Hérodote,!, v, ch. xlix. — Strabon, 1. i, p
2. Voy. l'ouvrage de A. Gladisch, cité à la page 377 do notre Bibliographie sur la Grète. — 3. Id.
rattaciicr leur nom an ralcnl dn temps. Des jenx semblables avaient lien dans d'antres localités ; ceux qui étaient purement locaux, à Némée sur l'Isthme, en l'honneur de Zens, et que présidaient les Argiens comme juges, devinrent hcUcniques dès 573 et se célébraient tous les deux ans. Ils sont connus sous le nom d'isthmiques, et depuis leur transformation nationale ils étaient célébrés en l'honneur de Poséidon. C'est h Delphes qu'on s'assemblait tous les cinq ans depuis 586 pour célébrer les jeux Pythiques en l'honneur d'Apollon sons la surveillance des amphictyons comme jnges; on offrait au vainqueur un prix de valeur, à l'origine ; mais depuis 582, avec l'accroissement de gloire, on ne le récompensait plus que par une couronne de laurier. C'est à ces jeux qu'on doit les hymnes immortels de Pindare qui chante les races héroïques auxquelles appartenaient les triomphateurs, la gloire de la ville qui leur donna naissance et les dieux en l'honneur desquels se célébraient les panégyries. Ce fut a. Olympie qu'Hérodote lut, en /j56, une partie de ses Histoires. Pendant ces fêtes, la guerre cessait, le commerce devenait très-actif, l'échange des idées avait lieu ainsi que la communication des découvertes et des inventions; tout ce qui avait été vu et entendu profitait à l'éducation intellectuelle de la nation et stimulait avec émulation le développement de ses facultés spirituelles. II va sans dire que ces fêtes étaient en plein air, à ciel ouvert, et que tous y prenaient part sans distinction de rang ni de position : elles étaient éminemment nationales.
Pendant cette époque de 580 à /46O, l'architecture hiératique, secondée par les efforts les plus méritoires et les plus extraordinaires des particuliers et des États grecs, a donné naissance à des monuments qui n'ont jamais été égalés et encore moins, à plus forte raison, surpassés en élégance, en beauté et en grâce. Les deux styles du dorique et de l'ionique, chacun dans son caractère et son but propres, ont été développés et perfectionnés, le premier d'une manière noble, imposante et majestueuse; le second brillamment, avec une gracieuse délicatesse, avec un tact et une finesse de goût jamais atteints depuis. Le type traditionnel étant fixé depuis longtemps, les temples ne purent s'agrandir que de la seule manière possible pour ne pas s'écarter de ce type, et à cet effet on employa des colonnades intérieures sur lesquelles vinrent reposer les couvertures ou toits, ayant au centre une grande ouverture oblongiie nonunée liypxthron.
Partout, dans la Grèce propre, dans le Péloponnèse', dans l'Asie Mineure, dans la grande Grèce, en Italie, en Sicile et dans toutes les