Monrnt en
de Westminster Hall, le Banqueting House est la plus grande salle en Angleterre : elle a 35 mètres de longueur, 18'", 30 de profondeur dans œuvre et 16'", 75 d'élévation.
En 1623, Jones bâtit l'ancien Somerset House, démoli en 1774, réédifié en 1775 par Ghambers, qui a copié la façade ancienne pour celle qui donne sur le Strand. En 1633, Jones ajouta un portail à l'ancien Saint-Paul* qui était roman et ogival, la nef datant des douzième et treizième siècles. Cette façade, dans le style romain antique, est d'une conception originale, mais moins élégante que les autres créations de notre architecte. En 1626, Jones bâtit un escalier conduisant à la Tamise (^York Stairsl, à l'extrémité de Buckinghara Street dans le Strand : cet escalier était situé anciennement dans les jardins du duc de Buckingham. Les façades de cet édifice étaient de l'ordre toscan, et formées de trois arcades; celle du centre servait seule de passage, elle était plus large que les deux autres ; du côté du fleuve, quatre demi-colonnes ou colonnes engagées contre le mur supportent un entablement, interrompu au centre au-dessus des chapitaux; au-dessus de l'arcade "du milieu, existe une partie surhaussée, terminée par un fronton formé par un segment de cercle, et qui est orné d'armoiries. La façade donnant sur la rue est semblable à celle que nous venons de décrire, excepté que là les colonnes sont remplacées par des pilastres. Ce petit édifice est remarquable pour ses proportions, l'originalité et la hardiesse de sa composition. Vers 1633 Jones bâtit aussi l'ancien Saint-Paul de Covent-Carden, mais entièrement détruit par un incendie en 1795.
Inigo Jones fut le premier qui introduisit le véritable dessin en Angleterre, inconnu jusqu'alors; il a donné naissance au goût pour l'architecture, il a suivi le style de Palladio, sur l'architecture duquel il a laissé des observations et des notes curieuses; il a été le véritable fondateur national de l'architecture de la Renaissance en Angleterre; c'était un artiste réel, d'une imagination pure et ample, qui prenait son art au sérieux. Van Dyck a dit de lui que les dessins dus à sa plume n'étaient égalés par aucun maître de son époque. Ami sincère et dévoué du roi Charles I''"", son dévouement à ce prince lui attira des persécutions ; il n'évita la prison qu'en se soumettant à payer une taxe énorme de 545 livres, somme excessive pour la modi-
1. Voyez Historij of Sahit-Paur>< Callirdral in London. In-folio, 1688.
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cité de sa fortune. Le supplice du roi lia ta la Jiu de ce grand architecte, qui ne put survivre à sou protecteur; il inourut de chagrin le 21 juillet 1652.
On attribue à Jones un grand nomljre d'œuvres architecturales, dont plusieurs sont réellement de lui, dont d'autres ont été exécutées après sa mort d'après ses projets, non sans avoir subi des modifications indignes de lui. Nous citerons encore comme lui appartenant: le palais de lord Pembroke à Wilton, dans le comté de Wills, édifice remarquablement beau : à la grâce de son architecture se joint la richesse des bas-reliefs, des statues et des marbres de la Toscane.
Le roi Charles P'' était un grand amateur des arts, qu'il savait aussi apprécier. Il était instruit, il avait du goût, il était élégant, il avait tout pour lui, mais il ignorait le l'ôle de roi. Sa Cour fut une des plus cultivées et des plus policées. Si sa conduite avait été plus sage et plus judicieuse, s'il n'avait pas accumulé sur sa personne tant d'actions arbitraires en fait de ))oIiti(]ue et d'affaires ecclésiastiques, et cela avec l'imprévoyance la ])lus extraordinaire, l'Angleterre aurait peut-être été plus avancée dans la culture des beaux-arts. Yan Dyck, Rubens et d'autres peintres de premier mérite furent distingués par lui et royalement encouragés. De jeunes talents avaient les moyens, en rivalisant entre eux, de se développer. Une magnifique galerie de tableaux faisait connaître aux Anglais les maîtres étrangers : le goût pour de nobles plaisirs intellectuels commençait à se répandre de la cour au sein de la nation. Mais les guerres civiles et le puritanisme cjui eu fut la suite, chassèrent non seulement les muses, mais encore tous les plaisirs et les agréments de la vie; ils furent les obstacles principaux du déveloj)pement de l'amour et du goût pour les arts et y apportèrent, au contraii'e, un empêchement fatal à l'Angleterre. Les puritains furent vaincus par les indépendants, qui étaient pires qu'eux; ils méprisaient les arts et les sciences humaines.
