LES PAGODES
ment. Au rez-de-chaussée seulement il y a une immense salle éclairée uniquement par une lampe suspendue au plafond. Cette construction pyramidale est couronnée par une sorte de coupole se terminant en pointe vers le sommet, sur lequel il y a une sphère surmontée d'une aiguille de métal. Cette pagode est consacrée à Shiva qui représente le principe de l'anéantissement et de la transformation de toutes choses. Le taureau, auquel le sol doit sa fertilité annuelle, et qui, chez les Indiens, est en même temps le symbole de la fécondité et de la justice divine, est consacré à Shiva. Cette divinité a pour monture, selon la religion indienne, le taureau Nandi. Aussi voit-on la représentation de cet animal dans l'enceinte de la pagode de Shiva à Tanjore. Elle a, du sommet des cornes, h mètres d'élévation et près de 5 mètres de longueur. Cette sculpture remarquable est en porphyre brun foncé. L'animal sacré est placé sur un fondement formé de trois marches. Le tout est contenu dans une espèce de portique à jour, dont le plafond est soutenu sur seize piliers ornés.
Les pagodes les plus remarquables sont dans la partie méridionale de l'Inde, sur la côte de Coromandel, à Madure \ à Tritchinapaly, à Siringham, à Combouconum, à Tranquebar, à Tripetty, à Chalembaram , à Canji-Puram, etc. Dans la province d'Orissa, la pagode de Jagannathas8 (Jagarnaut) est surtout célèbre. Dans les provinces arrosées par le Gange il existe encore un grand nombre de ces monuments.
fn brahinine savant, nommé Ram-Raz, a publié en langue anglaise un Traité sur l'Architecture indienne, dans lequel il reproduit d'anciennes lois sur l'art de construire, appliquées aux pagodes modernes. Les planches accompagnant cet intéressant ouvrage ne reproduisent que des monuments qui ne sont pas d'une grande antiquité 5.
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inl t«. 3aytTunv(rt. SBcimar, 1847. 2 vol. in-8.
INTRODUCTION
Un esprit funeste, ennemi de l'ordre, a pénétré depuis une longue série de siècles en Occident, l'a fourvoyé et perverti. D'une race orientale inférieure aux races du nord, ayant d'autres penchants et d'autres mœurs, venant des contrées stériles voisines des déserts, cet esprit de désordre n'a cessé d'inquiéter les races occidentales au sang noble, et les a livrées à des convulsions de tout genre. Des lois religieuses faites pour une société nomade et crédule furent imposées à des nations agricoles et industrieuses, d'abord d'une manière pacifique, puis par la force. De là cette lutte que soutient depuis longtemps, pour son maintien au milieu des nations européennes, ce code antipathique à leurs penchants, à leur raison, à leurs mœurs; de là ces tourmentes continuelles attribuées à des causes qui n'en sont pas les causes réelles. L'homme est destiné au travail ; il doit faire subvenir la terre à ses besoins matériels. Ce code mosaïque importé en Occident ne donne aucune règle , aucun précepte à l'homme pour le guider dans ses rapports avec les choses de ce monde. Ce code, impuissant à diriger l'homme dans sa vie matérielle et dans les travaux auxquels il est destiné sur cette terre, laisse flotter l'action humaine dans le vague et dans l'arbitraire. 11 s'en est donc suivi des désordres matériels et intellectuels, l'oubli, bientôt même l'ignorance du respect de soi, de ce qui est probe et honnête , le manque d'appréciation du bien et du mal, toutes choses qui amenèrent dans la société le développement de lïmprobité, de l'orgueil, de la déloyauté, et enfin de tous les désordres
dont l'Europe est le théâtre; de là aussi la disparition du sentiment du vrai, du beau, et, par suite, la décadence des arts, commencée à la fin de l'empire romain et continuée jusqu'aujourd'hui, sauf un moment d'interruption pendant le xvf et la première moitié du xvn* siècle. Le moyen âge offre le spectacle de l'invasion et de la prépondérance de l'orientalisme sémitique au sein de nations civilisatrices, laborieuses, morales, et en aucune manière portées au surnaturel.
