Langlès, Monumenls de VInde, pi
4. SaiiT/ iSïMnficlit/ etc., II^ vol., partiel, p. 45 et suiv. — Creuzer, Symbolique, trnduction de (iuis'niaut.
On lui a donné encore comme qualités la manifestation et la révélation divines, parce qu'il réunit en lui les idées de la création et la connaissance universelle des choses. Dans toutes les représentations que les Égyptiens ont faites d'Hermès sur leurs monuments, il porte une tête d'Ibis qui, chez eux, était le symbole des chiffres et des mesures '. Quoique Hermès soit l'inventeur de toutes les sciences, il a cependant créé plus particulièrement celles qui s'occupent des nombres et des dimensions : l'astronomie et les mathématiques. Ces deux sciences, comme on le sait, étaient alliées à la théologie chez ce peuple, et étaient regardées plus particulièrement pour cette raison comme une science sacerdotale et sacrée.
L'Hermès arabe est lié à l'Hermès égyptien. Chez les Arabes il est nommé l'écrivain du ciel ; c'est le même titre que portait l'inventeur égyptien de l'écriture. Il est représenté une plume à la main, et l'historien arabe Wassaf dit de lui : u L'écrivain du ciel emploie sa plume à retracer le noir et le clair des jours et des nuits, il compte les époques du temps qui est passé; il est donc le grand calculateur qui mesure le jour et la nuit et qui jette par là les principes de toute division du temps ^. »
Quoique la création ne soit pas indiquée chez les Chinois, au moins dans les œuvres de Confucius, l'idée de l'ordre et de la régularité se montre cependant avec force et avec puissance chez eux. La trinité céleste du ciel, de la terre et de l'homme ne se révèle précisément que dans l'ordre et la régularité qui pénètrent et enveloppent toutes choses-'. Tao lui-même, c'est-à-dire la raison, l'esprit, le logos, n'est que la mesure; et toutes les lois de Tao, tant physiques que morales, .ne sont que des mesures. Dans leur énonciation et leur développement détaillés seuls consistent la sagesse et la science des Chinois ■*.
Chez les Grecs seuls ces idées étaient aussi fortement répandues ; et Hérodote^ fait dériver (quoique faussement) Geol de GsTvai, à cause de l'ordre que les dieux mirent dans les différentes parties qui constituent l'univers et de la manière dont ils l'ont distribué. En tant que l'activité intellectuelle de Dieu est manifestée dans la mesure, la division et l'ordonnance de la matière cosmique, Platon disait que
1. Clem. Alex. Strom., 5, 7. p. 567. — Phitarque, De h. et Osir.. c. lxxv.