Charles I'''' ne protégeait pas seulement les arts, mais il était aussi
1. Vo^cz pour les (l'uvres d'Inigo Joncs, Archiicclural Ânliijtiilirs uf Great Ilrifain h) J. liritton. 4 vol. in 4° de dates diverses : le second volume contient quelques O'uvres de Joncs. — Voyez aussi le Recueil de desains de Jones, par Guillaume Kent, 1727. Autre édition 1770, avec des notes en français et en anglais; Colin Campbell a inséré plusieurs dessins de Jones dans son Vitruvius UrilannicuHy 1715-1767 à 1771. In-folio. .'
artiste, et on sait que Rubcns daigna corriger de sa main ses dessins. Il n'appela pas d'artistes étrangers pour l'édification des monuments qu'il faisait exécuter. Au jugement du roi, Inigo Jones était l'égal des architectes de l'étranger, et il avait raison. Car cet artiste est dans son genre le plus noble et le plus grand qu'ait eu l'Angleterre.
Dans la onzième année de son règne, Charles T" fonda une académie qui fut la première s'occupant des arts de son royaume. Elle fut appelée Muséum Minervae, et tout à fait en liarmonie avec sa volonté d'implanter les beaux-arts en Angleterre. Les lettres patentes pour l'établissement de cette académie existent encore dans le Rolls' office ; les règlements de cette institution furent imprimés en l'année 1636. ' >
Jean Weljb était le neveu et l'élève de Jones, dont il épousa la fille imique; il a bâti la façade orientale de la cour de l'hôpital de (jreenwich d'après les projets de son oncle. Il construisit une habitation considérable pour la famille Bromleyà Horseheath, dans le Cambridgeshire, ajouta un portique au Vine dans le Harapshire, château de Ghalonner Chute, président des communes du parlement de Gromwell- II exécuta, d'après les dessins de son oncle, le château d'Ambresbury, comté de Wilts pour lord Garleton, et dont la façade ne manque pas de simplicité et d'élégance ; au centre est un avant-corps avec un portique formé de deux pilastres d'angle avec deux colonnes d'ordre corinthien entre les pilastres : le tout est terminé par un fronton avec les armes du fondateur.
Un style bâtard, grossier, fut introduit en Angleterre par Balthasar- G-erbier d'Ouvilly, d'Anvers, et continué par son élève Gruillaurac Winde, né à Bergcn-op-Zoom. Il a laissé Cliefden House, Bucks, mais détruit par un incendie en 1795, ensuite l'hôtel du duc de Newcastle dans Lincoln's Inn Fields à Londres, pour lord Craven, Combe Abbey, dans le Warwickshire : ensuite il termina pour le même pair Hensted Marshall, commencé par Gcrbier. L'œuvre capitale de Winde était Buckingham House, dans le parc Saint-James à Londres, et qu'un plus moderne a remplacé.
Il y eut en Angleterre une influence française qui fut de peu de durée. En 1678 un architecte français, Poughet, éleva Montagne House, qui fut longtemps musée Britannique et auquel a succédé le palais actuel: c'était une bâtisse sans goût et ressemblant à une
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manufacture ; Montagne House fut cependant copié par quelques architectes médiocres.
