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Ferrerio, Palazzi di Roma, lib. I, ta bula

Ikk LIVRE TROISIÈME.

l'architecte à donner une façade convexe à l'édifice. L'ordre du rezde-chaussée est dorique et consiste en pilastres avec un entablement de belle proportion, ajîpuyés sur un mur rustique. Le reste de la façade est également rustique, au premier est une rangée de belles fenêtres encadrées d'un cliamljranle de grand goût. Au-dessus de ce premier étage existent deux rangées de fenêtres d'un médiocre effet et qui ne sont probaljlement pas de Peruzzi cj[ui mourut avant l'achèvement de ce palais. Le vestibule a une belle disposition et la petite cour est réellement de toute beauté : elle est carrée avec une loggia voûtée des deux côtes.

Le palais d'Agostino Ghigi bâti par Peruzzi, et nommé aujourd'hui la Farnesina', est un monument dû à cet amateur distingué des arts c[ui le fit élever dans sa villa pour ses plaisirs et pour être le théâtre de sa vie luxueuse. Le style de la Farnesina répond complètement à une construction champêtre, petite mais gracieuse et fort élégante. Au milieu la façade se compose d'un arrière-corps flanqué de deux pavillons latéraux de peu de saillie. L'arrière-corps se compose de cinq arcades cintrées formées de pilastres doriques : ces pilastres se continuent sur les deux avant-corps, où l'on voit deux fenêtres. Au-dessus règne un entablement savamment profilé. Au premier étage il y a neuf fenêtres avec chambranle très simple mais offrant de beaux profils; elles sont séparées par des pilastres également doriques. Cette façade est terminée par un riche entablement dont la frise contient les petites fenêtres de la niezzanina ou étage bas. On peut recommander aux jeunes architectes les belles proportions comme les détails de ce gracieux petit édifice. Né en 1481, Peruzzi mourut en 1536. — A Bologne il éleva le palais Albergati.

Sébastien Serlio, élève de B. Peruzzi, était un des architectes les plus éminents de la Renaissance. Il avait le génie de l'architecture, un goût très pur et de l'élégance dans les proportions du petit nombre de monuments cju'il a élevés. Il est moins connu par ses constructions que par ses livres sur l'architecture. Cet artiste distingué a passé la plus grande partie de sa vie en France, où François P'' le protégea. Il a peut-être contribué par son talent et ses connaissances théoriques à l'édification du Louvre ; mais ce qui est certain, c'est qu'il a eu l'occasion de le montrer au château de Fontainebleau où

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