‹ Histoire générale de l'architectureChapitre 95 sur 108 · Né fi Iliklosiioim on 1774. mort on 1R · texte numérisé non relu

Né fi Iliklosiioim on 1774. mort on 1R

la place Royale, présente au centre de l'édifice, élevé seulement d'un seul étage, un portique octostyle d'ordre ionique, redoublé en profondeur, portant un entablement un peu maigre pour l'élévation des colonnes; cet entablement est surmonté d'un fronton triangulaire. Le péristyle domine les autres parties de la façade, qui ne s'élèvent, à droite et à gauche, que jusqu'à la hauteur de l'astragale des chapiteaux. Trois niches de chaque côté du péristyle, ajustées avec des pilastres qui supportent leur entablement et leur fronton aigu, interrompent seules les grands lisses du mur de face, terminé aux angles extrêmes par un pilastre, ce qui laisse une trop grande étendue d'entablement sans supports intermédiaires.

La façade de cet édifice, entièrement revêtue de marbre blanc et rouge, manque cependant de vie et de grandeur; la Glyptothèque a coûté deux millions de francs.

L'architecte de la Glyptothèque est aussi l'auteur de la Pinacothèque de Munich, dont la première pierre fut posée en 1826 et qui fut achevée en dix ans. Ce monument plus étendu que le précédent, a 163 mètres de longueur sur 29 mètres de profondeur. Le plan ressemble à deux T couchés (e— a) et forme une succession de huit salons destinés aux œuvres de peinture. Les deux façades sont flanquées aux extrémités d'un pavillon peu saillant de 13 mètres de longueur, sur autant de profondeur et de 22 mètres d'élévation. Le style des façades est la reproduction de ceux de Rome. La façade est formée de deux rangées de fenêtres à plein cintre au nombre de vingtcinq, superposées; au rez-de-chaussée et au centre est pratiqué un péristyle formé par quatre colonnes de front. Les vingt-cinq fenêtres de l'étage sont placées entre des pilastres d'ordre ionique. Cette façade est couronnée par une corniche ornée de consoles. L'ensemble de la façade est surmonté d'un attique décoré simplement de pilastres et avec toiture en tuiles ornées.

L'église de Saint-Louis a été commencée en 1829 et terminée en 1838, dans un style qui ne fait pas honneur à son auteur F. Gartner : ce style conviendrait à une œuvre de menuiserie — Le nouveau palais, commencé en 1826 et achevé en 1836, est encore une œuvre de Klenze. Ge palais est une inspiration intime du palais Pitti de Florence, sauf qu'il n'en a pas la dimension ni la majesté. Il a 135 mètres de longueur et 47 de hauteur; les trois étages reproduisent les trois ordres grecs ; cette façade vous laisse froid.

La Bibliothèque, dans la rue Saint-Louis, est encore l'œuvre de l'architecte Gartner*; la façade a 157 mètres de longueur et 27 mètres d'élévation.

Il y avait en Prusse deux militaires qui ont exercé l'architecture; le premier était le capitaine baron de Knobelsdorf, qui après avoir visité l'Italie et la France, prit son congé pour s'adonner à l'architecture. Parmi un certain nombre d'édifices, on cite de lui le château de Sans-Souci (1745), la salle de l'Opéra à Berlin, l'aile nouvelle du château de Gharlottenbourg et enfin le palais de Dessau. Cet architecte appartient à ces artistes constructeurs du dix-huitième siècle qui, les premiers, ont cherché à supprimer les formes arbitraires du genre dit rocoeo, pour s'adonner à la reproduction de l'antique, qui pour eux n'était cependant qu'un style classiquement morne, avec ses pilastres, ses modillons renversés, en un mot le style académique pondu par Mansart neveu et Gh. Lebrun, le genre Louis XIV tel qu'on le voit étalé au sombre château de Versailles. Le capitaine-architecte baron de Knobelsdorf, né en 1697, est mort en 1753.

Le second officier prussien qui devint architecte amateur a été le général de Schlun, auteur du château- ou résidence royale actuelle de Munster. La façade principale ne manque pas, dans son ensemble, d'une certaine magnificence. Au centre est un avant-corps circulaire d'ordre corinthien, relié par deux ailes un peu en retraite, à deux pavillons en avant-corps; le style en est correct, sans arbitraire : on y voit un rez-de-chaussée, un étage et une mezzanine, d'un style simple, modeste avec élégance. On y rencontre de légères réminiscences du château de Versailles et du palais du Luxembourg. Les grandes cheminées du siècle précédent ont disparu, le toit est à la Mansart et les lucarnes sont sans importance. Ce monument a été terminé en 1767, sous le règne du grand Frédéric. Le château de Munster a sans doute eu pour modèle celui de Bieberich, bâti eu 1721 par les princes Jean et Georges-Auguste de Nassau.

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