Nous arrivons à présent au style créé par un architecte dont la célébrité surpasse le mérite : il s'agit de Ghristopher AVren ', plus faiseur que grand artiste. Il n'avait pas le goût ni l'élégance d'Inigo Jones : c'était un savant homme qui s'adonna à la hàtisse. A son époque, on était en voie de terminer Saint-Pierre de Rome, sous la direction d'un autre faiseur, Bernini. L'achèvement de ce gigantesque monument fut, dans ce temps, le sujet de l'attention universelle et a bien pu contribuer à conduire Wren dans une sphère où il devait développer sa célébrité. La mort de Jones lui en fraya le chemin. Son style n"a point le cachet de la supériorité : sa simplicité consiste principalement dans une inauimation, une chauveté des formes et dans une pénurie de détails. Ses églises manquent de cette noble dignité qui doit être le caractère principal de ce genre de monument, et dans ses palais on ne trouve pas d'originalité; dans toutes ses constructions on ne rencontre pas cet effet pittoresc[ue qui exige une certaine abondance, une certaine diversité dans les formes. Toutefois, Wren était un constructeur habile et expérimenté.
La première œuvre de Wren fut le théâtre d'Oxford ; on lui donna le nom de théâtre parce que un côté de sa forme extérieure est circulaire, mais aussi à cause de l'usage qu'on en fait pour les exercices littéraires de l'université et pour les réunions d'assemblées destinées au soutien des actes publics, quelquefois pour l'exécution des concerts. Il fut commencé en 1663 et terminé en cinc[ ans; Gilbert Sheldon, archevêque de Canterbury, chancelier de l'université d'Oxford, en ht les frais. Ce bâtiment qui peut contenir, tant sur ses degrés que dans ses tribunes, quatre mille personnes, formerait un ovale régulier, si le côté qui regarde la bibliothèque Bodléienne n'avait été élevé en ligne droite. Sur cette dernière face, il présente au rez-de-chaussée, un beau frontispice avec colonnes et pilastres d'ordre corinthien. De semblables pilastres, au nombre de quatre, supportent un fronton dans l'étage supérieur. La partie circulaire dont il a été parlé est en arcades au rez-de-chaussée, avec fenêtres carrées au-dessus. Dans la même année Wren éleva le palais-hôpital de Greenwich. Jusqu'en l'année 1625 la ville de Londres était presque
1. Né à Easl-Knoyle, dans le comté de Wilts, en 1632, et mort en 1723.
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entièrement hâtie en bois : le comte d'Arundel fut le premier qui introduisit la pierre pour la construction des maisons d'habitation. Les églises seules étaient construites en pierre de taille. En l'année 1666, un incendie réduisit en cendres la capitale de l'Angleterre. En 1671, Wrcn éleva une colonne en pierre à l'endroit même où avait commencé l'incendie.
Cette colossale colonne, dite le Monument^ à 61'",50 d'élévation; son diamètre inférieur est de 4'",60 et son piédestal a 6"', 40 carré : elle est creuse, on monte à son sommet par 345 marches et elle fut achevée en 1677; elle a coûté 13 700 livres sterling (342 500 francs), les sculptures comprises.
Le grand incendie de 1666 avait détruit la plus grande partie du vieux Saint-Paul du moyen âge, et endommagé irréparablement le reste. On résolut donc d'en- bâtir un nouveau, dont l'exécution fut confiée à Wren, qui en posa la première pierre en 1675. Ce vaste édifice a été terminé dans l'espace de trente-cinq ans, en 1710, sous la direction du môme architecte, par le même maître maçon et pendant que le même évêque occupa le siège de Londres.
