‹ Histoire général de la Champagne et de la BrieChapitre 312 sur 327 · DE EN PES SARPARAMTR · texte numérisé non relu

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Sr de Rozières vous fera plus particulièrement entendre de notre part, sur lequel nous remectant, nous ne vous en dirons dauantaige. Donné à Attigny le 29° jour de septembre 1591. Signé : HENRY. Contresigné : POTIER.

DE PAR LE ROY

Chers et bien amez, estant sur le poinct d’arrester auec le Sr de Frenicourt la réduction de notre d. ville, nous auons entre aultres choses requises à l’effect d’icelle promis la somme de vingt mil escus pour le recouurement de laquelle nous auons dépesché vers vous et les Trésoriers généraulx de nos finances le S' Garault l’un d’iceulx pour ensemble aduiser de quelle nature de deniers nous pouuons promptement et commodément faire estat pour le payement de ceste partie, nous y auons affecté à cest effect l’escu quinze sols qui se prendra sur chacun minot de sel au grenier dudict Vitry, ensemble l’escu qui se prendra sur chacun muïd de vin qui y passera, ce qui fournira à une partie de ladicte somme. Et pour le surplus nous y affectons les plus clairs et prompts deniers de notre recette généralle que nous voulons toutes choses postposées y estre employés. Mais d’aultant que l'importance et difficulté est au recouurement de ce que ledict S' de Frenicourt vouldra lui esfre baïllé comptant, nous auons prins telle asseurance en la bonne volonté que vous auez tousiours portée à l’aduancement de nos affaires que nous sommes aysément persuadez que vous ne vouldriez manquer à cest aduance dont le remboursement vous sera asseuré comme vous le désirerez, et le fruict qui en prouiendra apportera tant d’utille et commodité au repos de notre ville de Chaalons et de tous vous aultres habitans d’icelle. Faites nous donq congnoistre en ceste occasion tant importante les effects de vos bonnes volontés, et hastez vous-mesmes ce qui vous touche et à la jouissance paisible de tous vos biens plus qu’à nuls autres. Ledict S' Garault vous fera sur ce congnoistre combien nous espérons de debuoir de vous en cesfe occasion, croyez-le comme nous-mesme, et n’y faictes faulte, car tel est notre plaisir.

Donné au Camp, deuant Laon, le 26° jour de juin 1594.

Signé : HENRY. Contresigné : POTIER.

Reçue le 29 juin 1594.

Monsieur d’Inteuille, J’ay cejourd’huy receu lettres des sieurs Euesque

APPENDICE. 613 d'Eureux, et d'Ossat, de l’absolution qu’il a pleu à Notre sainct Père le Pappe m'accorder en plain consistoire le 30° jour du moys d’aoust dernier Ce que, eu attendant la cérémonye qui restoit à faire solennelle dans peu de jours après, ils m'ont voullu aduertir tant pour m'en resiouir que pour en rendre grâces à Dieu, comme j'ay faict à ce soir en l’église cathédralle de ceste ville. Ayant bien voulu vous donner aussitost la mesme joye et vous conuier à faire semblable remercyment à Dieu en altendant que après la cérémonye entière nous en facions les feux de joye. Priant sur ce notre Seigneur vous auoir, Monsieur d’Inteuille, en sa saincte et digne garde.

Escrit à Lyon, le 17° jour de septembre 1595. Signé : HENRY. Contresigné : RUZÉ.

DE PAR LE ROY 1

Chers et bien amez, Ayant esgard aux grandes incommodités par vous souffertes durant ces guerres par notre déclaration du 46 jour de may dernier, nous aurions réduict pour votre prouince seullement à ung escu pour muid de vin, et depuis à quarante sols tout le subside qui se devoit leuer en l’estendue de notre parlement de Paris en vertu de notre édict du mois de nouembre mil cinq cent quatrevingt quatorze, ce que nous n’aurions faict pour nulle autre prouince de notre royaume. Ce néantmoings peu recongnoissans de la grâce et faueur que vous receuiez de nous en cest endroit au lieu de librement accepter ledict subcide et d'en rechercher l’establissement pour subuenir à la nécessité de nos affaires comme vous estiez obligés, vous auriez soubs faulx prétextes chassés de votre ville ceulx que nous aurions commis pour cest effect et à force ouuerte opposés audict establissement. Et d'autant que nous receuons par ce moien ung déseruice signallé et ung grand intérest en nos affaires contre ce que nous nous estions promis de vos bonnes volontés, Nous auons aduisé auparauant que d'y procéder par autre voye de vous inuiter et semondre de vous conformer en cela à notre volonté et intention sans plus y apporter de difficulté. Considéré que vous estes seuls en cestuy

