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ORFÈVRERIE RELIGIEUSE

FiG. 404. — Vhiïlant. — DONA

JUANA HeNRIQUKZ.

(Heures de la reine. Bibliothèque

du Pahiis de Madrid.)

Monastère du Parral (M. ar-

cheol. de Madrid). — Noyer. De la

main de Baitolomé Fernandez de

Segovia (1526).

Cathédrale de Tolède. — Les

sièges furent commandés par le cardinal Mendoza à Maestro Rodrigo,

qui représenta sur les dossiers les épisodes de la guerre de Grenade

(tig. 407). Il les termina en 1495

et reçut en paiement 43 3 1 3 réaux

et 30 maravédis (1 73 250 francs en

valeur relative) à raison de 866 réaux

et 20 maravédis par siège. Vers 1 540,

les dossiers, leurs couronnements et la

chaire de l'archevêque furent partagés

entre Berruguete et Felipe de Bor-

gofia {inf., p. 237 a 241). Il fut

alloué à Berruguete 50 000 réaux

(200 000 francs valeur relative).

Cathédrale JOrense. — Noyer. Exécutées au XV^ s. par

Diego de Solis et Juan de los Angeles.

Orfèvrerie. — Au Moyen Age, les trésors des abbayes et des

cathédrales espagnoles devaient regorger de pièces d'orfèvrerie

liturgiques. Beaucoup ont disparu. Celles qui restent témoignent

que les artistes, les ciseleurs et les émailleurs du Moyen Age espagnol ne connurent pas de maîtres, mais elles ne se distinguent guère de' objets analogues consers vés dans les autres pays chrétiens. D'ailleurs, les échanges étaient perpétuels. Si, dans les inventaires français, il est parlé d'argenterie et de FiG. 405. - Stalles de chœur joyaux à la mode d'Es-

(\iusée Arch.dTsiZri'ct.r^iiichù Lacoste.) pagne, les églises espa-

ESPAGNE

FiG. 406. — Matias Bonafé.

Stalles de chœur.

(Cathédrale de Barcelone.)

gnoles possèdent en revanche de nombreuses pièces venues de France. Dans ces conditions, un inventaire du mobilier religieux ne présenterait guère d'intérêt.

Mieux vaut choisir quelques pièces caractéristiques.

De ce nombre, sont la custodia du corporal de Daroca (fig. 410, 41 1), ciselée par Père Morague vers 1 380 ; une croix processionnelle de la cathédrale de Vich, exécutée en 1 394 par un orfèvre de la ville nommé juan Carbonell, et un ostensoir que le chanoine Despujol donna en 1 4 1 3 à la même cathédrale ; des calices (fig. 408, 409), des reliquaires (fig. 412), qui sont des modèles parfaits de l'orfèvrerie espagnole au Moyen Age. L'ostensoir de la cathédrale de Barcelone (milieu du XV" s.) mérite de prendre place à leurs côtés par l'élégance des proportions unie à la simplicité du dessin et à la perfection des ciselures. Quand on le montre, on le pose sur une chaire en argent dite sans preuve du roi Martin, mais qui est du moins un meuble précieux remontant à la seconde moitié du XIV' s. Les auteurs des ostensoirs de Vich et de Barcelone sont inconnus. En revanche, on sait que, vers 1 408, Marcos Canyes remettait aux Conseillers de Barcelone l'orfèvrerie de leur chapelle et que Francisco Vilardell fondait et ciselait pour la même ville les plus belles pièces de la vais-

FiG. 407. — Maestro Rodrigo. — Prise

DE Marbklla. (Stalles de la cathédrale de Tolède.)

((Cliché de Fait leur.)

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