‹ Histoire générale de l'architecture (volume 2)Chapitre 194 sur 309 · Germaiiiii, cli. xvi · texte numérisé non relu

Germaiiiii, cli. xvi

2. Tacite. Atnialn, I. I, oïl il — Tnnf.ina ri'm|iliim l'tait situé au siiit-oucst île Munster.

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ririis (Hiedirienin ) est silm''' uni' ville nommée lîiedegost (aujoiir- ' d'Iuii liethra, dans le smi-cst du Mecklembourg-Slrelitz), de forme Iriangidaire, pourvue de trois portes d'entrée et entourée de toutes parts d'une grande forêt dont les indigènes prennent soin et qu'ils regardent comme sacrée. Deux de ses portes sont ouvertes à quiconque veut pénétrer dans la ville; la troisième, située vers l'oi'ient et la plus petite, conduit à un sentier le long de la mer et offre une vue qui saisit de terreur. 11 n'existe rien à cette porte qu'un sanctuaire en bois et bien bâti , dont le toit est supporté par les cornes d'animaux divers et qui le soutiennent comme fondement. Les parois extérieures de ce sanctuaire sont ornées de diverses images de dieux et de déesses qui , autant qu'on peut en juger, ont été sculptées dans le bois avec un admirable talent. Mais à l'intérieur sont placées les statues d'idoles faites par la main des liommes, avec cbacnne leur nom sur leur piédestal, terribles à contempler; car elles sont armées de pied en cap avec casque et armure. Le principal d'entre ces dieux est nommé Zuarasici et il est.vénéré et invoqué par tous les gentils '. »

Le contact continuel des Germains avec les Romains pendant nn espace de temps de plus de quatre siècle cbangea les coutumes des premiers. Ils imitèrent d'abord l'aichitecture militaire, celle appliquée aux relrancbements des villes; on s'empara des anciens cbàteaux forts, et on en bâtit de nouveaux. Ensuite vint le cbrislianisme enseigné en 650 par l'évêque gaulois saint Emnieran, l'Irlandais Kilian mort en 687, en 739 par l'Anglo-Saxon Willibrod, et enfin en 816 par le moine anglais Winfrid qui plus tard fut nommé évêque sous le nom de Boniface (823). Dès ce moment les arts commencèrent à poindre partout où pénétra le cbristianisme, qui envabit bientôt la partie centrale de la Germanie.

Jusqu'à la fin du xur' siècle, il y eut des bittes' et des guerres continuelles en Allemagne : d'un côté'était l'empereur qui cliercbait à établir l'unité de pouvoir, de l'autre était l'Église et la féodalité qui défendaient la puissance qu'ils s'étaient arrogée; la noblesse et l'église cbercbaient à se saisir du ])ouvoir temporel. A côté de ces rivalités, il y en eut encore une autre : ce fut celle des villes où s'élevait insensiblement une bouigeoisie qui demandait aussi ses immunités. Il- y avait de plus diversité de races en Allemagne : les Windes s'étaient fixés le long de l'F.lbe, les Slaves et les Tsclièches

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