CHAPITRE VIII
N'était-ce pas une ironie du sort, que cette société qui se donna pour mission la destruction du christianisme restitué, vrai, ait ahusé du nom du fondateur du christianisme ? Pauvreté, chasteté, obéissance absolue au pape, qui pouvait lancer les membres de l'ordre sur les Turcs, les hérétiques, les gentils, les croyants et les incrédules, constituaient les vœux de la milice jésuitique. Ge qui concernait les croyants et les incrédules rendait l'ordre surtout agréable à la papauté. Les jésuites formaient une milice, une phalange chevaleresque et religieuse, en l'honneur de Jésus, qu'elle nommait son chef supérieur. L'institut des jésuites exige d'employer tout ce qu'il y a de nerf et de vigueur en eux à observer l'obéissance d'abord à l'égard du souverain pontife, ensuite à l'égard des supérieurs de la société, de telle sorte que tout ce qui peut faire l'obéissance jointe à la charité, ils l'accomplissent à sa voix comme à celle de Jésus-Christ, et même le plus promptement possible, d'autant plus que s'ils obéissent à un homme, ce n'est que parce qu'il représente Jésus-Christ, ce n'est que par amour et par respect pour lui. Abandonnant toute occupation, laissant même inachevée la lettre qu'on commençait à écrire, ils doivent diriger vers ce but toutes leurs forces et toute leur volonté, selon le Seigneur, de telle sorte que la sainte obéissance soit toujours et en tout parfaite en eux, parfaite dans l'exécution, parfaite dans la volonté, parfaite dans l'intelligence. Ils doivent exécuter ce qui leur est commandé avec promptitude, avec contentement d'esprit, avec persévérance. Ils doivent être persuadés que tout est juste quand le supérieur l'ordonne; par une obéissance aveugle, ils doivent rejeter toute idée, tout sentiment contraire à ses ordres, toutes les fois
(|u'on pourra,selon ce qui a été dit, y apercevoir quelque péché, et ([ue chacun se persuade que ceux qui vivent dans l'obéissance doivent se laisser mener et conduire à la volonté de la divine Providence par l'entremise de leurs supérieurs, comme un cadavre qui se laisse tourner et manier en tous sens, ou encore comme un bâton qui sert partout et à toute fin au vieillard qui le tient à la main.
Ce que les jésuites entreprirent contre la réforme de la foi et des abus ecclésiastiques, n'eut lieu, nous le répétons, qu'aune époc£ue où cette réforme fut déjà assez puissante pour que la ruse et la ténacité de Tordre ne fussent plus en état de l'écraser. Car au contraire les eflorts persistants de la Réforme amenèrent toute la puissance du développement le plus accompli de la vérité et des lumières de la raison, source absolue de toute science, et de tous progrès intellectuels. La foi aveugle, basée sur l'autorité, réveilla et nourrit l'opposition de la religion constituée sur l'examen et l'épuration qui, plus on en appelait aux décisions autoritaires de l'Église infaillible, ramenait d'autant plus au christianisme primitif et aux enseignements de l'Écriture, et également à la raison comme organe définitif en fait de foi.
