Arrière-cabinet, deuxième étage
cintre; au milieu d'elles étaient des meneaux formant la croix et les divisant en deux baies jumelles, terminées au sommet par un petit arc surbaissé. Cette partie de la façade est ornée de contreforts unis^ destinés à supporter les pilastres du premier étage. La partie de droite de la façade est pleine, sans ouverture, mais également ornée
de contreforts semblables aux premiers. Là, où se termine le rez-dechaussée, est appliquée une autre tourelle, dont l'encorbellement est au niveau du sommet des fenêtres précédemment nommées. Cette tourelle, simple balcon, n'a point de prisme qui le supporte, il pose directement sur l'encorbellement et formait terrasse, comme les précédents. Nous arrivons maintenant au premier étage, formé de treize arcades donnant l'accès de la lumière aux appartements, arcades percées de fenêtres rectangulaires à croisillons ; le mur où sont pratiquées ces arcades et ces fenêtres a une grande épaisseur, afin de faciliter cette disposition. Une partie de ces arcades est à arc surbaissé, tandis que d'autres ont pour sommet un simple arc d'un grand rayon.
Le mur d'appui de ces fenêtres est plein et divisé en deux panneaux ornés à chaque baie. Au-dessus des contreforts du rez-de-chaussée s'élèvent des dés ou piédestaux destinés à supporter d'élégants pilastres ornés qui séparent entre elles les ouvertures de la galerie. Ces pilastres soutiennent une architrave surmontée d'une fine corniche. Au-dessus, au second, la disposition du premier étage est répétée, mais dans un goût plus simple. Au-dessus de la première corniche, on voit de petits piédestaux sur l'axe des pilastres inférieurs et qui supportent encore des pilastres non ornés. Vient ensuite l'entablement à coquilles dont il a déjà été parlé, et qui semblent devoir remplacer les mâchicoulis des châteaux forts du moyen âge. Cet entablement est couronné d'une corniche de petite hauteur et où l'on voit des gargouilles placées sur l'axe des pilastres. Vient ensuite un attique ou loggia à l'italienne formée de fines colonnettes supportées par des niches à coquilles et d'une balustrade légère. Le corps de bâtiment contre lequel s'appuie cette façade a 17 mètres de profondeur.
Le château de Fontainebleau est lié étroitement à l'époque brillante de l'art français du commencement du seizième siècle, et qui doit ses magnificences au roi François I""". Ce château* est une agrégation de constructions qui datent du treizième jusqu'au dix-huitième siècle, de
1. Fontainebleau, études pittoresques et historiques sur ce château, considéré comme Vun des types de la Renaissance des arts en France au seizième siècle, par A. L. Castellan. Paris et Fontainebleau, 1840. 1 vol. in-8 avec 85 gravures.
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