Euripide, Erechl. fr., 1. v
clîitecture la plus simple, mais la plus élégante, la plus rationnelle et la plus logique que nous connaissions. Cette architecture eut un tel empire et une telle prépondérance sur l'esprit des hommes, que, du point de sa naissance, elle rayonna dans les pays circonvoisins : dans l'Asie Mineure, en Egypte, en Italie, dans les îles principales de la Méditerranée et jusque sur les côtes septentrionales de l'Afrique. Elle ne fut méconnue et abandonnée qu'après huit siècles, par la barbarie et les ténèbres du moyen âge, qui abaissèrent l'humanité occidentale pendant près de douze siècles, jusqu'à ce qu'enfin la Renaissance vhit la rappeler à lavie, et depuis lors jusqu'à nos jours, elle n'a cessé d'exercer son empire sur l'esprit et le goût des sociétés modernes. L'histoire seule de l'architecture grecque est son plus éloquent, son plus vrai et son plus puissant panégyrique !
Il est incontestable qu'il existe une certaine similitude entre les architectures grecque et égyptienne; mais il n'est pas logiquement nécessaire d'admettre, ainsi que le pensent quelques archéologues, que la première ne serait qu'une imitation pure et simple delà seconde. L'architecture grecque s'est évidemment inspirée de certaines portions, de certains détails du style égyptien de l'ancien empire, pour ensuite, dans l'emploi, leur faire subir une puissante transformation. L'ordre dorique, par exemple, offre dans ses colonnes, dans ses chapiteaux et dans son architrave des analogies frappantes avec les colonnes à pans, les tailloirs et les architraves des tombeaux de Beni- Hassan; dans ses triglyphes et ses métopes, avec le couronnement des piliers de Météharra. En Egypte, tous ces détails sont dans leur enfance; le développement du goût ne les a pas émancipés. Il en est tout autrement de ces détails en Grèce: là, ces types ont été tellement modifiés, tellement étudiés dans les inspirations qu'ils ont suggérées, que ces dernières peuvent en toute rigueur passer pour des créations originales. Le génie grec , puissamment créateur, en s'assimilant des idées et des types d'architecture étrangers, osa les faire siens, les acclimater et enfin leur procurer une phase plus brillante que dans la patrie primitive de ces idées et de ces types. Comment ces types d'architecture ont-ils pu venir d'Egypte en Grèce? Voilà un point qu'on ne peut éclaircir encore qu'en admettant que des bords du Nil ils passèrent par l'Asie occidentale et l'Asie Mineure en Grèce. Nous avons effectivement des monuments qui prouvent que cette voie a été I. 25
parcourue par l'art grec, dont l'origine remonte jusqu'aux monuments de l'ancien empire d'Egypte.
Il y a encore d'autres indices de cette pérégrination : l'analogie entre le Zeus grec et le Rha égyptien, et ce n'est pas trop avancer que de dire que l'ordre dorique et le culte de Zeus sont originaires d'Egypte. Une grande partie de la théologie grecque vient de l'Egypte. L'Egypte a dû avoir dans des temps trôs-primitifs une action puissante sur les peuples d'origine ariane, fixés dans les contrées de l'Asie occidentale. Lors de l'expulsion des Hyksos de l'Egypte, les peuples situés à l'orient de la Méditerranée se sont mis en mouvement comme les pièces d'un damier. C'est avec ce mouvement que des fragments de la civilisation des bords du Nil sont arrivés en Occident, dans le sud-est de l'Europe. Le souvenir de cette immigration a constitué la plus ancienne tradition historique des Grecs: c'est avec elle que commence l'histoire de la Grèce.
