TliiPtm.ir, Chrmi'fuf, I. VI, cti. xril
au sud-est (en Autriche), etc. Après la chute de la maison de Hohenstaufen, d'où sortirent de grands princes, le désordre et la décadence régnèrent en maîtres : les électeurs avaient pour règle de n'élire que des empereurs sans énergie et sans intelligence des affaires temporelles. Ils allèrent jusqu'à vendre la couronne impériale à des étrangers (à Richard d'Angleterre, à Alphonse de Castille). Sur une infinité de points des petits princes établirent un brigandage formel. Enfin, il y eut un interrègne de seize années à la suite duquel s'éleva à l'empire la maison de Habsbourg. La grande anarchie du temps fut enfin combatlue par dos villes qui formèrent des ligues. Telles furent la ligue hanséatique du nord, la ligue des villes du Rhin et celles des villes de la Souabe. Sous l'empereur Charles IV (de lo/jT à 1378). prince instruit et rusé, élevé à la cour de France, l'Allemagne eut une période brillante dans les arts. Charles attira dans ses Étals non-seulement des artistes ef des artisans allemands , mais il confia aussi des travaux à des artistes étrangers. Ce fut encore l'empereur Charles IV qui établit, en 13/)8, la première université en Allemagne. Pendant le xv" siècle les villes rivalisent dans l'édification de grands monuments, et c'est alors aussi qu'on éleva ces gigantesques tours avec flèches à jour, dont un certain nombre est resté inachevé, mais dont les dessins originaux ont été retrouvés. Dès la fin du xv*' siècle éclata le schisme religieux qui amena des troubles pou favorables aux arts du dessin et particulièrement à l'architecture.
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