On juge l'esprit de l'ordre des jésuites par le but qu'il s'était proposé. Ce but a toujours été le maintien de l'unité matérielle et visible du catholicisme romain ou cléricalismej ainsi que la domination sur l'opinion publique, et dans l'exécution de ce but, l'ordre a toujours choisi l'instruction, la foi et la conscience, qu'il asservissait, comme moyen d'action, en cherchant à se rendre maître de l'esprit et de l'inteliigence de la cour de Rome. Ennemie de la Réforme et des nouvelles idées rationnelles de la Renaissance amenées par la connaissance des trésors de tout genre de l'antiquité, la société de Jésus a fait parade d'une érudition superficielle, facile et d'une apparence de lumières calculées seulement pour maintenir la raison dans un état de soumission "" crépucule, afin de ne jamais la laisser arriver à ' berté morale: elle a cherché à dissim'^^ ..a^^me de la liberté le despotisme ecclésiasticf , en flattant l'égoïsme des puissants et des habiles dans les affaires du monde, en leur promettant l'éternité de l'assujettissement et de l'esclavage de la grande masse des hommes. Le jésuitisme a régné tantôt par des artifices divers, tantôt par une morale obscène et élastique, tantôt par une
austérité ascétique, tantôt par une érudition savamment étalée, tantôt par le mépris pour la science humaine, tantôt par un intérêt souple et agile pour les affaires du temps, tantôt enfin en faisant artificieusement suspecter les dangers imaginaires de l'esprit public de l'épo- ' que. La compagnie de Jésus a été le modèle inimitable d'une police secrète qui a dominé et qui domine toujours la conscience et la vie domestique, les cours et l'État, l'Église, la littérature, l'instruction et l'éducation. Le but du jésuitisme est d'écraser la spontanéité, l'initiative et l'expansion de l'esprit et du cœur des individus formant la société humaine. L'art dut se faner et s'abâtardir sous un tel pouvoir.
Avec le temps, vers le commencement du dix-septième siècle, il se développa dans le domaine de l'art une nouvelle et hardie activit(' de l'existence vitale, expression des agitations exaltées, poussées jusqu'à l'impétuosité effervescente qui en même temps se manifesta aussi dans l'étendue de l'esprit.
Le catholicisme eut conscience du danger qu'il s'était lui-môme préparé en négligeant le développement intellectuel. Il s'arma donc de nouveau de toutes les forces et moyens dont il pouvait disposer et se créaune chevalerie nouvelle (l'ordre des jésuites), chevalerie fougueuse, destinée à combattre et perdre l'ennemi, et il commença la lutte. Mais elle rencontra le génie de la Renaissance, dont la puissance lui était supérieure. Ce génie armé en guerre comme lui, accepta le combat, la lutte matérielle. La lutte qui suivit lâcha la bride aux passions brusques, violentes et qui dans les œuvres d'art nous apparaissent avant tout d'une manière caractéristique. Elles devaient de nouveau disposer du maniement naturel de la forme ; dans les pays catholiques on retourna soigneusement avec intention aux œuvres du passé, où elles s'étaient manifestées avec le plus d'éclat. On étudia les maîtres antérieurs, ceux du seizième siècle, on tenta de les imiter; on ne fut pas tout à fait malheureux, mais on ne put néanmoins parvenir à s'élever par la seule étude intelligente et studieuse jusqu'au développement indépendant et clair de l'esprit. Les efforts tentés dans ce sens nous laissent plus ou moins froids.
L'ordre des jésuites, en faisant de l'homme une simple mécanique vivante, obéissant à une autorité purement humaine, étouffa chez ses membres la liberté du génie, l'indépendance du talent, l'essor licite de l'art. C'est dans ces conditions qu'il conçut un style d'archi-
lecture bâtard, sans vie, sans élégance, sans charme aucun : un style chaponné; il a concouru à dégrader l'architecture partout; en Europe, où il a exercé son pouvoir, il a dégradé la moitié des monuments élevés depuis bientôt trois siècles.
Le but de la société de Jésus était de dominer l'opinion publique; dans ce but, elle choisit le seul moyen efiicace et actif: l'instruction, la foi et la conscience devaient être dans leurs mains d'une manière absolue, ensuite elle chercha à devenir maîtresse de l'intelligence ; c'est ainsi que dès la fin du seizième siècle la société de Jésus jeta les fondements de la lutte de l'opinion jjublique avec la doctrine de l'obéissance aveugle, lutte qui ébranla la ])lus grande partie de l'Europe au dix-septième siècle, jusqu'à ce qu'enhu le système du jésuitisme, basé sur le despotisme le plus absolu, se ruina lui-même.
