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LA COLONNE

colonies grecques, de vastes monuments furent élevés, intéressants pour l'histoire de l'art et dont, heureusement, le temps nous a conservé des ruines assez considérables pour pouvoir les reconstruire en grande partie ; et si quelques-uns ont disparu du sol, ce qui en subsiste avec les édifices qui leur sont contemporains, joint aux textes des auteurs anciens, suffît pour apprécier ce qu'ils devaient être.

Nous avons vu que ce n'était pas du sein du dorisme que se développa le perfectionnement de l'architecture grecque. Né de la nécessité, le temple dorique ne fut qu'une ample modification de la maison particulière, telle qu'elle était bâtie par les Pélasges, et qu'un type traditionnel, conservé perpétuellement en Grèce, tantôt ici, tantôt là, nous fait connaître au moins dans ses dispositions générales. Les types en venaient de l'Asie et de l'Egypte. Toute architecture primitive est incontestablement exécutée, en grande partie, en charpente, et le support vertical est un de ses plus anciens détails. Le pilier d'abord et la colonne ensuite sont indispensables. Quand la maison particulière s'agrandit et que l'art est forcé de faire des assemblages, des tenons et des mortaises, les bois sont équarris au moyen de la hache, instrument très-primitif. Alors aussi les étais ou supports verticaux sont carrés, sans chanfreins ou abattement d'angles; le goût ne va pas encore jusque-là. Mais lorsque l'usage a démontré que les angles aigus déchirent et blessent, on les a abattus. Toutefois, on n'eut pas encore le type de la colonne, les faces restant inégales. Avec des types venus

loi. — Plan tlu poteau naturel.

1Ô-2. — Plan (lu poteau carré.

15;j. — Poteau h angles abattus.

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