‹ Histoire général de la Champagne et de la BrieChapitre 31 sur 327 · RS TT · texte numérisé non relu

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défense de porter des bdtons à feu dans la ville, après dix heures du soir, sous peine de la mort ; le 9, ordonne la démolition immédiate des ponts jetés sur les canaux de dérivation au-dessous et à l'extérieur desremparts.

Dans ce temps-là même, Bonnivet, après avoir perdu toutes ses positions, était contraint d’évacuer l'Italie (juin), attirant sur la Provence les armes impériales (7 juillet). Marseille, ilest vrai, par sa ferme contenance arrêta l'invasion, et le traître Bourbon, qui l’avait conseillée, dut, après 40 jours de siège, lever précipitamment son camp (29 septembre), en apprenant que François L« venait au secours de la place (28). L'occasion de reprendre l'offensive dans la péninsule était trop séduisante pour que le roi ne la saisit pas avec empressement. Mais, entrainée dans la Lombardie, la vaillante gendarmerie française succombait sous les murs de Pavie (25 février 1525), victime peut-être des hacquebutes à crochet que portaient les cavaliers ennemis, « dont les Français ne se doubtaient ‘», mais surtout d’une faute analogue à celle qui avait fait perdre la journée de Poitiers. Comme Jean à Poitiers, François se releva du champ de bataille prisonnier: tout était perdu, fors l’honneur et la vie qui était sauve.

Dans cette douloureuse circonstance, la régente montra autant d'énergie que de sagacité : elle fit aussitôt entrer dans son conseil, avec les gouverneurs de Picardie et de Guyenne, le nouveau gouverneur de Champagne, Claude de Guise. Le comte avait, le 18 mai 15245, remplacé d’Orval, mort à 76 ans, et, le 2 juin, ilétait venu à Chälons, où lui avaient été offerts deux beaux flacons d'argent du

! Panégyrique du Chevalier sans reproche, p. 477. La Trémoille « fut abattu mort d’un coup de hacquebouze ».

? Pourquoi s’en tenir à l'honneur 2 C’est à tort que le mot légendaire tait ce qui intéresse la vie, comme c’est à tort que la critique voudrait que le vieil Horace se fût borné au fameux qu’il mourüût, sans ajouter : où qu'un beau désespoir alors le secourüt. Le premier cri est celui du héros, le second est de l’homme, dont on méconnaitrait la nature en le suppri mant.

$ Le 30 juin, le conseil de ville constatait que la dépense faite pour la réception du gouverneur montait à 630 L. {. « Veoir où l’on prendra deniers pour payer, pour ce que les deniers de la receple ordynaire n’y pourait fournir, et ceulx à qui il est deu, mesme Jehan de Benigne,

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