‹ Histoire générale de l'architecture (volume 3)Chapitre 36 sur 298 · Rât, en sanscrit, roi · texte numérisé non relu

Rât, en sanscrit, roi

divinité de Thèbes était Anion, l'Être suprême et primordial, étant son propre père et le mari de sa mère, Neith, sa portion féminine non formée et sa propre essence, à la fois mâle et femelle. L'enfant d'Amon le mâle et le père, et de Neith la femelle et la mère, était Klîons , le fds enfant. Toutefois , la théologie d'Amon était trop profonde et trop élevée pour les classes d'intelligence inférieure; aussi, n'était-elle point devenue populaire. H fallait que l'adoration d'Amon se fît sous une forme plus concrète et plus compréhensible pour la multitude, ce qui arriva effectivement dans la troisième phase religieuse de l'Egypte : la première avait commencé avec Sevek, l'Esprit Un, tout-puissant, en sommeil et n'ayant pas encore agi. Cette époque se trouve consignée de fait dans la chronologie égyptienne donnée par Manéthon. Dans la seconde période, c'est Amon qui était reconnu et adoré comme Dieu suprême et tout-puissant. Dans la troisième phase enfin, qui se développe presque simultanément avec la seconde, c'est Phtha, l'ouvrier divin, l'esprit actif, le démiurge, une des facultés d'Amon, lorsqu'il travaille, crée et conserve, qui devient la divinité adorée par les travailleurs et, parmi eux surtout , par les agriculteurs , toujours en majorité.

■« Comme les Égyptiens, dit Hérodote', sont nés sous un climat bien différent des autres climats , et que le Nil est d'une nature différente du reste des fleuves , aussi leurs usages et leurs lois diffèrent-ils pour la plupart de ceux des autres nations. » L'Egypte était un pays limité d'une manière très-précise et très - positive ; la vie physique et intellectuelle se passait éternellement en regard des mêmes phénomènes dont rien n'altérait la puissance ; sous un ciel toujours pur, le paysage of]'rait continuellement la sévérité des mêmes images et des mêmes impressions ; le fleuve n'était jamais autre que majestueux : à ses côtés s'étendait la verte vallée, au loin se dessinaient les contours accentués et secs des montagnes au delà desquelles s'étendait, dans le silence, le désert solitaire sans fin.

La longue durée de la nation égyptienne, interrompue une seule fois par l'invasion des Hyksos, a inculqué un cachet particulier à son génie. Tout ce que le caractère national égyptien a manifesté exprime, avec la plus grande élégance et au plus haut degré, avec un calme solennel et rigoureux, l'immobilité, la stabilité et même l'éternité! L'aspect perpétuel de la longue ligne horizontale et droite à perte de M.ie du

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