Un des faits les plus remarquables de l'histoire ancienne , c'est que le même groupe d'hiéroglyphes qui désigne les Grecs dans les monuments des Ptolémées, et qu'on lit « l'inim, » se trouve déjà sur des monuments de la xvin^ dynastie, datant du règne do Thoutmès III, de Thoutmès IV et de celui d'Aménophis 111. Le peuple ainsi désigné est compris parmi ceux soumis aux rois d'Egypte et sédentaires dans leur royaume. Trois tiges de papyrus forment la première partie du groupe hiéroglyphique : elles indiquent la contrée du nord, c'est-à-dire la Basse Egypte ; la seconde partie, formée de trois paniers signifiant sans doute (( tous, » semble indiquer une dénomination collective des différents groupes ou peuplades qui y étaient sédentaires. Il est impossible d'admettre qu'il n'existait point dans la langue et dans l'écriture antérieures aux règnes des Ptolémées, un nom quelconque pour désigner les Grecs, et qu'on se soit servi fort arbitrairement d'une dénomination d'un peuple, qui avait une tout autre signification, sur une multitude de monuments nationaux, afin de lui donner une acception entièrement nouvelle. Si nous pouvons donc en toute raison supposer que ce groupe d'hiéroglyphes des monuments des diverses dynasties désigne un seul et même peuple, il s'ensuit (juo dès les xv^ et xvi^ siècles avant l'ère vulgaire, il y avait une quantité de Grecs maritimes qui reconnaissaient l'autorité des rois d'Egypte et qui étaient fixés dans le Delta. Selon Manéthon, ce serait Thoutmès 111 qui termina l'expulsion des Hyksos, el il y a de très-grandes probabilités que les Phéniciens, qui furent englobés dans cette expulsion, cédèrent la place
à des groupes de Grecs dans le Delta, pour y former une colonisation convenable. Le même groupe d'hiéroglyphes en question se retrouve de nouveau sur les monuments de la xxu*' dynastie, sous Sesonchis, le Schischak des Juifs; c'était donc au x" siècle avant l'ère vulgaire. Cent ans auparavant, au moins, les descendants de Javan sont déjà connus des Juifs et désignés dans le tableau généalogique de la Genèse comme un peuple nombreux, divisé en un grand nombre de tribus, parlant plusieurs langues et répandus sur les côtes et dans les îles de la Méditerranée. Au ix^ siècle, le prophète Joël maudit les villes de Tyr et Sidon, parce qu'elles vendent les enfants de Juda et de Jérusalem aux enfants de Javan , et parce qu'elles les vendent au loin dans le monde paient
On se souvient de l'influence et de l'action du commerce au sein des nations de l'antiquité. Les grandes foires commerciales sont trèsanciennes. Elles étaient en rapport avec les temples et les sacerdotes. 11 y a donc tout lieu d'admettre que c'est au moyen du commerce qu'une partie de la civilisation égyptienne, que des types de l'architecture des bords du Nil, furent apportés dans les ports de l'Asie Mineure, de la Grèce propre et de ses îles. De ces points ils se développèrent pour atteindre la haute perfection que nous allons étudier dans les monuments dont nous nous occuperons.
De nombreux passages du livre du périégète Pausanias, qui écriyait au deuxième siècle de l'ère vulgaire, apprennent que l'Être suprême, la divinité primordiale des Égyptiens, nommé Ammon en grec, était adoré dans plusieurs localités de la Grèce. Le culte de cette divinité était essentiellement grec, et grec primitif; il n'était en aucune manière introduit de l'Egypte et de la Libye en Grèce dans des temps historiques relativement postérieurs. Une des preuves que la fête des Ammonies était très-antique, c'est que la chronique de Paros en fait remonter l'institution jusqu'au temps de Thésée, Î256 avant l'ère vulgaire.
Pendant tous les siècles de l'histoire grecque , le Zeus arcadien fut vénéré; il n'avait point de forme matérielle, il était inapprochable, il habitait le firmament lumineux, au-dessus des cimes boisées de chênes du mont Lykaion. Personne n'osait franchir l'enceinte qui lui
1. @ned)ifvljc ®e|"ci?ict)te vcii eintl Surtiuê. 1857. T. I, pages 37 et 38.