Le moyen âge est une époque de l'histoire dont l'étude et la connaissance, trop négligées avant le xix' siècle, ont été poussées, au contraire, depuis trente ans, jusqu'à l'extrême. Quant à sa signification intellectuelle , elle ne présente que la lutte de contrastes et d'oppositions irrationnels qui, ainsi que tout ce qui est né de l'abstraction contraire à la réalité, se sont manifestés sous une forme fantastique. Le désir de connaître le moyen âge a conduit vers des études approfondies et sérieuses, qui ont permis de saisir l'inconséquence et de comprendre le vide de cette époque , dont on n'avait alors aucune idée précise, aussi longtemps que ces études furent exclusivement poursuivies par des théologiens ou des juristes. Il était donc juste et opportun de sonder le caractère du moyen âge ; mais il fallait le faire avec mesure, avec calme, et l'on tomba, au contraire, dans l'exagération et même dans la folie. On a exalté avec passion, avec aveuglement, et en dépassant les bornes de la vérité, l'ordre social et les créations de tout genre de cette époque de tourmentes extraordinaires; on en était arrivé à ce point de dénigrer, de ne compter que pour très-peu de chose les civilisations antérieures avec leurs beaux et remarquables édifices, c'est-à-dire l'antiquité tout entière, avant l'introduction des tendances sémitiques au sein des races arianes. Cet engouement pour les œuvres du moyen âge est heureusement passé; il a toutefois amené une réaction utile et logique dans l'intérêt de la vérité. Aujourd'hui quelques individus épars sont restés seuls attachés à l'admiration exclusive et absolue du moyen âge, et continuent à l'exploiter uniquement dans leur intérêt personnel. La valeur réelle du moyen âge et de ses œuvres est appréciée depuis quelques années d'une manière équitable et vraie; on lui a assigné la place qui lui était due dans l'histoire générale, et ses monuments n'ont plus que l'importance relative qu'ils méritent. Il est curieux de constater que cette époque d'extase religieuse, de domination du mysticisme et du sacerdoce par excellence, n'a été étudiée et élucidée que par des laïques; les prêtres contemporains, aux tendances séculaires de domination
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temporelle, ont appris des laïques à se servir des arts du moyen âge , et les ont employés ensuite pour chercher à raviver la foi au surnaturel qui s'évanouit de plus en plus devant le développement de la raison, éclairée et étayée par la science laïque du xixe siècle. 11 est, de plus, surprenant que ce fut chez deux peuples de race germanique et protestants, les Anglais et les Allemands, qu'est primitivement née, dans les temps modernes, cette grande passion pour les œuvres du moyen âge. Mais il faut ajouter aussi que c'est chez eux que cette passion fut la moins vive, la moins absolue et de moindre durée.
Quatre siècles s'étaient écoulés depuis que la Grèce avait entendu les vides enseignements de Socrates : il y en avait plus de trois qu'Alexandre avait fondé Alexandrie, où se réunit un grand nombre de juifs, et qui , par le commerce, devint le lien entre l'Asie et l'Europe. Platon avait voilé son mysticisme savant sous l'élévation de ses idées et la rare élégance de son slyle. L'école philosophique d'Alexandrie avait adopté à son insu des subtilités sémitiques et créé un éclectisme fatal à la société. Avec les marchandises de l'Inde, les vaisseaux avaient amené dans le delta égyptien des croyants et des savants bouddhistes. Là se rencontrèrent donc l'hellénisme, le judaïsme et la religion prôchée par Sakyamuni. Au sein de cette fournaise formée d'éléments divers, les esprits furent mis en fermentation. Rome, de son côté, avait broyé plus tard et soumis à sa puissance tous les peuples de l'Orient et de l'Occident, et, planant sur eux avec son pouvoir pervers et illimité, elle leur inocula ses vices innombrables.
D'un autre côté, la race sémitique s'était cantonnée depuis une longue suite de siècles au sein des agglomérations de sang arian fixées autour du bassin de la Méditerranée ; de là , extension et développement d'idées opposées au génie arian, à la raison étayée de la science; de là encore facilité d'introduction dans la société de doctrines qui, répandues par des juifs, paraissaient pouvoir porter remède aux maux qui abattaient les cœurs. Les âmes, pliées et flétries sous le sceptre violent et spoliateur du Capitole, acceptaient facilement et même avec joie des enseignements qui semblaient devoir les soulager et les délivrer. Parmi les nombreux réformateurs de la société qui s'élevèrent, il y en eut un dont les sentiments pénétrèrent dans le cœur des natures sensibles et souffrantes, dans l'esprit d'un certain nombre d'hommes d'origine arabe, disséminés par le négoce autour de la Méditerranée , et qui, pendant des siècles , avaient peu à peu opéré un mélange de races opposées les unes aux autres. Les enseignements de
ce réformateur furent bientôt réunis, par plusieurs auteurs, en recueils, avec les principaux traits de sa vie. Comme Bouddha, il était né d'une vierge ; comme lui il avait confondu les doctes, ses maîtres, par ses raisonnements; comme lui, il s'était retiré du monde, avait mené une vie solitaire, contemplative et de pénitence dans le désert ; comme lui, il avait reparu enOn au milieu des hommes, et prêché publiquement la doctrine du mépris du monde physique et temporel.
