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DE LA CHESNAYE

Famille Aquaquia.

1534. 1% novembre. — Quirrance. — Furent présens Pierre Thevenie, laboureur, demeurant à Saint-Germain-la-Ville, et Jehan Perrard dit Adens, tonnelier, demeurant à Châlons.

Et recongnurent avoir eu et receu de vénérable et discrette personne M° Pierre Goujon, D' en médecine, chanoine de Chaalons, procureur de noble homme M° Martin Aquaquia, docteur en médecine demeurant à Paris, la somme de 80 1. en or etmonnoyes espèces qui s’ensuit, assavoir : 32 escus au soleil, 14 testons et 13 douzains, en et pour ung 16° dont les 21 sont le tout en ung ahan et gaignage assis au Buisson, à Brusson, Bignicourt, Pichancourt et terroirs voisins que led. Pierre Thevenie et Jehan Thevenie son frère avoient vendu aud. Aquaquia es noms, comme tuteurs ef curateurs créés par justice aux corps et biens de Jehan et Germaine les Thevenie et pour la part dud. Joh. Thevenie seulement, et dont quitte et par ces présentes quittent, promettent acquiter led. Aquaquia et Goujon et tous autres.

Faict le 4%

jo" de 9bre 1534.

ConrraT du 12° juin 1603 — Jacques Aquaquia, compagnon du métier de carreleur demt à Châlons, fils de feu Remy Aquaquia, vigneron demf à Verneuil et de Jacqueline du Vossier, assisté de Martin Aquaquia son frère vigneron à Verneuil, passe devant Dubois notaire à Châlons son contrat de mariage avec sa future Nicole Bertin, fille de feu Antoine Bertin, marinier à Châlons, assistée de Jeanne Cugnifestu.

En 1618 — Nous retrouvons ce Jacques Aquaquia, M° carreleur à Châlons, marguillier de l’église Saint-Antoine.

Sollicitude de Nevers pour le bien-être du soldat.

Le Roi adressait de Saint-Quentin, le 7 8bre 1555, au conseil de ville de

Châlons l’ordre de préparer immédiatement 100,000 pains bis, du pois de douze onces, et 200 pièces de vin, mesure de Châlons, « pour le tout faire

« charger et conduire à l’armée du duc de Nivernais », qui était à Rethel.

Les pains seraient payés à raison de 5 deniers chaque, et le vin à raison

de 4s. le pot.

Le duc qui était chargé de transmettre la lettre au Conseil, crut devoir

en ajouter une (9 8bre) pour lui indiquer les mesures à prendre en vue

d’une bonne exécution des ordres du roi.

Quand vous aurez fait moudre le blé, disait-il, « moictié froment et moictié seigle, vous le ferez bluter, ainsi que l’on à acoustumé de faire pour pain de municion entre bis et blanc. Et ordonnerez bien expressément aux boullengiers qui feront ledit pain qu'ilz ayent à le pestrir fort bien et le laisser suffisamment lever et bien cuyresur touttes choses, le faisant au surplus de XIV onces en paste pour revenir à XII cuyt, froit et rassiz, non toutteffois si rond et eslevé comme l’on a acoustumé par cy devant, mais beaucoup plus large et plat à celle fin qu'il y ayt plus de crouste, et que par ce moyen il ne se moysisse et corompe si tost. Et ferez avoir esgard ausdits boulengiers qu'ils tempèrent la challeur de leurs fours, de sorte que le dedans dudit pain se cuise en sa perfection égallement avec le dehors, car auleune fois, pour abrégier, ilz donnent le feu si aspre à leurs fours qu’il est plustost bruslé que commençant à cuyre. Et après qu’il sera tiré du four, il le fauldra laisser deux ou trois jours à reffroidir et rassoir en quelques lieux qui ne soient

poinct humydes, et puis après l’enfermer en des futailles nettes, bien

seiches et non corompuz auleunement, assavoir en chacune fustaille

deux cens pains ou aprochans de ce nombre, à telle fin qu’en charriot on

puisse en mettre jusques à mille ». Rethel, 9 octobre 1555. (Registre des

Conclusions du conseil de ville de Châlons).

trois quarts, les seigneurs temporels pour

A cette fourniture les habitants de Châlons durent contribuer pour les le dernier quart (Ibid.,

24 octobre).

Sur l’exil de Cosme Clausse.

S'il est une erreur accréditée chez les historiens de la Champagne, c’est celle qui se rapporte aux circonstances de l'exil de Cosme Clausse. II en faut faire remonter la source aux Mémoires historiques de Baugier.

On lit, en effet, à la page 259 du tome I®* : «Il paraît dans les Registres « de Phôtel-de-ville [de Châlons] que le Conseil eut la fermeté de refuser « l'entrée de cette ville à un de leurs évêques, qui, dans le temps de la

« Ligue contre le roy Henry le Grand, se présenta pour rentrer à son « retour de la ville de Reims, où il était allé tenir sur les fonts de Ba- « tême un enfant du duc de Guise ». Et à l'appui de ce qu'il avance, Baugier invoque en marge la « Conclusion du conseil de ville de Châlons « du 15 février 1589 ». Comment douter de la véracité d’un historien qui semble établir et prouver si solidement ce qu’il avance ? Aussi trouve-t-on son récit partout reproduit sans variante dans les histoires locales et chez les écrivains châlonnais qui se piquentle plus desévérité dans leur critique. Cependant ils n’y a de vraidansle récit de l'aventure de Cosme Clausse que l'exil même dont il fut frappé ; les circonstances de la mesure prise à son égard sont tout autres que celles qui ont été jusqu'à ce jour unanime-

ment acceptées.

D'abord la conclusion du conseil de ville de Châlons ne fait pas la

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