Encadrement des fenêtres du rez-de-chaussée
14. —Bandeau des fenêtres de la cour. 13. — Couronnement des fenêtres du premier étage
de fenêtres au second étage, celles du dessous sont moyennes el carrées, celles du dessus sont cintrées. Les grandes lignes sont
non interrompues, les Laies sont petites, celles du premier étage peut-être trop petites, le relief des parties ornementales i:33;i2IIZZIIZI 6St peu sensible, ce qui dans un grand
édilice produit une grande étendue, un
repos pour l'œil très favorable à la magnificence. Les ordres sont défectueux, mais on y retrouve de beaux ornements qui appartiennent à la belle époque du
quinzième siècle. Les pilastres de cette
■ — ■ — façade sont distancés irrégulièrement les
uns des autres. Une des portes d'entrée
a été exécutée sur les dessins de Dome-
„ , , , nico Fonlana : elle est de mauvais eroiit :
IG. — Baiiilcau dans la cour. f^ '
l'autre est due à Vignole et s'adapte convenablement au monument. La cour a deux ordres d'arcades posées
Corniche de couronnement.
dans le bas sur des colonnes de granit, ces arcades sont légères, aérées et élégantes. L'étage est trop élevé et pèse sur le rez-de-cbaus-
sée. Quant aux détails essentiels aux ordres, ils sont défectueux; cependant quelques-uns d'entre eux sont d'un Lon style.
Les loges ou corridors ouverts des trois côtés de la cour dite di SanDamaso sont l'œuvre de Bramante comme nous l'avons dit plus haut, et construites sous Jules II (de 1503 à 1513). Ces loges se composent d'un rez-de-chaussée formé d'arcades cintrées et de pilastres sans aucune ornementation. Le premier étage ouvert est formé de piliers carrés avec pilastres toscans et arcades à plein cintre ornées d'une mince archivolte. Le second étage est d'ordre ionique. Le dernier et troisième étage est de l'ordre composite romain. Ces trois étages ont chacun une balustrade : quoique d'une simplicité un peu froide, ces façades sont très élégantes.
Dans le cloître de l'église conventuelle du San Pietro in Montorio, Bramante éleva en 1502 une chapelle en forme de temple circulaire. Le péristyle de seize colonnes qui enveloppe le rez-de-chaussée, est d'ordre dorique avec un élégant entablement où des triglyphes et des gouttes sont reproduites. Vient ensuite une balustrade fort légère et enfin l'étage orné de pilastres sans chapiteaux : des niches entre les pilastres sont pratiquées entre les fenêtres qu'elles séparent les unes des autres. Le monument est terminé par une coupole. Il y a dans ce petit édifice de la tranquillité et une certaine élégance.
A Todi sur le Tibre, non loin de Spolète, Bramante a élevé l'église délia Consolazione, son plan est une croix grecque formée par quatre hémicycles. Les façades sont très simples, élégantes, mais les pilastres qui les décorent sont peut-être trop maigres. Une gracieuse coupole circulaire termine cet édifice. Les pilastres du rez-de-chaussée ont des chapiteaux corinthiens ou composites; ceux de l'étage sont ioniques, composites.
Il existe à Rome deux édifices de moyenne dimension mais parfaits dans leur composition et qui sont dus à Balthasar Peruzzi, architecte de génie et d'un grand talent; il s'agit du palais Massimi ' construit en 1532 et de l'édifice connu sous le nom de la Farnesina élevé dans les premières années du seizième siècle. Les (inivres de Peruzzi sont gracieuses, élégantes et supérieures à celles de Bramante dont le style a une certaine maigreur qu'on peut lui reprocher souvent; au palais Massimi la forme du terrain obligea