La vie intellectuelle avait éprouvé un choc salutaire et puissant par la renaissance de l'étude de la littérature classique de l'antiquité, étude dont l'épanouissement vint en aide à la réforme religieuse de Luthei-; elle combattit avec les armes prépai'ées par la Renaissance ; mais elle s'en distingua bientôt par l'immixtion de l'esprit porté à la critique scientifique, et le rapprochement du peuple. Si les études en question avaient eu un soutien distingué, si elles avaient gagné en leur faveur les esprits les plus intellectuels et les plus cultivés, l'émotion morale qui prit naissance dans la réforme religieuse s'étendait dans les ramifications les plus éloignées; ses racines plongeaient dans l'esprit populaire, ses fruits ne se fussent pas limités aux savants seuls. On ne peut pas dire en l'honneur de la Réforme qu'elle ait étendu le cadre de la science, tel que le firent les études des humanistes; mais elle donna au génie de la critique, une direction plus élevée, plus noble que jusqu'alors, parce qu'une dotation scientifique est une exigence d'absolue nécessité pour la vocation de la réforme, afin qu'elle puisse avancer l'instruction religieuse et celle de l'école. Mais elle n'éclaira pas toutes les directions, elle ne supprima pas toutes les doctrines irraisonnables.
C'est dans l'Église catholique que fut attaquée la vie scientifique dans sa racine, tandis qu'elle semblait exceller par les productions les plus brillantes. La fécondation des esprits qui, par les études humanistes, s'était avant tout étendue sur l'Italie, était une copie de la culture classique de l'anticpiité, et l'Eglise catholique en Italie, jus([u'à la Réforme, fut un récipient d'une partie de ce paganisme. Mais cet
ëtat ne pouvait continuer, dès que l'esprit d'antagonisme s'éveilla chez ceux qui abandonnaient la vieille église. Les excellentes armes que les études humanistes offrirent aux réformateurs pouvaient convenir au système défensif de l'Église catholique ; le plus bel épanouissement des fleurs de la littérature italienne, se dessécha; au lieu de l'esprit qu'elle respirait et dont elle devait s'emparer pour s'en faire une arme, la papauté et les jésuites évoquèrent l'obscurantisme et le fanatisme ; au lieu de rendre hommage à l'essence de la science, on n'en tint en honneur que la forme et la méthode. Par la censure et la mise à l'index, on posa des bornes étroites au développement indépendant dans la voie de l'étude intellectuelle, on lui donna une direction normale dont il était défendu de dévier. La manière de traiter la science à l'instar des scolastiques fut remise en honneur; mais en même temps les jésuites introduisirent une culture de parade et de clinquant dans ces lieux bien gardés, culture qui augmenta l'intérêt des esprits captivés par la chimère d'une science prétendue. Leurs établissements d'instruction, leur plan d'enseignement, leurs livres de classe, leurs méthodes, leur dextérité et leur adresse à employer l'engin dont ils disposaient avec ostentation tout cela avait une apparence séductrice et captieuse ; les protestants en furent éblouis et envoyèrent leurs enfants aux écoles des jésuites. Il en fut de la culture jésuitique comme de cette taille artificielle des arbres des jardins fastueux du style de la vieille France; on n'y tolérait aucun végétal naturel, on n'y permettait que la parure selon les règles du maître jardinier.
Dans cet état de choses, l'élan du génie des beaux-arts fut comprimé dans son expansion ; l'architecture dut se plier à la routine, se soumettre à copier des types présentés, et de copie en copie sans liberté, on en vint à un art sans goût, sans agrément, sans ampleur et enfin sans mouvement organique. Incapable de comprendre ou dédaignant la magnificence gracieuse des monuments de la renaissance italienne et de la renaissance pittoresque française, le style d'architecture des jésuites se contenta de la pratique des enseignements de Vitruve et de Vignole appliqués d'une manière triviale, donnant naissance à un style morne et sans âme, bâtard et maniéré.
