.

Richelieu intervient dans la guerre de Trente ans, en s’alliant aux Suédois. — Condé entre dans la Franche-Comté et assiège Dôle; mais les Espagnols envahissent la Picardie et menacent Paris. — Condé, appelé à couvrir la capitale, abandonne Dôle. Arrive alors en Franche-Comté Gallas, qui opère sa jonction avec le duc de Lorraine. — Désolation des campagnes pressées entre les armées. — Conspiration du duc de Bouillon contre Richelieu. — Il se rend avec Gaston, son complice. — Excès des contributions qu’impose la guerre. — Richelieu vient encore supprimer l'exemption de loger des troupes, puis le droit acquis aux maires de garder les clefs des villes. — Langres obtient un siège présidial.— Conspiration du comte de Soissons contre Richelieu. — Les villes de Champagne sont invitées à se mettre en défense. — Le comte est tué à la Marfée, en battant l’armée royale. — Le roi et Richelieu accourent ; leur séjour à Reims. — Soumission du duc de Bouillon, complice du comte de Soissons. — De nouveau compromis dans l’affaire de Cing-Mars, il n’échappe au supplice qu’en abandonnant Sedan. — Fabert est investi du gouvernement de la ville. — Mort de Richelieu, bientôt suivie de celle du roi. — Les Espagnols, à la nouvelle de cette dernière, entrent en France. — Condé les bat sous les murs de Rocroy. — Il est nommé, l’année suivante, gouverneur de Champagne.

Les Suédois, écrasés devant Nordlingen (6 septembre 1634), s'étaient tournés vers la France, et Richelieu, « ne pouvant plus « éviter de lever le masque », s'était déterminé à employer contre la maison d'Autriche ce qu’il appelait Za dernière raison des rots. Le bras droit de cette maison était la branche espagnole ; c'était de celle-ci que les armées impériales tiraient leur principale force. L'Espagne était, d’ailleurs, l’ennemie directe de la France; elle y fomentait tous les troubles, et, par ses possessions des Pays-Bas, de la Franche-Comté et du Roussillon, elle entravait l'unité territoriale du royaume. Un héraut vint à Bruxelles, le 19 mai 1635, avec le cérémonial des anciens temps, lui déclarer la guerre en la personne du représentant de Sa Majesté catholique.

1 L'Histoire d Epernay de M. Fiévet place en l’année 1634 une prise de la ville par le comte de Soissons, sur laquelle elle ne s'explique pas et à laquelle elle n’assigne aucune date précise, puis une reprise par le roi le 10 septembre 1635. Mais il est facile de voir par la suite des événements que ces deux faits n’ont aucun fondement, outre qu'ils n’ont pour eux

Vappui d'aucun document sérieux.

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