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Alcobaça

Santa Maria.

(Cliché Biel.)

Rois Mages élevée par Dona Antoma de Vilhena (1556) a San Marcos, près de Coïmbre, est une œuvre d'une délicatesse e\ d'une pureté sans rivales. L'Université de Coïmbre et le Lycée central d'Evora ne méritent qu une mention.

Dans la se Nova de Coïmbre (dernier quart du .XVl' s.), les berceaux et la coupole sont divises en caissons. Cette disposition italienne des voûtes (fig. 684) va devenir générale. Elle se retrouve avec des variantes (octogones et carrées, d où se détachent des clefs pendantes) à la sacristie et à l'escalier conduisant au coro alto de Santa Cruz de Coïmbre, a San V^icentede Lisbonne (Panthéon des rois de la maison de Bragance), à Nossa Senhorado Pilar de Porto, a la chapelle du monastère de Santa Clara de Coïmbre (1 649). La plus intéressante de ces églises, Nossa Senhora do Pilar, fut reconstruite en 1 602 sur le plan du Panthéon. Par sympathie,

le cloître est circulaire (fîg. 7iO). L'édifice bâti en granit est un modèle d'appareillage et de taille de pierre. A ce sujet, il y a lieu de remarquer que, à 1 exception des cloîtres de Thomar et de Vizeu inspirés d'excellents modèles italiens, les édifices de cette période semblent avoir été conçus par des ingénieurs plutôt que par des architectes- C'est ainsi que la hardiesse du projet et la perfection technique de 1 exécution s'y allient

Fig. 718. — LiSBO.NNE.

Basilique dEstrei.i.a.

(Cliché Lacoste. )

PORTUGAL

FiG. 719 — AvEiRO. — Chapelle

DO Senhor das Barrocas.

(Cliché Biel.)

à une singulière méconnaissance de

l'eurythmie et du rôle dévolu à la

modénature. L'architecture civile

suivit la direction imprimée à l'architecture religieuse ; toutefois,

elle manifesta plus d'indépendance

(fîg. 71 1). La maison présente des

dispositions traditionnelles (fîg. 7 1 2).

C'est ainsi que l'escalier, souvent

précédé d'un perron, est accolé à la

façade et aboutit à un porche sous

lequel s'ouvre la porte d'un rez-dechaussée surélevé ou même du

premier étage (comp. fîg. 651, 737

et sup., p. 337).

L'architecture des Philippe eut

en Portugal la durée que le destin

accorda en Espagne à l'architecture

de l'Escorial. La façade de l'église dos Extinctos Carmelitas de Porto

(1619-1628) accuse, en effet, une orientation nouvelle (fîg. 713).

Les ordres classiques et les frises à triglyphe régnent encore ; mais

les frontons se brisent, les lignes se courbent, une fantaisie toute

manouéline s'introduit de nouveau dans la composition.

La Mort de saint Bernard, groupe en terre cuite peinte, de l'abbatiale d'Alcobaça, n'est pas sans défauts. Néanmoins, par sa complexité, — la composition comprend près de 30 figures plus grandes que nature, — par le sentiment religieux dont elle est empreinte, par la grâce sereine des musiciens et des chanteurs célestes qui célèbrent l'entrée du saint en Paradis, par la sévérité monacale des personnages terrestres, par une polychromie très sage, elle se place très au-dessus de la moyenne des

FiG. 720. — ViZEU.

Maison écussonnée.

(Cliché de V auteur. )

sculptures portugaises.

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