était consacrée : on en reconnaissait les limites par cette particularité qu'aucun objet n'y projetait d'ombre. A treize cents mètres au-dessus du niveau de la mer s'élevait, sur le mont Lykaion , l'autel consacré à Zeus, qui resta toujours en Grèce le dieu inconnu, et que l'apôtre Paul reconnut pour tel, lorsqu'il arriva à Atbènes.
La seconde essence de la divinité primordiale, la déesse de l'étendue primordiale, la gardienne de l'harmonie universelle, qui, comme régulatrice du destin , veille aux naissances, était une divinité honorée par les Grecs sous le nom d'Eileithyia; l'Odyssée' connaît déjà un temple souterrain de cette divinité, situé dans l'Ile de Crète, auprès de la ville d'Amnisos et établi en imitation des temples égyptiens. On chantait des hymnes dans le temple de Délos en l'honneur d'Eileithyia, et ces hymnes avaient été composés par Olen de Lycie- antérieur à Homère. Pausanias^, cite un de ces hymnes d'Olen, dans lequel on invoquait Eileithyia, comme déesse du destin et mêmeEros, le dieu créateur qui produisit l'univers, le Har-seph-menth égyptien. Eileithyia est aussi Acmi-sis, Moira, le destin, et Anankè, l'inexorable nécessité.
La troisième essence de la divinité première, était Sevek chez les Égyptiens , c'était le temps éternel ; Seb , le temps limité , en était la forme terrestre. Ces deux représentations se confondent chez les Grecs dans Kronos; la quatrième essence de Dieu primordial était Neith chez les Égyptiens; c'était la matière primordiale. La Neith égyptienne est l'Athéné des Grecs. La haute position d'Athéné, comme une des essences incréées de l'être éternel, ressort de sa naissance de la tête de Zeus. Toutes les autres divinités olympiques naissent comme de simples mortels: Athéné seule fait exception. Elle avait un temple sur le mont Pontinos, prèsd'Argos, oi!i se fixa Danaos, selon la tradition.
A la suite de la doctrine de l'Être primordial venait chez les Égyptiens celle de l'origine et de la formation du monde , sous la figure d'un œuf. La formation du monde, non encore ordonné, commença avec la séparation du ciel et de la terre. La terre devint un noyau solide au sein de l'univers, le ciel formait une voûte sphérique autour d'elle. Ouranos, du sanscrit Varouna, était le nom du ciel : il était fils d'Erebos, les ténèbres, et de Ge, Gaea, Gaia, la terre. Le Menth-har-seph égyptien est le dieu de la formation universelle, l'essence créatrice et génératrice : chez les Grecs il se nomme Eros , non l'Eros des temps postérieurs, fils d'Aphrodite, mais l'Eros primitif qu'Hésiode compte parmi
1. Od>jssi-e, ch. XIX, v. 18B. — Paiisanias , 1. i, cli. xvm. — 2. Hérodote, 1. iv, ch. XXXV. — 3. Pausanias, 1. viii, ch. xxi.
les êtres sortis directement du chaos , et qu'Olen qualifie de fils d'Eileithyia'. Eros est le même que Pan, avec son nom égyptien. Son antiquité est prouvée, entre autres, par son sanctuaire auprès d'une des plus anciennes villes de la Grèce, Lykosura.
Les Kabires se retrouvent aussi chez les Grecs; ils sont nommés les Maîtres, les Grands-Dieux, les Paissants. Parmi eux on en distingue surtout deux, les Dioscures, fils de Zeas^, c'est-à-dire fils du ciel , car Zeus répond au sanscrit Dyaus, la voûte du ciel. Ces deux Dioscures sont les divinités égyptiennes Menth-har-seph et Phtha, les facultés créatrices et ordonnatrices, changées, dans la théologie grecque, en Eros et Héphaistos.