Les souverains catholiques favorisèrent magnifiquement l'Église dans la main des jésuites; leurs collèges et leurs églises furent dotés de richesses immenses; leurs instituts furent autant de déversoirs
pour l'économie nationale du soin de la propriété populaire, leurs établissements de bienfaisance n'étaient que très limités en proportion de leurs richesses. Le papePaulIII, en entendant le fanatisme de Loyola, put s'imaginer, dans sa naïveté qu'il entendait l'esprit de Dieu ! ou l'Esprit saint !
En l'année 1568 et sous les auspices du cardinal Alexandre Farnèse, Yignole commença à bâtir à Rome l'église del Gesri, sur les dessins approuvés par le cardinal; le plan, plus que pauvre, ne vaut aucune critique; son élève, Jacques de la Porte, la termina: on dit même que la façade est de ce dernier. La façade de l'église des Jésuites est pauvre de composition, et comme toujours à deux étages superposés, la travée centrale du rez-de-chaussée de la façade, où se trouve la porte d'entrée principale, exhibe un fronton triangulaire, contenu dans un fronton curviligne, partie du cercle. Les détails d'ornementation de cette façade témoignent d'une grande maladresse dans leur emploi.
L'intérieur de l'édifice offre une architecture qui veut paraître pompeuse, mais qui manque totalement de goût; la maison professe, à la droite du portail, a été bâtie par Girolamo Rinaldi. C'est dans cette maison que le général de l'ordre a son siège; c'est aussi dans cette habitation qu'est englobée celle d'Ignace Loyola : on y montre môme le lieu où il mourut en l'année 1556. La chapelle de gauche du transept, dédiée à saint Ignace, d'un goût dégradé mais d'une grande surabondance de richesse, est l'œuvre du père Pozzo, qui stupéfie par l'incommensurable étendue de ses folies en architecture : il a placé piédestaux sur piédestaux, colonnes sur des consoles; son style est une perpétuelle ondulation, on y voit des frontons interrompus, des projections inutiles, des parties irrégulières, et ce qui est surtout monstrueux mais tout à fait jésuitique, des colonnes torses qui s'élèvent comme des serpents. Le père André Pozzo était né en 1642 et mourut en 1709.
L'église du Gesû à Rome peut servir et a servi de type pour un grand nombre d'églises bâties en tous pays par les jésuites.
En 1609 Louis XIII accorda aux jésuites un emplacement où se trouvait une partie des murs de l'ancienne enceinte de Paris, Les jésuites résolurent alors de faire élever sur ce terrain une église qu'on mettrait sous le même patronage qu'une chapelle que le cardinal de
Bourbon, oncle de Henri IV, avait fait élever eu 1588, auprès de leur noviciat. Les jésuites François Derand et Martel Ange conçurent chacun un projet. Martel Ange avait pris pour modèle l'église
63. — Partie de la façade de l'église des SS. Paul et Louis, à Paris.
du Gesù à Rome. Derand présenta un projet tout entier de sa composition qui fut adopté et dont il commença l'exécution en 1627. Cette église est celle de Saint-Paul et Saint-Louis, rue Saint-Antoine à
Pai'is. L'architecte jésuile a choisi l'ordre corinthien pour le portail de cette église, mais sans adopter de cannelures pour les colonnes. Il a fait un mensonge en élevant son portail à deux étages, surmontés au milieu seulement d'une sorte d'attique qui est là on ne devine pas pourquoi. Nous avons dit que les deux étages étaient un mensopge architectonique, car l'intérieur n'offre qu'un rez-de-chaussée; au lieu d'un fronton triangulaire, c'est un tympan cintré qui couronne le frontispice de la porte centrale. Toute cette façade affecte la simplicité, mais elle n'est nullement simple par le grand nombre de ses parties architectoniques. On y voit de beaux détails gauchement appliqués. Les sculptures décoratives, d'un goût très commun, sont prodiguées, à tel point que l'œil ne rencontre aucune partie lisse où il puisse se reposer. Dans la partie centrale du premier étage existe une décoration de forme elliptique dans laquelle apparaissait le monogramme de Jésus (IHS), emblème de l'ordre des jésuites.
