CHAPITRE V
Au commencement du seizième siècle la cour pontificale et les grandes familles qui luttaient avec elle, développèrent une magnificence particulière dans la vie, et Rome devint le premier centre d'importance de l'architecture italienne. Mais il est certain qu'on reconnaît la décadence de l'architecture et des arts en général dans l'époque qui suivit Michel-Ange.
Rome est riche en œuvres d'architecture considérahles, pompeuses, mais ces œuvres ne sont pas parfaites sous le rapport du goût : Rome est obligée de céder le pas à Florence, à Venise et à plusieurs autres villes d'Italie. Il y a peu d'édifices de la renaissance à Rome qui saisissent instantanément le sentiment et l'imagination d'une manière digne et qui les émeuvent. Il y a peu à admirer à Rome pour l'architecte en fait de monuments de l'époque qui suivit le moyen âge. On n'y observe aucune unité, chaque artiste laissait un libre essor à ses sentiments, son imagination, ses caprices et son arbitraire. Ce n'est cependant pas à dire qu'il n'y ait à Rome des détails, avec leur combinaison intelligente, qui témoignent d'une certaine originalité.
L'école romaine d'architecture a pour fondateur Rramante : elle comprend Antonio San Gallo, Michel-Ange Ruonarotti, Sansovino, Peruzzi et Yignole ; elle est terminée avec Domenico Fontana ; commencée en 1470 elle finit en 1607, et a duré un peu au delà de cent trente années. Rome moderne ne doit sa naissance qu'à l'époque du pontificat de Martin V, vers 1435.
L'école romaine d'architecture compte au nombre de ses artistes, Galeas Alessi né à Pérouse (en 1500;. Il était contemporain de
Vignole dont il suivit les- tendances. Il éiudia sous Jean-Baptiste Caporali, architecte de Pérouse qui a traduit et commenté Vitruve. Ensuite il alla à Rome où il devint l'ami de Micliel-Angc. La principale région où il exerça son activité comme architecte, fut la ville de Gênes et ses environs : là il édifia une ([uantité de palais et de
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