A la suite de ces deux divinités kabires, viennent, dans la théologie égyptienne , les deux déesses Saté et Hathôr , nommées Theia et Phoebe dans la théogonie d'Hésiode. Nous ferons observer ici en passant que l'épopée homérique est l'épopée séculière, féodale ou chevaleresque, telle qu'elle s'était perfectionnée par les Aœdes, au sein des cours des Anaktes; tandis que l'épopée d'Hésiode est plus religieuse et plus didactique, développée qu'elle fut dans le culte des Muses sur l'Hélicon et autres lieux semblables. Hathôr et Saté, gardiennes 'de l'harmonie universelle du monde avec Pascht, déesse de l'étendue primordiale, paraissent aussi en Grèce sous le nom d'Erinnyes, déesses vengeresses ; elles sont nommées Moirai, Euménides, les déesses de la clémence. On honorait sans adoration en Grèce Hélios, le soleil (Ré en égyptien) et Selène, la lune (Joh en égyptien). Le culte d'Hélios fut éclipsé par celui d'Apollon, qui a quelque analogie avec lui.
Parmi les plus anciennes peuplades de la Grèce on compte les Pélasges, race croisée de Tatars et d'Arians. Une grande similitude se rencontrait entre les Pélasges et le peuple zendo-perse, qui pratiquait la religion de Zoroastre. Chez ce peuple existait un dualisme oriental, sous le nom d'Ormouzd et Ahriman; chez les Pélasges, on retrouve Ouranos et Ga, principe ourano-tellurique (du ciel et de la terre). Chez les uns et chez les autres, il y avait une croyance religieuse spirituelle qui bannissait du culte toute représentation plastique. Ces deux peuples avaient aussi de même les oracles et une doctrine de pronostics : la Dodone pélasgique de Perrhaebie, en Thessalie, était le plus ancien foyer hiératique de la Grèce. C'est au sacerdoce savant du collège qui accompagnait cet oracle qu'est due l'introduction de la théologie
1. Pausanias, I. ix, cli. xxvii — 2, " Zens qui voit tout. " KscIivIp, les Sttp^ pliantes.
égyptienne en Grèce. Cette théologie fut importée par les Grecs primitifs desquels les Hellènes l'empruntèrent plus tard. Hérodote le dit d'une manière positive.
La grande antiquité, en Grèce, du règne de la théologie dont nous venons de parler est prouvée par les dires des auteurs : Kronos, par exemple, a régné en Grèce dans les temps les plus reculés ; l'oracle de Dodone, avant sa translation en Épire, était consacré à Zeus ou à Gaea.
La forme, sous laquelle se manifeste d'abord le sentiment religieux dans la vie populaire, est un fanatisme sombre, qui enfante des idées superstitieuses et des actes de brutalité, dont le moyen âge offre également de fréquents exemples.
Aux premiers âges de la Grèce, comme partout ailleurs, le développement de la raison et de l'intelligence s'absorba entièrement dans la religion. Alors il n'exista point encore d'autre cercle d'idées : il n'y eut qu'une foi sacrée et pieuse. La pratique des mystères saints, l'orgiasme des plus anciens cultes des dieux, le culte de la famille osiriaque, celui de Netpé-Démeter-Kybèle, d'Isis-Koré-Perséphone et d'Osiris-Dionysos-Zagreos, ne sont qu'un culte ténébreux de propitiation, se répandant parmi les masses populaires et particulièrement parmi les femmes , culte persécuté et supprimé violemment par le combat et par le glaive. C'est ce que signifient les luttes de Persée avec Dionysos et ses serviteurs et ses bacchantes. Mais lorsque la civilisation se développa, cette piété ténébreuse et brutale se changea en une adoration des dieux plus digne et plus noble, quoique encore âpre et sévère. Il se forma, en opposition à ce culte ténébreux et fanatique, des institutions sacrées et secrètes : le culte égyptien de la famille d'Osiris, imité de celui d'Osiris et de Netpé-Démeter ; un grand nombre de ces institutions datent de l'époque en question et durèrent ensuite jusqu'à des époques historiques avancées. Telle fut, par exemple, là plus célèbre de toutes, les mystères d'Eleusis. Ces mystères offrent une image fidèle du cercle d'idées et du sentiment religieux des temps primitifs de la Grèce; au moyen de leur séquestration, de la conservation sacrée des doctrines et des cérémonies traditionnelles, ces mystères furent préservés des métamorphoses auxquelles aurait pu les soumettre l'esprit populaire.