4 Les besoins d'argent du roi étaient grands, et il semblait n’exalter tant le dévouement chälonnais que pour mienx l’exploiter au profit de son trésor toujours épuisé. Les louanges étaient sans doute flatteuses, mais la bonne ville de Chälons ne savait que trop ce qu’elles coûtaient. Si le prix en paraissait trop élevé, et qu'il tardät trop à être acquitté, le roi s'étonnait, se fâchait, menaçait même, témoin la lettre que nous donnons.

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notre royaulme qui receuez ceste descharge et gralification de nous qui d'ailleurs pourueoirons à votre soulagement si vous vous en rendez dignes soit pour la descharge des tailles soit par autre moien ainsi que vous dira ce porteur que nous enuoyons exprès vers vous auec charge de s'informer de ceulx qui s’opposeront à notre volonté pour nous en aduertir, oultre le commandement que nous faisons aux officiers de notre justice d’en dresser procès-verbaulx sur peine de suspension de leurs charges pour nous les faire tenir en la part où nous serons afin de faire justice des contreuenants. Partant vous y pouruvirez comme à chose qui importe au bien de nos affaires sans y apporter aucune longueur ny difficulté, car tel est nostre plaisir.

Donné à Amyens, le 24° jour d'octobre 1595.

Signé : HENRY. Contresigné : POTIER.

DE PAR LE ROY

Cher et bien amé, Dès le temps qu'il a pleu à Dieu de nous appeler à la succession de ce royaulme auquel pour la plupart nous auons esté contraincts d'entrer par conqueste, nous y auons trouvé ung tel désordre en {oules nos prouinces qui depuis à l’occasion des guerres civilles et estrangères y a esté continué à la foulle et oppression de nos bons suhbiects que la mort nous seroit moings dure qu’il n’est de veoir souffrir plus longuement les misères dont ce royaume est accablé. Ce que nous recognoissons procéder principallement du tennemant des champs des gens de guerre qui ne peuuent estre disciplinés sans paie ny seruir sans entretennement. À quoy ne nous ayant esté jusques à présent possible de pouruoir, nous souffrons en notre âme une douleur extrême. D'un côté il ne nous est loisible d'abandonner la conseruation de notre Estat, d'autre part nous ne pouuons qu'auec un sanglant et incroyable regret ouyr les justes plainctes de notre pauure peuple sans y apporter le remède conuenable en la charge et dignité en laquelle il a pleu à Dieu nous esleuer, implorant sa grâce en toute humilité. Nous auons prins conseil de conuoquer présentement une notable assemblée d’aucuns de nos subiects dont la fidélité suffisante, probité et affection au bien de cest Estat a esté expérimentée et cogneue par leurs bonnes et louables actions, entre lesquels nous auons esté mus vous debuoir choisir pour l’asseurance que nous auons de votre fidélité et pour la cognoissance que vous auez des affaires de notre pays de Champagne et spéciallement de notre ville de Chaalons. À ceste cause nous vous prions, incontinant la présente receue, vous dis-

