‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 21 sur 298 · Stu^r. 2)ie (ï)i)iefifc{)c 9îcic()éveliivou, p · texte numérisé non relu

Stu^r. 2)ie (ï)i)iefifc{)c 9îcic()éveliivou, p

4. -Çegcl, *^]6ilofovl)ie ter ïtfcluvcm, I, p. 245. — 5. Liv. il, c-li. i.ii.

88 CHAPITRE QUATKIEME.

Dieu s'occupe éternellement de géométrie : xôv ôeov âst ysoiy.sTpetv \ A cause de l'ordre et des proportions harmonieuses de l'univers, on le nomma y.oGaoç , ce qui, d'après des explications d'auteurs grecs, veut dire autant que toc^iç, ordre, et que y(.rxXkoq-, beauté, élégance; car la mesure, comme le dit Creuzer, est l'éternelle loi de toute espèce de beauté. Les Romains se servaient du mot ?7îim(/HS^ pour rendre le mot grec y.6ci>.oç. Les divinités romaines portaient, comme celles des Égyptiens et des Grecs, ]emodius^, espèce de mesure, et ce symbole représente l'activité divine produisant, créant, mesurant, c'est-à-(iir(î réglant ou ordonnant toutes choses. Les Étrusques, chez lesquels la science de la géométrie et de l'arpentage était une science sacrée, sacerdotale et d'une haute importance, la reportaient à la divinité, à Janus^, qti'ils adoraient comme le créateur et le producteur de toutes choses.

Chez les Hébreux, la puissance créatrice n'est point personnifiée comme chez les autres peuples de l'antiquité. Elle est confondue avec la toute-puissance, avec la sagesse du Créateur. Dans le livre des Proverbes, au chapitre vin, verset 22 jusqu'au 30% la Sagesse ou l'Intelligence se fait entendre en ces termes, après avoir allégué son existence éternelle : « Le Seigneur m'a possédée au commencement de ses voies ; avant qu'il créât aucune chose, j'étais dès lors. J'ai été établie dès l'éternité et dès le commencement, avant que la terre fût créée. Les abîmes n'étaient point encore lorsque j'étais déjà conçue ; les fontaines n'étaient point encore sorties de la terre. La pesante masse des montagnes n'était pas encore formée; j'étais enfantée avant les collines. 11 n'avait point encore créé la terre, ni les fleuves, ni affermi le monde, ni la partie la plus haute de la cendre de la terre. Lorsqu'il préparait les cieux, j'étais présente; lorsqu'il environnait les abîmes de leurs bornes et qu'il leur prescrivait une loi inviolable ; lorsqu'il affermissait l'air au-dessus de la terre et qu'il dispensait dans leur équilibre les eaux des fontaines; lorsqu'il renfermait la mer dans ses limites , et qu'il imposait une loi aux eaux , afin qu'elles ne passassent point leurs bornes ; lorsqu'il posait les fondements de la terre, j'étais avec lui et je réglais toutes choses. J'étais chaque jour dans les délices, jouant sans cesse devant lui. »

1. Plutarque, Banquet, 1. viii, p. 2. — 2. Hesychius, Suidas.

3. Pline, Hist. Nat., 1. ii,.p. 3. — 4. Winkeimann, IV vol. de ses Œuvres, p. 128.

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