MaximusTyr., Diss. XXIV
(jiii .s(!i-v('iil. à la conslniction des aiilrcs surfaces, el c'est pour celU; raison encore que la figure du triangle est le symbole de l'existence de la divinité, ainsi que celui de sa puissance productrice.
Dans les anciennes religions, nous voyons partout la trinité, le dieu en trois personnes. Chez les Indiens, Brahma, Vischnou, Schiwa, le créateur, le conservateur et le destructeur; chez les Bouddhistes, Bouddha, Dharnias et Sangghas, comme compris dans la révélation, la parole révélée elle-même, la foule des croyants (pii suit cette i)arole. Chez les Chinois, dans le livre de l'Unité, dans le Y-king, la raison, l'unité crée le nombre deux, qui produit le nombre trois; ce dernier a créé toutes choses '. Chez les Chaldéens, les Babyloniens et les Phéniciens, la dualité en deux natures, Thaute et Apasson , crée la trinité Anos, Illinos et Aos-. Selon Sanchoniaton, chez les Phéniciens, le Chaos engendre le premier être; sa trinité, Ulomus, Olusoros et Elun, est la lumière, le feu et la (lannne^. Chez les Égyptiens, Ainon est l'être primordial; la triade est formée d'Ainon , le mâle et le père, de Moutli, la femelle et la mère, et de Khons, le fils enfant^. Chez les Perses, entre Ormouzd cl Ahriuian, émanés de Zérouana Akarané, nous voyons un être inttirmédiaire, nommé Mithras par Plutarque. C'est ce que prétend Zoroastre, ajoute-t-il, qui vivait cinq mille ans avant la guerre de Troie '. La théogonie des Grecs est en partie composée d'éléments orientaux. La religion de l'île de Samothrace nomme comme trinité Axieros, Axiokersa et Axiokersos, qui a tout produit®. La théogonie des Grecs primitifs est très-simple et en même temps très-savante. Zeus est l'unité; Dioné est son épouse : l'enfant est le monde produit. La théologie des Pélasges s'était réfugiée et conservée dans la religion de Samothrace. Elle enseignait les trois hypostases de Dieu. Dans la religion olympique de l'àge héroïque ou féodal, on voit la trinité de Zeus, Pluton et Poséidon, le ciel, la terre et la mer. Chez les Orphiques '', il y avait Zeus; comme renfermant le commencement, le milieu et la fin, il était nommé itkzio^. La triade étrusque adoptée par les Italiques était Jupiter, Junon, Minerve.