poser à venir en notre ville de Compiègne pour vous y trouver le dernier jour du moys d’aoust prochain, et vous informer auparauant fort exactement de l’estat de notredite ville, prendre l’aduis de nos bons seruiteurs et subiects et de ce à quoy il est besoïng de pourucoir pour restablir ung bon et assuré repos, etaussy de ce dont nous pouuons estre secourus, affin que nous ayons moyen d’empescher les désordres qui se voyent maintenant en ce royaume, et de résister par la force aux forces et mauvais desseings de nos ennemys. Pour à quoy parvenir il n’y a chose que nous n’entreprennions et à laquelle nous ne nous résoluions. Grâce à Dieu ce royaume est plain de vaillans hommes et d’un bon nombre de chefs de guerre, nous demeurant ce seul pensement de pourueoir à leur entretenement, qu’il faut mestre peine de trouuer en nos finances, retranchant tout ce qu'est volontaire et dont l’on se peult passer pour estre employé à ce qui est plus nécessaire, en quoy nous désirons aussy estre assisté de votre sage et prudent conseil, et par mesme moyen fauldra aduiser où se pourra retrouuer ailleurs ce qui ne se trouuera en nos finances. Voulant espérer que tous nos bons suhiects qui cognoistront par effect notre ferme résolution de faire despenser etemployer tout le secours qui nous sera faict, et ce qui sera aduisé de prendre en nos finances, à la conseruation de l'Estat et non ailleurs, suiuant la résolution qui en sera prinse en ladicte assemblée, se disposeront volontiers à nous accommoder pour ung temps de quelque partie de leurs moïens pour sauuer le surplus auec leur patrie, de la conseruation de laquelle despend celle de leurs honneurs, de leur vie, de leurs femmes et enfants, ce que nous eussions volontiers faict représenter en une plaine assemblée des estats genéraulx de ce royaume, si les armes et efforts de nos ennemis permettoient que l’on peust différer plus longuement de pourueoir et remédier au mal qui nous presse si violament, ce que différant à un autre temps, nous vous dirons que notre intention est, attendant la tenue desdicts estats, de faire cesser tous ces désordres au mieux et le plustot qu’il se poura, et que en la conuocation que nous auons présentement ordonnée soient faicts les mêmes règlements et refformations en ce qui concerne principalement la police militaire, l’ordre et distribution de nos finances que si l'affaire estoit traictée en plaine assemblée d’estats généraulx. Voullant espérer moiennant la grâce de Dieu, en laquelle nous auons tousiours mis notre fiance que se présentant deuant nous l’armée espagnole elle en rapportera le mesme traictement qu’elle a faict cy deuant quant elle s’est voulu résouldre au combat.

Nous auons été l’espace de sept moys au siège de la Ferre que l’ennemys a mieulx aymé laisser perdre à sa vue que de s’obliger au combat ; nous contribuerons franchement pour mettre fin à ceste guerre, nostre peine, fous nos moiens, nostre sang et nostre propre vie, dont quand il s’est agy

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de conseruer l’Estat, nous ne fusmes jamais chiches, Nous promestant la mesme affection et loyalle assistance de nostre noblesse que nous auons souuent esprouuées ès occasions qui se sont présentées. Estans nos forces occupées aucdit siège de la Ferre, par je ne sçay quel malheur nostre ennemy s’est advantagé de deux uilles frontières ! me s’estant trouuées sy bien munies et fortifiées comme il eust esté besoing, ayant esté les fortifications des places de nosfre païs de Picardye par trop négligées durant la longue paix dont il a jouy, à quoy aussy depuis nostre aduénement à la couronne nous n’auons peu pourueoir pour avoir esté occupé ailleurs lorsque la plupart du pays nous auoit recongneu. Ces événements ne peuuent estonner les cœurs généreux de nostre noblesse, estant ces pertes aduenues contre toute raison humaine, et non par valleur qui se puisse remarquer en nos ennemys. Il fault maintenant que nous réueillons en nostre cœur l’ancienne vertu francoise, que notre noblesse se résolue auec nous de ne dépouser jamais les armes que nous n’aions eue la raison de nos ennemys, ce qui semble n’estre point difficile si auecque la valeur de la noblesse l’esclésiastique aide l’Estat de ce qui est de sa vacation et de ses moyens, et si nous sommes assistés de nos bonnes villes et plats pays selon les moyens que chacun en aura quiseront trop mieux employés au paiement d’une armée qui s’opposeroit courageusement à celle de l'Espagnol que sy par ce deffaut l’ennemy ne trouuant poinct de force en campagne qui résistast aux siennes s’en faisoit le maistre, rauageoïit le plat pays et saccageoït les villes comme bon lui sembleroïit. Succédant à ceste couronne ainsy que chacun sçait nous y auons frouué une extrême pauureté. On ne peult dire que nous ayons jamais consenti ni que nostre naturel soit d’approuuer que les reuenus du royaulme soient mal mesnagés et emploiés en despenses superflues et volontaires. Nous désirons la réformation au faict de nos finances autant qu’ait jamais faict prince quy ait porté ceste couronne et en tout ce qui escherra, et si vous conseillez, nous commencerons volontiers la réformation par nous mesme jugeant que l’ordre et bon ménage dont il sera et se fera que l’on pourra satisfaire aux dépens nécessaires pour la conseruation de l’Estat, et nous donnera moien de soulager nos pauures subiects contribuables à la taille d'une partie des leuées qui se font sur eux, ce que nous désirons dé tout nostre cœuret ne vivrons jamais contant que cestui notre désir n'ait esté témoigné par les effets. Sy par maladie ou empeschement vous ne pouuez vous trouver audict Compiègne, Nous voullons que le premier escheuin de nostre ville de Chaalons s’y achemine à votre deffaut ?.

