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point ciiliniiiant. Qw de perfidies et d'homicides exercés pour la conquête du Latium, de l'Étrurie, de ïarente, de l'Italie méridionale et de l'Italie du nord! Ces ruses et ces crimes se continuent sans interruption pendant la première guerre punique et pendant la conquête de la Sicile ; en se rendant maîtres de Syrakuse , les Romains y firent un butin énorme qui devint la source de leur faste. Les excursions maritimes des lilyriens avaient mis les Romains en communication avec les Grecs. La conquête de l'Étolie et de la Syrie, de la Macédoine, de Corinthe et de Carthage, versa des trésors immenses dans Rome, qui produisirent le luxe le plus effréné, et amenèrent une innombrable suite de vices de tout genre. Les Romains, aussi féroces que les Arabes, établirent pour leur plaisir, en l'année 263 avant l'ère vulgaire, les jeux des gladiateurs. Peu de temps après, Rome eut les luttes homicides et sanglantes du cirque et enfin les combats d'animaux qui devinrent l'unique plaisir, la seule réjouissance, la seule préoccupation populaire! 0"a"<J l'esprit et le cœur d'une nation se repaissent jouniellement à de semblables divertissements, elle n'a pas de place pour les jouissances et les plaisirs réels et élevés que procurent les arts et les lettres. L'action du Romain n'était que politique, égoïste, vaniteuse. Aussi pendant cinq siècles ne fut-il uniquement préoccupé que de conquêtes, de guerres et de déprédations, et ce ne fut qu'au vf siècle de l'ère de Rome, quand les Grecs les lui firent connaître, qu'il pensa à la litlératui'e et aux arts, dont il avait cependant reçu longtemps auparavant les germes par les Étrusques. Le voisinage de la Grande Grèce n'a eu qu'une faible inlluence sur Rome. Ce fut seulement après la conquête de la Grèce, qui dévoila aux Romains toutes ses beautés et toutes ses richesses passées dans les arts, qu'ils songèrent enfin à policer leur langue, à cultiver la littérature, l'architecture et la sculpture.
L'excès et les conséquences brutales de la passion guerrière des Romains causèrent l'absence des beaux-arts et la corriiplioii que l'histoire fait voir chez eux. Commencée sur une vaste échelle à parlir du triomphe sur Pyrrhus (275 avant l'ère vulgaire), cette corruption s'accrut de plus en plus pendant les guerres puniques en l'année 26/i. Après la chute de Carihage, en 146, la grandeur romaine fut écliafaudée sur la perte et la ruine du monde; les arts et la littérature romains ne furent que le fruit de la violence, du luxe et de la force. Plus qiH' tout autri', Marcellus inaugura ce système funeste qui consistai! il eiik\ei' les œuvivs d'ai'l des lieux où on les esiiniail el oii
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on les aimail, où les souvenirs du ])assé y étaient nliachûs, cl cela ilaiis i'iniiijiie i)iil de les faire servir à la décoration d'une ville dont la population tout entière, au contraire des Grecs, n'en avait ni l'amour ni le sentiment, à l'exception de quelques familles formant la haute société et réglant le bon ton. Quand les Romains rappelèrent, en 212, Marcelhis de la Sicile en Italie, pom- conduire; la guerre qui menaçait l'empire sur le sol romain même, il revint et, à celte occasion, il lit enlever la majeure partie des plus belles œuvres d'art de Syrakuse, pour servir à la pompe de son triomphe et d'ornement à la ville de Rome. Car avant cette époque, dit Plutarque, Rome n'avait aucune de ces œuvres distinguées par leur beauté et que, dans leur genre, on nomme importantes; le charme aimable des arts était encore loin d'elle ; rien de travaillé ni d'agréable ne la parait encore'. Tous les capitaines postérieurs renchérirent sur la conduite de Marcelhis.
A propos des divertissements et des fêtes grossières, calculées pour une foide ignorante, qui, chez les Romains, remplaçaient les fêtes et les liilles sc(''niqnes de la musique et de la déclamation, nous devons citer LUI fait qui fera comprendre l'esprit du peuple. Fulvius, vainqueur (le la ligue œtolienne, n'avait pu lever que peu d'argent sur la population d'un pays ruiné par la guerre; 1rs /Etoliens n'avaient pu payer mille talents, et il avait fallu se contenter de la moitié (2,070,000 fr.) ; il n'en ordonna pas moins des jeux dans lesquels on vit des chasses de panthères et de lions, ainsi qu'un luxe varié de curiosités de toute sorte et qu'on peut comparer à ce qui était en usage du temps de Tite-Live. A cette occasion, parurent aussi des artistes et des athlètes grecs. Mais la magnilicence de ces jeux éveilla la jalousie de Lucius Scipion, qui auparavant et à la suite de la victoire sur Antiochos, en 190, n'en avait point donné au peuple romain (quoique Antiochos eut payé 15,000 talents, ou 62,100,000 fr. au vainqueur), prétextant alors un vœu, il demanda au monde romain de lui accorder les moyens d'en donner. Après la victoire remportée près de Magnésie, il avait été condamné à la restitution de sommes soustraites au trésor public; les princes ainsi que les villes asiatiques durent lui pa\erdes tributs considérables et envoyer à Rome leurs jongleurs et leurs artistes dramatiques. Les divertissements donnés par Scipion durèrent dix jours, et, dès cette époque, les