Paurianias, 1. \i, cli. xxiv. — 2. Ll., 1. v, eh. xvi
d'Œnomaos et qui avait été incendiée par la foudre , à l'exception de cette colonne seule. Nous avons déjà parlé du temple en charpente de Poséidon Hippios, à Mantinée. De son côté, Pline parle d'un temple de Héra à Métaponte, dans la grande Grèce, dont les colonnes étaient en sarment ou ceps de vigne'. Nous avons aussi parlé du temple d'Artémis à Aulis, qui était en charpente.
Il y avait à Olympie un trésor élevé par Myron et par les citoyens de Sicyone, qui fut construit vers 6/i8 , à l'occasion du triomphe de Myron dans la course à chars à quatre chevaux. Il se composait de deux petites pièces ou cellules, l'une d'ordre dorique et l'autre ionique ; elles étaient en airain^. A Sparte il y avait dans une rue conduisant au marché un édifice nommé Skias, où se tenaient les assemblées populaires. On attribuait ce monument à l'architecte Théodore de Samos , lils de Teleklès, contemporain du tyran Polycrates (de 532 à 522), et qu'il ne faut pas confondre avec Théodore, fils de Rhœkos^. Non loin de la Skias, l'on voyait une rotonde élevée, dit Pausanias, par Épiménides, qui vint à Athènes en 596, pour purifier la ville de l'attentat criminel contre Kylon. Le premier de ces deux monuments était un lieu d'assemblée couvert, à l'abri du soleil, et destiné aux délibérations du peuple. Quant à Épiménides, Doricn- Crétois, que Diodorc qualifie de théologien, Diogène Laërte dit qu'il fut aussi architecte: « Lobon d'Argos, dit-il, lui attribue, dans le traité des poètes, la construction du temple des Euménides à Athènes. On dit aussi qu'il est le premier qui ait institué les purifications et élevé des temples \ »
ORIGINE DE l'0î;DRE DOIUQUE.
L'hypothèse que l'Architecture grecque aurait tiré son origine de l'imitation de la construction en charpente est primitivement due à Vitruve ^ Cette opinion a été reprise et développée depuis le siècle de la Renaissance. On ne peut l'admettre que dans une certaine mesure et seulement pour une certaine partie architectonique des monuments grecs. On sait, par des constructions existantes et par des ruines assez considérables, que les plus anciennes populations de la Grèce bâtissaient