CHAPITRE III
depuis l'A**** 1*6 jcrqo'a l'annép. 30 ATAHT L'Ut VUUAUt.
Dès la fin du n* siècle avant l'ère vulgaire, une grande quantité d'objets d'art fut transportée de la Grèce à Rome. A mesure que le nombre en augmentait, le goût des arts se développait. Alors statues, peintures, colonnes, chapiteaux et autres objets en marbre précieux , furent apportés dans la nouvelle capitale du monde. Les fresques même ne furent pas oubliées; on apprit à les détacher des murs avec l'enduit sur lequel elles étaient exécutées. Murena et Varron enlevèrent de Lacédémone des peintures de ce genre'. Enfin le consul Lucius Mummius prit Corinthe en l'année 146 avant l'ère vulgaire, et tous les objets d'art que renfermait cette cité, une des villes les plus riches de la Grèce, furent envoyés à Rome. A l'occasion du transport de ces trésors de l'intelligence, nous avons une preuve éclatante de la brutalité des Romains et de leur ignorance de la valeur morale des créations sublimes de l'esprit et du cœur de l'homme. Cette preuve nous est fournie par un auteur qui n'est pas suspect en fait de partialité. Velléius-Paterculus, qui vivait environ cent cinquante ans après Mummius, dit de lui : « Mummius tam radis fuit, ut, capta Corintho, quum maximorum artificum perfectas manibus tabulas ac statuas, in Italiam portandas locaret, juberet prxdici conducentibus , si tas perdidissent , novas esse reddituros. « Mummius était tellement ignorant, qu'à la prise de Corinthe, en convenant du transport