Le caractère fondamental de la i*eligion pélasgico-grecque est essentiellement agricole et pacifique. Le fond et le noyau de cette religion sont une vénération profonde pour la terre, la grande mère qui nourrit tous les animaux et les plantes. Le culte de Démeter et de sa fille
Perséphone était répandu partout en Grèce dans les temps les plus reculés. Hérodote le fait remonter jusqu'aux Pélasges'. Les Pélasges ayant été chassés par les Dorions, ce culte se perdit ; il était trop savant et trop cosmique pour eux. Cependant les sièges pélasgiques de ces institutions hiératiques se perpétuèrent dans l'avenir chez les Grecs non Dorions. Nous en avons un témoignage dans Homère: « Athéné, dit-il, qui nourrit Érechthée, né de la terre fertile, et qui l'a placé dans son temple, est reconciliée périodiquement par les fils d'Athéniens nobles qui lui offrent des taureaux et des agneaux 2. »
La religion des Grecs anciens, née de la raison et de la réflexion, puis d'un sentiment de reconnaissance profond et plein de noblesse pour les bienfaits de Dieu témoignés dans la nature, était, dans l'origine, un pur monothéisme comme celui des races arianes et des Égyptiens en particulier, que nous commençons à mieux connaître par les savantes recherches de tout genre entreprises depuis le commencement de ce siècle. La religion des Grecs anciens n'a rien de commun avec la mythologie que les auteurs et les poètes civils de la décadence ont constituée. Qu'on n'oublie pas que cette religion grecque forma l'auteur de l'Iliade, Hésiode, Eschyle, Pindare, Sophocle; que c'est à elle encore que sont dues les plus belles créations de l'art plastique, ainsi que les monuments d'architecture les plus parfaits.
Les facultés de la divinité, les phénomènes de la nature, dans leurs causes comme dans leurs effets, et témoins de la puissance et de la sagesse de Dieu, comme de sa constante sollicitude du gouvernement du monde, sont gloriliés chez les Grecs dans une poésie qui élève l'âme, la remplit de sympathie pour cette vie terrestre, embellie pour elle par les soins tout paternels de l'Être suprême ! La religion grecque chante et célèbre les pompes de la nature, de l'univers entier que les naturalistes modernes, astronomes, physiciens, chimistes, etc., étudient, découvrent et retrouvent de nouveau, par la science, pour le bonheur du genre humain. Quelle différence entre les religions joyeuses des races arianes , si éminemment civilisatrices , et celles des races sémitiques, vides de science, sombres, tristes, qui cherchent à dégoûter de la vie naturelle et terrestre, qui engendrent le fanatisme, la superstition , le despotisme et la cruauté ; religions dont un sacerdoce orgueilleux et avide accapare les jouissances temporelles. Au rebours des religions arianes, la science et la lumière blessent les
1. Hérodote,!. 11, cli. clxxi. — 2. Ilidile, ch. 11, v. ô4(i.
religions sémitiques, les tourmentent, les gênent , car la science et la lumière les réduisent à néant. Chez les Grecs comme chez les Égyptiens, la science et la poésie sont divines et populaires. Dans les beaux temps synthétiques de la Grèce , Eschyle , Pindare , Hérodote et Sophocle lisent, aux jeux Olympiques ou autres, leurs immortels ouvrages devant les Grecs assemblés, et de là ces travaux de littérature théologique, historique et poétique retentissaient en échos incessants dans le foyer domestique. Ces grandes panégyries étaient aussi des fêtes religieuses, où Dieu avait sa part de louanges et d'actions d'amour et de grcàces!