Un autre exemple du style des jésuites est offert dans l'église paroissiale Saint-Laurent de Dijon. La façade se compose : 1" d'un rez-de-chaussée à colonnes d'ordre ionique, au nombre de quatre, deux aux extrémités et deux au milieu, couronnées d'un maigre entablement, lui-même coiffé au centre d'un fronton curviligne ; 2° d'un deuxième étage également à quatre colonnes placées sur l'axe des premières : ces colonnes sont d'ordre composite. Gomme au rez-dechaussée, l'étage est divisé en trois parties verticales, dont les deux latérales présentent des frontons curvilignes. La partie centrale est ornée d'un panneau rectangulaire oblong baroquement découpé à l'extérieur. Au centre de ce rectangle il y a un ovale avec le monogramme de Jésus. Dans les parties latérales bas et haut, sont pratiquées des niches avec des statues de saints. Au-dessus du premier étage, s'élève une partie pleine, amortie au milieu par une sorte d'attique, couronné d'un fronton triangulaire dont la corniche est soutenue par deux consoles. Au milieu existe une niche carrée avec un encadrement très simple. L'attique est flanqué de chaque côté d'une console renversée, baroquement découpée et ornée. La partie haute est peut-être une addition postérieure peu heureuse, car elle écrase l'ensemble de la façade. Un œil un peu exercé devinera sans efforts le style d'architecture des jésuites, de ce style châtré de toute élégance, de vie et de mouvement. L'architecture des jésuites est conçue pour ne produire aucune émotion : elle ne doit être qu'un
accident; leurs églises coquettes sans re'elle Leaulé, ne sont que des lieux de réunion, où l'esprit doit se soumettre à ce qu'ils nomment le sacré cœur, inventé il y a trois siècles.
Les jésuites ne prirent pas l'architecture plus au sérieux qu'aucune des faces de la vie intellectuelle des peu])les : leur seul Lut était d'en imposer par elle. Les jésuites d'Allemagne s'en tiennent jusqu'au milieu du dix-septième siècle, avec une modestie affectée, au style ogival et même au style roman, comme le témoignent leurs églises de CoLlentz, de Bonn, de Cologne et tant d'autres. Les intérieurs de leurs monuments de cette époque sont ornés avec une richesse abondante, légère et gaie, ils fourmillent de dorures et de sculptures; les autels de leurs églises sont surtout un assemblage colossal de fleurs, de nuages d'anges aux ailes de coq, de saints et d'architecture burlesque, svn^raontés la plupart du temps de tableaux de médiocre mérite. Depuis le milieu du dix-septième siècle, ils se sont rendus ordonnateurs de l'architecture ecclésiastique : ils s'approprièrent alors le style italien en décadence, dont ils firent leur propriété et leur type. A cette époque, au faîte de leur puissance, ils construisirent leurs vastes églises et certes la plupart avec une grande solidité et pompe. Ils choisirent pour la décoration, surtout en Italie, les matières les plus précieuses, telles que le jaspe, le porpbyre, le lapis-lazuli, etc. ; les plafonds, les voûtes, les pilastres et d'autres parties furent surchargés de riches caissons, de feuillages et de guirlandes ou de festons. Mais la composition de l'ensemble est restée pauvre sans imagination, c[uelque abondants C{ue soient les enroulements pratic^ués aux clochers et aux coupoles. Le grand éclat de leur style ecclésiastique, malgré sa pauvreté intrinsècpie, entraîna l'architecture religieuse catholique qui, en imitant les jésuites, sacrifia tout à l'effet matériel. De nos jours le style des jésuites affecte le classique de la fm du dixhuitième siècle. Ils ne dédaignent pas l'effet dans cette forme simplifiée, et dans ce but, ils placent des chapiteaux en matière blanche sur des colonnes ou pilastres en marbre noir. Ils sont aussi très habiles à produire des efl'ets mystérieux de lumière au moyen de draperies et de rideaux.
Aujourd'hui le règne de cette architecture jésuitique est fini : elle ne tient plus en tutelle l'art moderne.