Diodore, 1. i, ch. xi.ix
4. Letronne, Mémoire sur le tombeau d'Osymandyas. Paris, 1831, p. 54.
rétabli sur le stuc même les contours et les parties saillantes des figures, avant d'y appliquer la dorure '.
D'après des recherches et des découvertes faites aux monuments de Louqsor, il paraîtrait que certaines colonnes, avec leurs chapiteaux, auraient été recouvertes d'une fine tôle de cuivre, repousssée au marteau pour lui faire prendre les formes des parties qu'elle enveloppait, qu'ensuite cette tôle aurait été peinte ou dorée 2. Il est aisé de se figurer l'animation que ce procédé devait donner à l'architecture et l'effet prodigieux de richesse et de magnificence variées qu'il produisait.
A la suite des monuments thébains élevés par Rhamsès le Grand, viennent un certain nombre d'édifices de la Nubie inférieure ou septentrionale dus également à ce prince, ami des arts et de la magnificence. L'encaissement du Nil ne permettant pas de construire sur ses rives des temples élevés au-dessus du sol, on les creusa en partie dans le roc.
Près de Kalabsché est l'intéressant monument de Bet-Oually. Il consiste en un espace oblong et à jour, orné de sculptures, d'où l'on passe dans une salle couverte, dont le plafond est supporté par deux colonnes ; de cette salle, on pénètre dans le sanctuaire. Ces colonnes sont proto-doriques comme celles des hypogées de Beni-Hassan, d'Amada, de Karnac, etc. Champollion pense que les colonnes du monument de Bet-Oually sont les plus modernes, bien qu'elles datent du règne de Sésostris, ou plutôt de celui de son père. Les colonnes de ce temple ont vingt faces planes, dont quatre sont ornées d'hiéroglyphes. Leur proportion est pesante, car elles ont un diamètre de l^OV et une élévation de 2'"/i5. Leur base est élevée, circulaire, saillante et arrondie vers le haut. Les Perses n'ont pu détruire ce monument, mais ils l'ont ravagé autant que le permettait la nature des lieux.
A Balangné, non loin de la seconde cataracte, il y a un autre petit spéos ou temple souterrain qui appartient également à l'époque de la xvni'^ dynastie. 11 offre, dans sa salle principale, quatre colonnes à chapiteaux à boutons fermés de lotus. Le fût de ces colonnes est entièrement uni, leurs bases ou plinthes sont circulaires et de peu d'élévation. Ce sanctuaire est dénué de sculptures et d'hiéroglyphes. Le rocher dans lequel il est pratiqué s'élève isolé dans la plaine , c'est pourquoi on a établi un escalier sur le devant de la cella; l'adyton est