Saint-Paul a 152™, 35 de longueur hors œuvre, la façade occidentale, avec ses deux tours, a 54"^, 84 de longueur, celle du transept est de 69"", 47 dans œuvre. Le pourtour extérieur de Saint-Paul est de 698 mètres; sa largeur intérieure est de 31 mètres; la nef principale a 13'", 10 de largeur entre les piliers. Au-dessus de l'intersection ou au centre du transept s'élève une coupole en brique de 30'", 50 de diamètre et de 18'", 30 de hauteur. L'élévation de cette coupole du pavé de l'église jusqu'à l'ouverture supérieure, est de 51 '",20. Sur la naissance de cette coupole et à 61 mètres d'élévation, repose la base d'un cône dont le sommet est à 86"", 84 de hauteur du pavé de l'église; ce cône supporte une lanterne en pierre de 16"", 75 d'élévation. Au-dessus de cette lanterne il y a une boule et une croix. Du pavé au sommet de la croix on compte 123 mètres. Mais ce n'est pas tout. La coupole et le cône en brique sont enveloppés par un autre dôme ou coupole, cette fois en charpente et couvert en plomb ! Quelle différence entre la science avec laquelle est conçue la coupole de la cathédrale Sainte-Marie des Fleurs de Florence, et la conception de celle de Saint-Paul de Londres. Le premier défaut au monument de Wren, c'est que le dôme extérieur est construit en bois de charpente : que, quelque bien entretenu qu'il puisse être, il doit périr
dans un temps relativement restreint, quand bien même le soin des couvreurs l'en préserverait.
L'ordonnance intérieure de Saint-Paul est en arcades, dont les pieds-droits reçoivent des pilastres coiinthiens, avec un entablement fort régulier. Au-dessus de cet entaljlement règne un attique continu, sur lequel s'élève la voiàte avec les fenêtres qui éclairent l'intérieur. L'impression qu'on reçoit de l'aspect intérieur est généralement
i3. — Plan ilo Saint-l'aiil de Loniirei*.
médiocre. On n'est frappé d'aucune sorte de grandeur, d'aucun caractère bien accentué : on n'y observe ni force, ni sévérité, point d'élégance, point de richesse. On y sent quelque chose de nu, de pauvre et de froid, on ne ressent aucun étonnement ni aucune admiration.
L'architecture de l'extérieur l'emporte sur celle de l'intérieur. On peut trouvera redire à l'application de deux ordres de pilastres l'un au-dessus de l'autre; là l'unité fait défaut; deux ordres différents
ARCHITECrURI': DU IJIX-SK P T l b] M E SlEClJv
ainsi places, accenluent deux étages tandis qu'intérieurement il n'y a point d'étage. Le portail principal, celui de l'ouest, est ce qu'il y a
~aint-l'aul de Londres.
de moins réussi dans renscmblc. Les deux clochers qui llanquent les extrémités de cette façade, sont d'une conception banale, sans
effet et sans grandeur. Là encore ce sont un rez-de-chaussée et un étage qui en font tous les frais : or il n'y a qu'un rez-de-chaussée à Saint-Paul. La colonnade du bas est séparée de la partie qui forme le premier étage, par un entablement brutal, qui a presque le dixième en hauteur de l'élévation de la façade, sans le fronton principal. La composition des clochers est baroque, de mauvais goût : là, l'architecte a donné une entorse au slyle romain, style équivoque mais majestueux. Ce portail est un mensonge relativement à l'intérieur de l'édifice.
Temple-Bar est une porte bâtie en pierre de Portland, C[ui sépare le Strand de Fleet Street et la cité du comté ; ce petit monument est également dû à Wren, qui l'éleva en 1670. Cette porte a une grande baie pour le passage des voitures; il y a une petite porte terminée en plein cintre et destinée aux piétons. Le rez-de-chaussée est orné de c[uatre pilastres toscans : au-dessus de l'arcade du milieu s'élève l'étage avec fenêtre au milieu ; de chacjue côté est une niche ornée d'une statue; sur la façade de l'est, on voit celles de la reine Elisabeth et de Jacques I", du côté ouest sont placées celles de Charles I" et de Charles IL L'étage est décoré de quatre pilastres composites qui soutiennent un entablement orné de denticules et de modillons. Cet étage est couronné d'un fronton formé, dans sa partie supérieure, d'un arc ou portion de circonférence. L'étage est flanqué de chaque côté d'une énorme console posée sens dessus dessous. Cette porte ne produit qu'un effet médiocre. En 1679, Wren bâtit la bibliothèque de Trinity Collège à Cambridge, en 1681, le campanile de Christ Church à Oxford, en 1682 l'Ashmolean Muséum à Oxford, en 1683 le palais royal de Winchester, resié inachevé, en 1689 l'ancien hôpital des Médecins, en 1690 l'hôpital de Chelsea, fondé par Charles II pour les invalides de terre, et dans la même année le palais de Hampton-Gourt; en 1696 les tours de l'abbaye de Westminster.
