‹ Histoire générale de l'artChapitre 113 sur 222 · ALONSO CANO · texte numérisé non relu

ALONSO CANO

FiG. 5i2. — J. A. GixoN. — Christ

Agonisant.

(Chap. de Triana, Faub. de Séville.)

(Cliché de l" auteur.)

derniers travaux de Montanés sur

lesquels il existe des renseignements.

Alfonso Martinez, Alonso de

Mena, Luis Ortiz, l'abbé Juan

Gômez, l'abbe Solis et Alonso Cano

recueillirent l'héritage du grand

maitre sevillan.

Alonso Cano, de qui l'école de

Séville reçut un lustre nouveau,

naquit à Grenade, le 1 7 Mars 1 601 .

De bonne heure, il vint à Séville,

où il étudia la peinture dans l'atelier

de Pacheco et la sculpture dans

celui de Montaiiés. Il travailla beaucoup aussi d'après les statues antiques que renfermait la célèbre Casa

de Pilatos {sup., p. 169). De cette

époque datent les deux retables de

Santa Paula (Séville), qu'il projeta,

sculpta, dora et peignit, dit-on, à lui seul. II avait à peine vingt-six

ans. On connaît encore de sa jeunesse une Concepciôn placée sur la

porte des religieuses de ce nom, une seconde appartenant à la paroisse de San Andrés et quelques statues de moins grande valeur.

Alonso peignit plus peut-être qu'il ne modela (m/., p. 275). Les tableaux qu'on lui attribue sont en effet nombreux et pour la plupart authentiques. Il n'en est pas de même des statues. Sous le bénéfice de cette observation, je choisirai parmi les sculptures dites d'Alonso Cano celles qui me paraissent être de sa main ; mais je ne réponds pas que dans le nombre il ne se glisse une ligure de Diego de Pesquera, de qui la cathédrale de Grenade possède des œuvres faussement attribuées à Torrigia-

FiG. 5l3. TOMBKAI- DE LORENZO

Si;arez de Figueroa.

(dathédrale de liadajo^.)

(illuhé de railleur.)

ESPAGNE

FiG. 514. — Pacheco. — Catalina de

Erauso. La nonne porte-étendard.

(Propriété du Marquis de Seoane.)

(Cliché Lacoste.)

no, de Pedro de Mena ou de José de Mora, qui s'approprie la manière de son maître d copia ses prmcipales œuvre!

avec autant de fidélité que d< talent.

Le Saint Bruno (demi-natu re) de la Chartreuse de Grenad< jouit en Espagne d'une réputa tion méritée. Le visage pâle di moine, ses mains exsangues, s< robe, son scapulaire blancs n< semblaient pas se prêter à 1< polychromie. L'artiste a triom phé de la difficulté et a su varie le blanc des chairs et des laine jusqu'à leur donner une venta ble richesse de ton. Il arrive ce résultat en peignant les vête ments sur un fond d'or. L'artifice était d'ailleurs connu de tous lej damasseurs {sup., p. 255).

La Soledad {Isolement moral, privation de tendresse) reproduit en relief la Vierge célèbre qu'Alonso Cano peignit sous ce nom pour la cathédrale (inf., p. 275). La figure et les mains ont cette pâleur mate caractéristique du teint de la femme andalouse ; le blanc laiteux de la robe et du voile et le noir bleuté de la cape, loin de se nuire, sont ramenés à l'harmonie, grâce à des reflets étudiés avec une grande adresse. Enfin, un galon violet clair, tissé d'or et d'argent, borde les manches et jette une note de couleur discrète sur cet ensemble sévère (fig.

A côté de ces œuvres maîtresses, se placent un Chef de saint Jean-Baptiste (fig. 508) et une ^nna selbdritte

Fig. 5i5. — Pedro Campana.

Descente de croix.

(Calh. de Séville.)

(Cliché Lacoste.)

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