Hérodote, 1. ii, çh. cxxiv
en 28 jours = H x 2. A 0"'32 près, l'élévation de cette salle est la vingt-cinquième partie delà hauteur verticale delà pyramide; c'est encore un autre rapport avec Osiris. Le soleil tourne autour de son axe en 25 jours et demi. Le canal descendant a 97™78 de longueur; il est égal en étendue aux deux tiers de la hauteur verticale du monument à 0"'10 près.
La dimension horizontale de la grande pyramide avait un rapport avec la terre, Isis, et la dimension verticale avec le soleil, Osiris. Plutarque avait donc raison.
Le rapport de toutes ces dimensions intérieures de l'édifice est au moins surprenant, s'il n'a pas él''' conçu etcalculé à dessein et dans un but déterminé.
Indépendamment de sa destination comme temple, nous répétons que la pyramide de Chéops, ainsi que toutes les autres pyramides d'Egypte, ont encore servi d'observatoire astronomique et de conservatoire des mesures égyptiennes.
Plutarque ' rapporte que la voix se répète quatre ou cinq fois dans les pyramides. Ce passage est remarquable en ce qu'il ferait penser que les pyramides étaient ouvertes ou que , du temps de l'auteur, c'était une tradition encore.
Strabon - rapporte que, vers le milieu de la face nord de la grande pyramide, il existe une pierre mobile qui pouvait se retirer ou s'enlever à volonté. c( La position indiquée par l'auteur, dit M. Jomard, paraît bien se rapporter à l'ouverture actuelle du premier canal descendant qui débouche sur la face du nord. Ce canal est très-étroit; il a une inclinaison de 26° à 26° 1/2; la latitude du lieu est de 29° 59' 6"; l'axe du canal, qui est déjà exactement dans le plan du méridien, ne fait donc qu'un petit angle avec une parallèle à l'axe de la terre, et un rayon visuel dirigé du fond du canal cà l'ouverture extérieure embrasse la région voisine du pôle. Ainsi l'on pourrait, du point inférieur, voir passer les étoiles circompolaires au méridien, et observer exactement l'instant du passage. Le canal est très-long (22'"36 ^) et^ en proportion, très-étroit (l™!! en carré); il formait donc un véritable tube, à l'issue duquel il serait possible , nous le présumons, d'apercevoir les étoiles pendant le jour^ »
1. Plutarque, De Philos, placit., 1. iv, cli. xx. — 2. Strabon, 1. xvii, p. 808.
3. On en a continué la pente, et l'on est arrivé à plus de 100 mètres.
4. Remarques et Recherclies sur les Pyramides d'Egypte. Descrip. de rÉijypte, A. M. , t. II, p. 203.
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L'inclinaison du passage ou canal, par rapport à la surface horizontale du sol de l'Egypte, donne un angle qui a tout juste l'ouverture de l'élévation du pôle sur l'horizon, à ce point de la terre ; en sorte qu'un homme placé au fond de ce canal ou passage, et regardant au dehors, ses rayons visuels s'en iraient juste sur le pôle et les constellations du petit entourage.
Les occupations agricoles de la vallée du Nil avec les inondations annuelles du tleuve donnaient sullisamment de travaux à la population de l'Egypte pour ne pas faire supposer, comme on l'a souvent fait dans l'antiquité et de nos jours par ignorance ou naïveté, que les pyramides et les autres grands monuments de ce pays n'ont été édifiés uniquement que dans le but d'occuper au profit du despotisme une immense multitude de bras sans ouvrage, et de la distraire de préoccupations sociales. Les dimensions colossales et le nombre prodigieux des édifices égyptiens ne sont dus qu'à la grandeur de la conception théologique, au sentiment religieux, à la magnificence de l'ordre politique, et enfin au vaste génie de la nation égyptienne et de ses chefs. Sous un gouvernement vrai, honnête, où régnent l'harmonie et des lois à l'instar de celles du monde, le travail incessant pourle peuple est inutile; chaque corps de métier y trouve l'exercice suffisant de son acti\dté morale et matérielle. Alors aussi il est inutile que les gouvernants s'ingénient tous les jours à concevoir des travaux superflus et ruineux pour la nation, dans le seul but d'occuper des multitudes d'ouvriers, pour les empêcher de réfléchir aux causes de leur misère ou de leur détresse, et aux moyens d'y remédier. L'antiquité ne connaissait ni cet état-là, ni ces moyens d'expédient. Les Arabes et les Juifs, race^ fatales, ont été employés à fabriquer des briques en Egypte, où sans cette occupation incessante ils auraient encore pu donner un libre cours à la pratique de leur génie pour le mal, ainsi que le témoigne le corps entier do leur histoire.
Noire analyse et la destination que nous donnons aux pyramides prouveront l'erreur et le ridicule des assertions de quelques auteurs anciens qui ne comprenaient déjà plus la profondeur du génie de la haute antiquité, et qui lui supposaient gratuitement des tendances qu'elle n'avait pas. Quand on aura lu et compris les faits que nous avons rassemblés sur ces édifices et les conséquences que nous en avons tirées, on jugera la valeur de ce passage de la Politique d'Aristote * : (( Un autre principe de la tyrannie est d'appauvrir les sujets,