‹ Histoire Général de la musique religieuseChapitre 65 sur 71 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

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Il nous paraît naturel de conclure que l'on ne saurait admettre la justesse de notre comparaison sans être amené à réclamer la res'tauration de l'étude du plain-chant; il est hors de doute que le résultat de notre comparaison nous conduit à exprimer ce désir.

11 serait ridicule de craindre que sous ce voile on ne déguisât l'intention d'agir avec violence ou despotisme; car il y aune sage et bonne maxime qui présidera à la mise en œuvre des idées que nous venons d'émettre, c'est que le chant religieux a été l'ait pour l'homme, et non pas l'homme pour le chant. Si nous préférons le chant du Rituel, c'est uniquement parce que nous sommes Convaincu que c'est le seul moyen de réaliser la pensée de Dieu touchant la musique religieuse. Mais, dans l'accomplissement de nos désirs, il faut être indulgent et tenir compte des circonstances ; en effet, le Sauveur, dans sa miséricorde, n'a pas imposé à l'homme les conditions d'une perfection absolue; il a fait une concession nécessaire à notre imperfection et il nous a toujours permis de suivre une voie moins parfaite. La perfection absolue estj il est vrai, lé but proposé à tous, mais seulement comme conseil et non comme obligation.

Quelles que soient donc les vues élevées que puissent avoir les partisans du chant grégorien, ils cesseraient d'être les disciples de Jésus-Christ, s'ils ne pouvaient souffrir de le voir négligé et remplacé par un autre, si cela était nécessaire. Ils seraient nonseulement satisfaits, mais heureux d'avoir un chant de deuxième ou troisième ordre , là où le chant des Saints ne pourrait exis-

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