‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 214 sur 298 · iHaJe, ch. v, v · texte numérisé non relu

iHaJe, ch. v, v

hoS . LIVRE PREMIER.

développée en Attique, et dans Athèiies même. Tel est notre point de départ.

L'architecture domestique n'est point confondue chez les Grecs avec la grande, la helle Architecture hiératique. C'est Vesta le foyer même, et sœur de Héra, qui inventa l'art de construire les maisons ^ Or, Vesta représentait l'esprit de famille : elle en était le symhole et le lien. Les Grecs ne confondaient donc pas l'invention de l'architecture comme art avec l'architecture comme bâtisse ou métier. Phéréklès était fils d'Harmonide qui construisit des vaisseaux pour Paris. Voici donc une date : la fin du xii« siècle avant l'ère vulgaire, c'est-à-dire une génération après Thésée dont les fils allèrent à la guerre de Troie, commencée en 119/i, environ deux siècles avant Homère. Le poëte était dans le vrai en rapportant que Pallas Athéné, la personnification de la Sagesse divine, enseigna les règles du bien, du vrai et du beau en architecture ; car ce fut dans l'œuvre parfaite de cette sagesse absolue et accomplie que les artistes puisèrent les éléments au moyen desquels ils conçurent leurs créations.

Cest donc par l'influence auxiliaire de la migration dorienne qu'il y eut une renaissance des arts en Grèce. C'est aussi cette iniluence qui fit donner le nom de dorique à l'architecture qui en sortit. Elle fit encore donner le nom de dorique aux triglyphes^ à la cymaise ou gOrge placée en dessous de la corniche. Deux voyageurs anglais^' ont trouvé auprès du trésor d'Atrée, à Mykène en Argolide, des fragments de colonnes qui , par la combinaison de la forme ainsi que par la richesse de l'ornementation, surprennent extraordinairement d'une part, mais qui, par le lieu oi^i elles se trouvaient comme par le caractère qui diflere essentiellement de tout ce qu'on connaît, appartiennent certainement, de l'autre part, à l'époque anté-historique, où l'on n'hésite pas non plus à les placer.

Depuis les trois degrés où s'élèvent les temples grecs jusqu'au-dessus de l'abaque de la colonne, tout est un développement de l'Architecture égyptienne. A l'exception des tympans, tout, depuis l'abaque jusqu'au faîtage, est une réminiscence giT.cque de la charpenterie. C'est ce que nous allons développer.

Le système de la colonne comme support n'est qu'une imitation du poteau en charpente, carré ou circulaire. La colonne est une con-

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