‹ Histoire générale de l'architecture Moyen ageChapitre 31 sur 367 · GIT · texte numérisé non relu

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à Rome, par exemple, où l'on construisait, dans les temps les plus reculés, uniquement en tuf; là, la construction polygonale ne fut point employée. On peut ramener l'analogie des deux premières catégories à la naiure des matériaux et au but de l'œuvre; mais il est impossible d'attribuer uniquement au hasard la construction polygonale des murs et des portes avec le contre-fort en saillie à droite des assaillauts, les laissant ainsi à la merci des assiégés, œuvres qui se voient identiquement les mêmes dans les fortifications italiques et grecques. Mais il y a encore d'autres indices importants qui se rapportent à l'influence grecque; ce n'est que dans cette partie de l'Italie , par exemple , qui fut soumise par les Grecs ou en rapport avec eux, que ce genre de construction pour les murs est devenu coutume du pays, et que les murs polygonaux proprement dits ne se rencontrent en Étrurie qu'à Pyrgoi et dans les villes de Cosa et de Satnrnia qui n'en sont pas éloignées. La fondation des murs de Pyrgoi avec le nom significatif de « tours » est attribuée aux Grecs avec autant de certitude que celle des murs de Tiryns, et il est très-probable qu'on a en eux le type d'après lequel les Italiques ont appris la construction des murs en général. Le temple enfin surnommé « Toscan » du temps de l'empire, et qui fut considéré comme un genre de style coordonné aux différentes sortes de temples grecs, est en général comme ceux-ci, ordinairement un espace rectangulaire, enceint d'une muraille (la cella), au-dessus des murs et des colonnes duquel le toit est suspendu. Dans tous ses détails aussi et surtout dans la colonne elle-même, ainsi que dans toutes ses parties architectoniques, ce temple est bâti à l'instar du modèle grec.

Quant au développement architectonique de la maison, il a incontestablement pris sa naissance chez les Étrusques. Les Latins et les Sabelliens tenaient toujours opiniàtrément à la hutte en bois traditionnelle, en même temps qu'à la vieille et bonne coutume de ne pas* consacrer de demeure à la Divinité; ils ne lui assignaient qu'un espace sacré, tandis que les Étrusques avaient déjà commencé à transformer la maison d'habitation avec art et à élever, en imitation de la maison de l'homme, un temple à la Divinité et un tombeau pour l'àme. Ce qui prouve qu'on n'arriva dans le Latium à des constructions de luxe qu'au moyen de l'influence étrusque, c'est la dénomination du style le plus ancien des temples et des maisons particulières, qu'on qualifiait de Toscan (Ratio Tuscanuu; cavum xdium Tuscunicum). Quant à ce qui a rapport au caractère de cette transposition.

h; temple grec imite bien en généra) la forme de la maison, mais il est bâti on pierre de taille, couvert de tuiles: les proportions, prescrites par la pierre et la terre cuite, ont donné naissance à l'application des lois de la nécessité et de la beauté.

La tradition et le souvenir de la partie primitive de la maison romaine et destinée à l'usage de la famille ne se sont jamais effacés : dans la suite des temps, le ledits genialis, comme image symbolique, et la telx, en face de la porte, conservèrent leur signification, et le mot atrium restait usité dans la poésie pour désigner la maison en général.

Dans différents lieux, l'atriolum fut maintenu, par exemple, dans la villa de Cicéron, mais seulement, il est probable, comme un usage traditionnel qui servit ensuite aux architectes de motif pour développer la maison sur une plus grande échelle : témoin le Laurentinum de Pline le Jeune. Mais l'atriolum manque tout à fait dans les maisons italiques, tant dans celles de Pompéï que dans celles tracées sur les fragments du Capitole, représentant le plan de Rome.

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