‹ Histoire générale de l'architectureChapitre 101 sur 108 · Sainl-Botolph, Bishopsgate · texte numérisé non relu

Sainl-Botolph, Bishopsgate

clochers. Toutes les tentatives faites depuis plus de trois siècles en Allemagne, en France et en Angleterre, ont échoué.

Gh. Wren a cependant voulu essayer de résoudre le prohlème. A la suite du grand incendie de Londres, en 1666, il éleva plus de soixante églises paroissiales, dont bon nombre sont pourvues d'un clocher. Les vignettes que nous joignons à ces lignes, aideront le

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lecteur à se convaincre que Wren n'a pas été plus heureux que ses devanciers et successeurs. Il est donc bien certain que le problème restera irrésolu.

James Gibbs, James Grold, et autres n'ont pas été plus heureux. Le système vertical seul pouvait convenir et être employé jDour la conception des clochers, et surtout en faisant partir le bas, du sol môme de l'édifice auquel appartenait la surélévation en question. Le système ogival se prêtait merveilleusement à cette disposition ainsi qu'on peut le voir aux clochers ou tours de la cathédrale de Salisbury et de l'église de Fribourg en Breisgau, de Strasbourg, etc.

Les clochers de la composition de Wren naissent du sol, la décoration augmente avec leur élévation; ils sont presque tous carrés en plan et s'élèvent d'aplomb sans diminution jusqu'à la moitié de leur hauteur. Il admettait sans doute que jusqu'à cette hauteur on ne les verrait pas à cause des maisons qui les entouraient.

Un ne peut juger qu'avec sévérité les clochers conçus par Wren, mais on est obligé de reconnaître qu'il leur donna une grande diversité de formes. Les églises de Sainte-Marie le Bovf, plus communément appelée l'église le Bow, de Sainte-Bride, du Christ et Saint-Yedast, ont les clochers les plus élevés de Londres ; ceux des deux premières églises sont les plus haut dans cette capitale. La variété de ces clochers surprend, mais elle ne contente point. Le clocher de Sainte-Marie le Bow est celui où il y a le plus de simplicité : toutefois le raccord du carré avec la partie cylindrique, n'est pas heureux ; celui de Ghrist-Church, ne forme pas un ensemble, ce sont des étages superposés. A Saint-Bride la partie supérieure est octogone, mais aucune ligne ne conduit l'œil jusqu'à l'extrémité de cette façon de fllèche ; à Saint-Vedast le clocher est pauvre en bas, et en haut il est burlesque par ses quatre faces concaves; dans le clocher de Saint-Michel, Cornliill, W^ren a essayé le gothique, mais sans réussite ; il ne se doutait pas des moindres règles de l'architecture ogivale. Le clocher de l'église de Saint- James (Jacques) est tout à fait insuffisant, avec son excroissance pyramidale sans proportion avec le bas. Enfin pour terminer la série des clochers conçus par l'architecte anglais, nous mettons sous les yeux du lecteur un clocher du quatorzième siècle, celui de l'église Saint-Dunstan , seule église préservée dans le grand incendie de 1666.

Quant à notre vignette de l'église de Saint-Botolphe, Bishopsgate,

ARCHITECTURE DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. 443 elle est l'œuvre de Jacques Gokl, un des architectes tpii aimaient à

Saiul-Marlin.

placer les clochers à fleur des façades ; Saint-Botolphe est un spécimen de nombre de modestes églises du règne de George I''"'.

LIVF-IE TROISIEME.

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