Cependant, il faut le remarquer, la doctrine de Bouddha donnait au fond la solution de la synthèse de l'ordre physique dont elle était ellemême la déduction. A travers ces formules mystiques du bouddhisme se retrouvait le principe producteur de l'ordre physique qui, en posant ainsi la vraie base de l'ordre temporel, le mettait parfaitement d'accord avec les gouvernements et les sociétés arrivés au plus haut degré de développement dans la voie de la réalité : le christianisme dont, contrairement au bouddhisme, le fond et la forme sont étrangers à cet ordre réel, n'a amené pendant le moyen âge que l'antagonisme et la guerre partout où il a dominé. Alors les peuples se jettent sur les peuples, les sujets se mettent en révolte sourde contre les gouvernements, les partis s'entre-déchirent, les populations se divisent, les villes luttent entre elles ou attaquent les campagnes, l'industrie et le commerce oppriment l'agriculture; c'est une lutte incessante et vivace que présente ainsi le monde occidental depuis la chute de l'empire romain. Tous les efforts tentés sous des noms divers par les peuples depuis la Renaissance ne se rapportent qu'à l'affranchissement de l'arbitraire introduit dans l'ordre social au moyen âge. Ces efforts proviennent du travail fait par le génie des races du Nord pour rentrer dans leur ordre normal, ordre qui avait produit la primitive et longue civilisation égyptienne, la magnifique et élégante civilisation grecque. Une sorte d'évolution s'est déjà opérée avec quelque succès dans les tendances de certains arts : le romantisme a disparu pour laisser le champ libre au retour du classique, mais non de ce classique de convention tel que l'entendait l'Académie pendant le premier quart du xixe siècle, mais bien du classique, du beau, tels qu'on les avait créés et cultivés à Thèbes, en Égypte, et à Athènes du temps de Pisist rates et de Périklès.
La nouvelle religion , composée d'une série de sentences morales et ne touchant point directement aux choses de ce monde, avait trouvé créance parmi les femmes et au sein des masses populaires, disposées à la foi bien plus par le récit des miracles et des histoires merveilleuses
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que par la vérité, le raisonnement et la sagesse eux-mêmes; des récits plus erronés les uns que les autres sur la vie du fondateur du christianisme, connus sous le nom d'évangiles apocryphes, étaient en circulation, l'ne quantité d'écrits furent répandus, où chacun crut reconnaître ses propres idées. La religion poétique, quoique austère, de l'antiquité était en discordance avec les exigences de l'époque, tout à fait convertie elle-même aux idées sémitiques; la nouvelle croyance, sortie de la Judée, fut insensiblement poétisée à l'aide d'additions dont l'histoire nous a conservé la date et l'origine. La république romaine n'existait plus que de nom, les formes qui la constituaient avaient perdu leur empire, tous les liens qui avaient maintenu l'État étaient dissous, partout l'amour de la patrie n'était devenu qu'un vain mot, la tranquillité et la sécurité du gouvernement n'étaient maintenues que par la violence et l'application de peines sévères. Dans la nouvelle religion, au contraire, qui était en voie de formation, tous les membres étaient étroitement et volontairement unis en vue de l'utilité réciproque dans la foi commune. Dans ces conjonctures, il est aisé de comprendre les motifs qui poussèrent les meilleurs chefs d'État doués de pénétration et saisissant les causes de la décadence de l'empire ainsi que les moyens de la prévenir, à devenir les persécuteurs les plus violents de la croyance prêchée en Judée.
A la fin du premier siècle, l'empereur Trajan édicta une loi dirigée contre toutes les sociétés qui auraient pu amener la formation d'un État dans l'État; il persécuta les nouveaux sectaires, ce qui n'empêcha pas que leur nombre devînt si considérable en Asie Mineure, ainsi que le rapporte Pline le Jeune, que leur destruction paraissait impossible. Tout effort pour les écraser ne fit que les rendre plus nombreux et donnait une nouvelle force intérieure à la communauté naissante. Contre une doctrine et une association d'hommes qui mettaient la preuve de la vertu, non dans la discussion et l'action pratique, mais dans la souffrance et dans la résignation , qui offraient, en outre, par des images et des paroles, à l'homme libre aussi bien qu'à l'esclave, au pauvre comme au riche , le genre de consolation réclamé précisément par l'époque et par son courant d'idées, la persécution se montrait stérile et folle. Pendant les longues intermittences de paix entre les diverses persécutions, laissant toutefois en vigueur les lois contre les chrétiens, le caractère de la nouvelle croyance se transformait à son désavantage. Jusqu'au règne d'Adrien, il n'est presque pas question de persécutions; mais sous cet empereur et sous Marc-Aurèle ii. il
elles recommencèrent, probablement parce que ces deux savants empereurs voyaient dans la nouvelle secte une réunion d'hommes intolérants, fanatiques et dangereux, dont les doctrines passaient pour de nouvelles superstitions méprisées et attaquées par la philosophie et les philosophes.
