L'ART PERSE EN EXTREME-ORIENT
FiG. Ç.O. — IsPAHAN. — Sahn dk i.a Mesdjid Djami. (Cliché de l'auteur.)
de cintres, par des ornements, des sculptures et des peintures iraniennes et gréco-iraniennes, des monuments et des manuscrits manichéens et chrétiens, des monnaies, des orfèvreries et des étoffes sassanides, La pénétration des arts antiques de la Perse en Chine, au Japon, a été mise en pleine évidence par la mission allemande von Le Coq dans le Turkestan (1903-1907), par les missions françaises d'Ollone dans la Chine occidentale (1906- 1908),
Pelliot dans le Turkestan chinois ( 1 906- 1 909) et Chavannes ( 1 907- 1 909) dans la Chine orientale et par mes propres études (Su/:)., p. VU, Vlll, 22, 23, 29). En même temps que la voussure outrepassée, l'arc polylobé du Tag-è Kesra (fig. 29, 34) et du Kasr Touba (fîg. 38) s'était introduit dans les architectures musulmane et chrétienne.
Dès le ix' s., les fenêtres de la mosquée de Sàmarrà (fig. 99), les arcades décoratives du palais de Racca (fig. 100) et les meurtrières de Santa Cristina de Lena en Asturie (fig. 1 38), en présentent de beaux exemples.
Enfin les arcatures aveugles qui ornent la façade des palais de Firouz- Abâd et de Kharâneh (fig. 1, 16)
Via. 91. — Damas, — Minarf.i
i>E Jésl s.
((^r.clié Coiirtelhinont )
ESPAGNE
FiG. 92. — Alep. — Grande Mosquée.
(Cliché Saladin.)
apparaissent aussi sur les édifices tant musulmans que chrétiens (fig. 100, 105, 106).
L'on a prétendu que les décors épigraphiques et géométriques avaient été imaginés pour suppléer a la représentation des êtres vivants défendus par Mahomet. Il y a du vrai et du faux dans cette assertion. Quoi qu'il en soit, la recommandation de la Sounna est à peu près respectée dans la mosquée. Il n'est donc pas étonnant que l'architecte musulman se soit ingénié à perfectionner les réseaux géométriques, à leur associer des rinceaux et des fleurs et à chercher dans les inscriptions koufiques les ornements que ses ancêtres avaient demandés aux caractères cunéiformes et que les chrétiens emprunteront aux alphabets gothique et romain. Les cannelures rayonnantes de style sassanide caractérisées par la position du centre au bas de l'ornement (fig. 33), cannelures dont
les pectens provenant du golfe Persique avaient, sans doute, fourni le gracieux modèle, ont été signalées sur les trompes du palais de Sarvistan, au-dessus de la porte intérieure qui donne accès dans le château d'el Okhaïdher, dans les tympans des arcades gravées sur les chapiteaux de Tag-è Bostân {sup., p. 6, 1 0, 1 8).
Dès le 11 s. de J.-C, une coquille disposée comme les précédentes forme la demi-coupole qui couvre la tribune en hémicycle du prœtorium de Phaena (fig. 78). Après l'hégire, le même ornement se ... ,, r. retrouve dans le palais de Racca
1 IMS. — M()S(,)i i.K /iToiNA. , 1 rvA\ o-r/^ii
(i:iiciic \cin\iciii.i (fig. 100), la mosquée SidiOkba
Vu,. (|3.
iz-jà::-:^
F1G.Q4. — CoRDOUE.— Mosquée.
Nef et bas-côtés, maksouka
ET MIHRAB (Voir fig. 68, I(j5'.
(Lei'c et dcnsi)! de V auteur.)