Odyssée, ch. xix, v. 37; xx, v
en métal, ou bien on assujettissait les vantaux par des ligatures en cordes ou en écorces d'arbres^
L'espace contenu entre l'enceinte et l'habitation était plus ou moins y
étendu. Celui du palais d'Ulysse devait être fort spacieux, puisque ^r-*' Pénélope y avait un verger qui rappelle aussi le grand jardin du -f^ palais d'Alcinoi'is-, planté de poiriers, de figuiers, de grenadiers, d'oli-v viers, de pommiers, de vignes, et dans lequel il y avait deux fontaines, dont les eaux venaient en serpentant baigner le pied du palais.
Les Grecs, au x^ siècle, n'avaient point de cuisines, car elles ne sont mentionnées nulle part. 11 paraît qu'on apprêtait les mets dans la salle où les hommes prenaient leurs re})as'^ 11 en était de même chez les femmes*. Les ustensiles de la table étaient également nettoyés dans cette salle; on ne connaissait pas encore les lavoirs. Uyji^^, m^-^ '
iNous avons dû nous occuper de la maison particulière des Grecs, parce que sa disposition générale a inllué sur celle des temples. On ne peut bien comprendre la conception et l'origine du temple grec, qu'avec la connaissance de l'habitation des Grecs.
En Grèce, les maisons n'étaient rien moins que spacieuses et riches jusqu'à la guerre du Péloponnèse. 11 n'y avait qu'un nombre restreint de maisons de ville. Les Athéniens et les autres Grecs préféraient la vie de la campagne à celle de la ville, comme le rapporte encore Thucydide ^ Voilà aussi pourquoi les maisons de la campagne étaient plus étendues et plus belles que celles de la ville. Ces dernières sont décrites comme très-exiguës, par Dicéarque. Le Grec aimait la vie publique, le commerce avec la foule, en plein air, dans les assemblées populaires, dans les tribunaux ; la maison semble n'avoir été que la demeure réelle de la femme, et elle n'était qu'une hôtellerie pour riiomme.
11 y avait chez les Grecs, dès le temps d'Homère, des édifices appelés Lesches, T^say-/;, où les honnnes se rassemblaient, pour causer. Là logeaient aussi pendant la nuit les étrangers qui n'avaient point d'amis pour les héberger ■'.
1. Iliade, c-li. XXIV, V. 4.'?. — Odyasée, cli. xviii, v. 2fi7 : xxi, v. ■'i90.
2. ()d,,ssée, cil. VII, V. 112. — 3. Ibid., xvm, v. 44. — 4. Iliid., ch. vu. v. 7 à IS. 5. Thncydide, 1. n, eh. xn . — (i. Ody^.irr, rli. xvill, v. '.i>A).