‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 169 sur 298 · Diodore, 1. I. ch. xi>vi. — 2. Voyez figure 101, p · texte numérisé non relu

Diodore, 1. I. ch. xi>vi. — 2. Voyez figure 101, p

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porphyre et l'excessive chaleur africaine, tandis qu'en Perse le bois venait en aide pour la conception des monuments d'Architecture. Ninive n'était pas éloignée ; les routes commerciales entre l'Inde et l'Europe, les itinéraires que suivaient les caravanes, passaient à Ekbatane, à Suse, à Ninive, à Sardes et mettaient en rapport la Perse avec l'Assyrie. De là en partie aussi, la facilité de l'introduction de certaines dispositions architecturales de l'Assyrie en Perse.

Quand Diodore parle d'Égyptiens employés à agrandir et à décorer les palais perses, il ne s'agit point d'architectes mais d'ouvriers. On sait qu'il était dans l'habitude des peuples de l'antiquité d'enlever de leur patrie une certaine portion des vaincus pour les transporter dans le pays des vainqueurs; c'est, sans aucun doute, ce que fit aussi Kambyses, lors de sa conquête de l'Egypte. Il envoya dans son empire des ouvriers maçons et briquetiers, pour s'en débarrasser pendant le temps où ils seraient restés sans occupation et auraient pu lui créer des embarras.

AGBATANE, SUSE, PASAGARDES. 351

AGBATANE (eKBATANE), SUSE, PASAGARDES.

Les lieux sacrés des Perses étaient des espaces, ou enceintes, cernés de murs avec un autel au centre \ sur lequel les mages entretenaient le feu éternel. Enclavés dans l'empire des Assyriens et soumis par eux, les Mèdes ont joint dans la suite à leur religion le culte de Vénus céleste ou Uranie. Hérodote dit positivement qu'ils empruntèrent ces cultes aux Assyriens et aux Arabes. Chez le premier de ces peuples, Vénus était appelée Mylitta, chez le second Alitta. Les Perses l'appellent Mithra ^.

Si le caractère de leur théologie ne permit pas aux Mèdes et aux Perses d'élever des édifices religieux, les richesses et la magnificence de leurs rois amenèrent, à l'opposé de ce qui s'est passé en Grèce, la construction de nombreux et splendides palais. Le climat, les cérémonies religieuses, l'entourage nombreux des rois et de leur harem nécessitaient des habitations royales d'une étendue considérable, renfermant une multitude de cours et de salles de très-grande dimension. C'est aussi ce qu'indiquent les ruines existantes qui viennent confirmer les textes des auteurs anciens.

Il est assez difficile de fixer l'époque où la Médie reçut l'impulsion d'une civilisation nouvelle. Hérodote rapporte que le chef d'une peuplade, que celui qui rendait la justice, fut nommé roi du consentement unanime. D'après des calculs probables, ce roi, nommé Déjocès, monta sur le trône en 708 avant l'ère vulgaire. Il fonda une ville nouvelle qui, comme dans tout l'Orient, marque toujours le commencement d'un nouvel empire. Les Mèdes, guidés par le roi, élevèrent donc une

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