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MUSEE DE COIMBRE

FiG. 699. — Apparition

DE Jésus.

(Musée de Lisbonne.) (Cliché Lacoste.)

FiG. 700.— S. CoELLO. — DonaCatalina.

(Hospice de la Madré de Deus, Lisbonne.)

(Cliché de V auteur.)

milieu mystique analogue au milieu portugais. Peut-être faudrait-il songer à l'auteur des portraits orants des Rois Catholiques (fig. 396). De nombreuses peintures des XV^ et XV r s. se trouvent à Coïmbre. Celles qui décorent le chœur de Santa Cruz seraient d'un pemtre nommé Velascus. Il ne s'agit pas du Vasco de Vizeu. L'ensemble le plus important appartient au Musée de l'Université. Les œuvres qu'il renferme se classent en trois groupes distincts : les unes transparentes, aériennes, sont caractérisées par le Couronnement de la Vierge (fig. 689) ; d'autres, par la 1 Nativité où les ors et les pierreries distribués à profusion contrastent avec la simplicité de la série précédente. Enfin une petite Descente de Croix (fig, 690), si elle n'a pas été peinte à Venise, témoigne d'un tempérament bien spécial (si/p., p. 280 à 282). Le blond fauve des cheveux de la Madeleine se marie au rouge

Fig. 701. — Sainte Hélène.

(Cathédrale d'Evora) (Cliché de C auteur.)

PORTUGAL

FiG. 702. — TÈTES D ÉVÊQUES.

(Mtisée d'Evora.) (Cliché de Vauteur.)

carmin et au noir des vêtements, dans une gamme chaude et somptueuse.

C'est encore au musée de Lisbonne, — les grands tableaux dont il a été parlé exceptés, — que Ton peut le mieux étudier les primitifs nationaux.

Les Fiançailles de la Vierge se signalent par la figure caractérisée et les traits un peu charnels, bien que très jeunes, de Marie (fig. 648). Ils sont franchement portugais. J'ajouterai que, parmi les pièces de monnaie offertes au prêtre, il en est à l'efïigie et au nom de Joào m (1521-1557).

Le type féminin des Fiançailles se retrouve dans une Annonciation dont les personnages se détachent sur une fenêtre jumelée (fig. 692). Les voussures outrepassées, la fine colonnette et le chapiteau semblent empruntés à la baie d'un édifice d'Evora, telle la porte du cloître de Loyos (fig. 676).

Très portugais encore de couleur, de dessin et de détails, apparaissent deux délicieux tableaux rappelant à certains égards l' Assomption de Coïmbre. L'un représente la Vierge assise dans un jardin, avec Jésus sur les genoux (fig, 694). Un ange aux ailes rouges et grismdigo offre à l'enfant des figues noires sûrement cueillies dans un verger de l'Alemtejo. Dans le second, le peintre a figuré Marie après la Résurrection (fig. 693). L'on verra également avec intérêt le Mariage de la Vierge, d'une technique très délicate (fig. 696) et la suite des peintures qui célèbrent les Exploits de Corrêa, grand-maître de

Fig. 7o3. - Coïaibre.

Stalles de Santa Cruz.

(Ciché de Vauleur.)

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