‹ Histoire générale de l'architectureChapitre 66 sur 108 · Blondel, tome IV · texte numérisé non relu

Blondel, tome IV

science de riiomme. Par la Réforme on était encore arrivé au principe qui reconnaissait à la raison le droit d'examen, qui proclamait la science critique en opposition du principe de l'immutabilité de croyance religieuse, de celui de l'autorité de l'Église romaine et de la foi absolue. C'était alors une lutte entre la raison et la foi pour l'autorité impérieuse. Cette raison depuis longtemps diffamée et condamnée comme hérétique arriva, par des concessions et des traités, à la possibilité d'un développement indépendant, et de plus, elle put maintenir ses positions malgré toutes les luttes qu'on lui suscita. Dans son développement indépendant, elle constitue le génie des temps modernes dans l'État, l'Église, la religion, la science, les mœurs et l'art. Or l'esprit ne se développe dans son indépendance intrinsèque que lorsc[ue qu'il est de plus en plus vainqueur des obstacles c[ui lui font la guerre. Il faut que ces derniers existent afin que l'esprit puisse se développer entièrement : ces obstacles mêmes sont, d'un autre côté, dans la loi du monde, le meilleur moyen de développement complet de la puissance et de l'énergie intellectuelles.

A l'épocfue en question, le plus grand empêchement n'était point encore arrivé à son complet développement. I\Iais lorscjue cet empêchement eut atteint son apogée, le protestantisme était déjà arrivé au point qu'aucune opposition ne fut capable de le terrasser. Cette opposition se manifesta dans la fondation de la société de Jésus, qui avait pour but l'anéantissement du protestantisme.

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