Dès le m6 siècle, quand les persécutions recommencèrent, après une longue trêve, un des évôques les plus considérables déclarait qu'il regardait la répression matérielle comme salutaire et même comme nécessaire pour le maintien des bonnes mœurs parmi les nouveaux croyants; l'expérience des dernières années avait montré, disait-il, que la corruption universelle des mœurs entraînait également les chrétiens; car la dégénérescence des communautés et de leurs chefs aurait déjà été au point que les moyens les plus violents pouvaient seuls arrêter l'entière décadence de la moralité'. Saint- Cyprien pensait que la persécution sous l'empereur Décius fut plutôt une épreuve qu'une persécution. « Chacun, dit-il, ne pensait qu'à augmenter sa fortune particulière. Tous ensemble ont oublié ce que chaque croyant a fait du temps des apôtres, ou ce qu'ils devraient toujours faire : ils n'ont soin, au contraire, que d'augmenter leur fortune avec une insatiable cupidité. Aucun prêtre ne montrait d'humilité résignée, aucun serviteur une foi entière. La charité n'existait plus, l'honnêteté avait disparu. Les hommes jouaient avec leur barbe, les femmes se fardaient et raninaient dans leur toilette, leurs cheveux et leurs sourcils étaient teints avec art. Pour tromper le cœur des simples, on inventa l'imposture adroite, et pour égarer les frères, on inventa les conseils astucieux. On se liait avec les païens par le mariage, on sacrifiait aux infidèles les membres des communautés chrétiennes. On ne se contentait pas de serments faits sans réflexion, mais on se parjurait aussi. La plupart des évêques, qui devraient cependant être un encouragement et un exemple pour les autres, méprisaient leurs devoirs d'hommes ayant charge dames; ils devinrent entremetteurs d'affaires mondaines, ils laissaient leur siège vacant, abandonnaient les communautés à leur sort, erraient dans d'autres provinces, cherchant la pratique d'une profession lucrative. Us ne venaient point en aide aux frères qui avaient faim, ils voulaient posséder de l'argent en masse, ils voulaient s'arroger des biens au moyen de fraudes dissimulées et s'enrichir par une usure excessive a. »
1. Cyprianus, Ut Laptis. — 2. Id., De Lipti». Opéra Oxonii, lf>U2. in-fol., pape 123.
INTRODUCTION
Les races sémitiques ont atteint à Dieu, mais sans pénétrer dans son essence. Le christianisme, issu de la donnée sémitique par son fondateur qui était Juif, ne fit que prêcher cette forme, cet Être esprit, que ses disciples, plus tard, pour être un peu plus clairs, pressés qu'ils furent parla science grecque, appelèrent le Logos (réminiscence zoroastrienne ) , sans réfléchir que ce mot exprimait une vue plus haute du principe souverain que celle que donnait le Jéhovah des Juifs. Ce que nous avons dit plus haut 1 des doctrines de Socrates s'applique aussi aux doctrines chrétiennes. 11 y a dix-huit siècles, les populations qui avaient produit les bibliothèques et la civilisation grecques avaient perdu toutes ces choses dans un naufrage dont nous avons rapporté quelques épisodes: leur nature n'avait pas changé, mais un enseignement sémitique du pur esprit ne put les stimuler au travail, les décider à se créer un mobilier et de l'aisance comme leur conception naturelle et nationale le leur facilitait. Malgré tout, cependant, le peu de biens que ces populations produisaient et possédaient fut le résultat de leurs actes et de leur nature, qui était la justice et l'équité. Au fond, il en résulta un nouvel ordre social, basé sur la conception sémitique en question. Cet ordre social n'était certes pas celui qui convenait le mieux aux races arianes : il leur fut imposé, mais il forma partout un ensemble équitable, parce que l'enseignement, quoique peu profond, était fait au nom de Dieu et maintenait sous la seule forme théologique la probité et les bonnes qualités naturelles dont ces populations étaient douées. L'histoire du moyen âge représente donc la lutte pour l'empire d'idées sémitiques au sein des nations occidentales d'une autre race.
Les persécutions contre U* christianisme ne commencèrent nullement qu'au jour où ses confesseurs formèrent une association dans l'État, qui devenait d'autant plus redoutable à l'autorité jjolitique et civile, que, pour ses membres, qui serraient les rangs avec un fanatisme toujours croissant, l'espoir d'un bonheur des plus grands dans la vie future annihilait la terreur des peines temporelles. Les juifs persécutaient les chrétiens parce qu'ils les considéraient comme des renégats et des ennemis ; le gouvernement romain 2 les persécutait comme une association secrète, une secte enthousiaste, fanatique, dangereuse et pernicieuse pour l'État : le peuple les regardait