1 11 s’agit de Calais et d’Ardres, perdues la première le 24 avril, et la seconde le 23 mai 1596.

2 L'assemblée des notables convoqués par le roi se réunit définitivement à Rouen,

Donné le 25° jour de juillet 1596.

Ainsi signé : HENRY, et plus bas : DE NEUFUILLE. Et au dos est escript : A nostre cher et bien amé le Maire de nostre ville de Chaalons.

(PAGE 440, Note 4).

DE PAR LE ROY

Chers et bien amez, Depuis qu’il a pleu à Dieu donner la paix généralle à cest estat, il ne nous à esté faict aultre plus grande instance tant par nos Courts de Parlement et toutes nos prouinces que nos principaulx officiers que de nous vouloir marier, affin de veoir de nos enfans légitimes nous succéder à ceste couronne tant pour l'espérance qu'ils ont que ce qui sera procréé de nous se ressenfira tousiours de ceste sincère et paternelle affection que nous portons à tous nos subiects, et que la mémoire et l'exemple des trauaulx que nous auons pris et supportés pour les mettre en repos leur sera une obligation d’y continuer quant les occasions y seront, qu'aussi pour préuenir par ce moien et éuiter les troubles qui pourroient aduenir par quelque autre changement, sur quoy leur ayant voulu donner contantement, Nous auons premièrement donné ordre de nous faire restituer en estat de ce pouuoir faire. Ce qu'ayant esté jugé juste et raisonnable par Sa Saincteté, Nous auons depuis sans intermission recherché de l’exécuter en lieu conuenable à nostre dignité et à celle de cest estat, ce qui s’est fort heureusement rencontré en la personne de la princesse Marie, niepce de nostre cousin le grand Duc de Toscane, en estant les affaires en si bons termes qu’elles sont toutes conclues et résolues et bien proches d’estre effectuées. Ce que nous prétendons faire auec le mesme honneur et splendeur qu’il a cy-deuant esté faict par les Roys, nos prédécesseurs. Comme nous jugeons qu'il importe à la dignité de cest estat d’en user ainsi, mais parce que cela ne se peult faire qu’auec une despense extraordinaire, laquelle ne peult estre prins dons nos finances ordinaires, pour estre demeurées si atténuées des troubles passées qu’elles ne peuvent pas fournir aux despenses ordinaires de l’Estat, Nous auons aduisé de recourir pour cela à nos bons subiects et les rechercher

le 4 novembre 1596; elle ne comptait que 150 personnes, dont douze magistrats municipaux. L'une des mesures financières qu’elle établit fut la Pancarle ou impôt du sou pour livre sur les marchandises à leur entrée dans les villes ou bourgs. Cet impôt, mal accueilli, fut peu productif, Appliqué à la ville de Troyes en 1599, il ne fut levé que pendant deux ans.