Wren a élevé un nombre considérable d'églises, dont nous ne citerons C[ue les plus remarquables. A Londres il construisit Allhallow llie Great en 1697, située dans Thomas Street, et qui offre peu de décoration extérieure à cause de sa situation; en 1694 Allhallows de Lombard Street avec deux entrées; en 1692 Saint-André Wardrobe dans Blackfriars, bâti en brique, peu remarquable à l'intérieur; en 1787 Saint- André dans Holborn, édifice auquel Wren a mis tous ses soins; en 1682 Saint-Antholin, Budge Row avec un clocher à
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deux étages, terminé par une tour de 46 mètres d'élévation; en 1680 Saint- Bride dans Fleet Street, avec un clocher de 18"', 28 de hauteur, sur lequel est placée une succession d'octogones, surmontée d'un obélisque, formant ensemble 68"',86 d'élévation; en 1687 Christ Church, Newgate Street, d'ordre corinthien à l'intérieur : cette église est une des plus élégantes de Londres : elle a une tour carrée, avec une sorte de flèche : la hauteur de l'ensemble est de 46"", 60; en 1680 Saint-Clément Danes, dans le Strand;on dit néanmoins qu'elle est due en partie à Edouard Pierce : la tour fut bâtie en 1682, elle a 34'",75 d'élévation; en 1674 Saint-Dionis Backchurch, Fenchurch Street, elle a une nef et un transept formés de colonnes ioniques : le clocher, très simple, a 27'», 40 d'élévation; en 1690 Saint-Edmond the King, dans Lombard Street, d'une grande simplicité avec un clocher de 27"', 40 d'élévation; en 1677 Saint-Lawrence Jewry, Guildhall, dont le clocher a 39'", 60 de hauteur; en 1683, Saint-Jacques, Garlick Hill, dont la façade ouest est assez ornementée, son clocher a 27'", 40 d'élévation; en 1689 Saint-Jacques, Westminster, avec un clocher de 45'", 40 de hauteur; en 1694 Saint-Michel Royal; en 1684 Saint-Martin, Ludgatc; en 1690 Sainte-Marguerite, Lothbury; en 1695 Sainte-Marie, Somerset; en 1677 Sainle-Marie, Aldermanbury ; en 1673 Sainte-Marie le Bow, Cheapside, église petite mais avec un clocher réputé beau (il a 68"", 55 d'élévation, mais nous ne pouvons applaudir à sa réputation); en 1677 Saint-Nicolas, Colcabbey; en 1673 Olave Jewry, avec un clocher de 26'", 80 de hauteur; en 1681 Saint- Pierre, Cornhill, avec son clocher de 42'",65 d'élévation; en 1679 Saint-Swithin, Cannon Street, avec un clocher de 45'", 70 de haut; en 1676 Saint-Magnus, London Bridge; en 1674 Saint-Vedasl, Foster Lane, et qui a un clocher des plus baroques, haut de 27'", 40. Enfin il restaura le corps de l'église de Saint-Dunstan au levant auprès de Billingsgate, et il y ajouta une tour avec une flèche à jour, le tout dans le style ogival, mais très bâtard. Le clocher de Saint- Dunstan a quelque ressemblance avec l'église de Saint-Nicolas de Newcastle et de High-Church d'Edimbourg.
A la suite de l'invention des cloches, pour pouvoir s'en servir avec utilité, il fallait trouver le moyen de lancer leurs sons dans le vide, et l'on inventa les clochers, qui furent souvent établis sur un côté des églises; ce qui n'empêcha pas, dans la suite, de les comprendre dans les façades dès l'invention de l'architecture ogivale. Au nombre
des clochers les plus hauts et les plus remarquables, nous nommerons
'i5. — Sainl-Mary le Bow.
'iG. — Saint-Bride":
ceux de Strasb.iuro-, de Landshut, do Chartres et de Salisbury, qui
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