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de l'honnesteté qui a tousiours esté faicte par eulx et leurs prédécesseurs aux nostres en semblables occasions, en ayant touteffois voulu excepter ceulx du plat pays, que nous sçauons n’auoir encore eu le temps de se remettre des calamités passées dont ils ont porté le principal faiz et nous contenter d'en requérir seullement les habitants de nos bonnes et principalles villes qui plus commodément la peuuent faire, Nous debuans ce tesmoignage que nous ne sommes pas moings aymez et respectez d’eulx que l'ont esté nosdicts prédécesseurs qui ne peuuent aussi auoir plus mérité que nous, ayant aussi ceste confiance en leur déuotion particulière enuers nous que nous nous asseurons qu'ils s’efforceront à l’enuy de nous assister pour si bon et utille subiect, aussitost qu’ils auront esté aduertis et receu sur ce nos lettres de commandement, comme il nous a esté vériffié par ceulx de nos villes de Paris et Rouen qui se sont jà libérallement acquittées de ce debuoir. Affin donc que chacune de nos bonnes villes soit aduertie en particulier de ce que nous désirons d'elles en présent et gratification sur ceste occasion, Nous leur auons bien voulu particulièrement escrire comme nous faisons présentement à vous pour vous prier de nous accorder pour vostre part la somme de huict mil escus que nous auons voulu demander aussi modérées, affin que tant plus volontiers et plus promptement vous y puissiez satisfaire. Vous aduiserez donc (l'ayant entre vous départie ou recouuerte par quelque aultre bon et prompt moien) de la fournir ès mains du Receveur général de nos finances de la prouince, si mieulx vous n’aymez la faire vous mesmes icy apporter en nos propres mains, comme il est nécessaire que vous faciez promptement parce que le temps nous presse fort de faire ceste despence. Ceste occasion est si importante que le seruice qui nous y sera faict sera de nous recongneu comme le meilleur et le plus agréable que nous pourions maintenant receuoir et particullièrement enuers vous en foutes les occasions qui s’offriront de vous gratifier tant en général qu'en particulier.

Donné à Lyon, le 27° jour de juillet 1600.

Signé : HENRY. Contresigné : POTIER.

XIIT.

Quelques lettres de Louis XIII aux Chàälonnais. IE (PAGE 434).

Chers et bien amer, les péres Récollez nous ayans fait entendre la réso-

lution que vous avezprise soubs nostre bon plaisir de les recevoir en nostre

ville de Chaalons pour y establir un couvent de leur ordre, la présente sera pour Vous assurer qu'estant ce desseing grandement utille à l’advancement de la piété en notre ville et à l'honneur et gloire de Dieu comme il est, nous aurons bien agréable que suivant la résolution sur ce prise en votre assemblée vous apportiez ce qui sera nécessaire de votre part pour le mettre à sa perfection.

Donné à Fontainebleau, le 29° jour de may 1613. Signé : LOUIS. Contresigné : POTIER.

Chers et bien amez, Vous ayant cy devant commandé de vous tenir sur vos gardes et veiller diligemment à la conservation de nostre ville de Chaalons, nous sommes bien assurez que vous y aurez faict votre devoir, auquel néantmoins nous vous avons voulu de rechef exciter pour le soin que nous avons de vostre seureté et repos, et vous mander de continuer à faire bonne garde et ne laisser passer par notre ville aucunes personnes en trouppes et avec armes, si elles n’en ont commandement ou permission de nostre part et ne vous font apparoir de nos lettres patentes ou closes ou de notre passeport exprez pour cest effet. Et ny faictes donc faulte, car tel est notre plaisir.

Donné à Paris, le 13° jour d'avril 1614.

Signé : LOUIS. Contresigné : POTIER.

Chers et bien amez, Les occasions cessans aujourd’hui par lesquelles nous vous avons cy devant faict commandement de vous tenir sur vos gardes en nostre ville de Chaalons et de ny admettre ceux qui estaient alors esloignés de nous, et mesmes notre cousin le duc de Nevers, s'il se présenfoit pour y entrer, l’effect en doibt aussy cesser. Cest pourquoy Nous vous en avons voulu advertir par ceste lettre, affin que sachant nostre volonté estre que les choses demeurent doresnavant au mesme eslat et ordre qu’elles estoient premier que nous vous eussions faict ledit commandement, vous ne manquiez de vous y conformer, et aussy que vous ayez soin que les barez et basteaux de passages qui ont esté menez près de notre diete ville, et ostés des lieux où ils servoient y soient restablis en sorte que nos subjects n’en reçoivent plus d'incommodité et soient

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