‹ Histoire générale de l'église de Toulouse depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours recueillie des monuments les plus authentiquesChapitre 21 sur 37 · TEMPS LNTBILMÉOIÂIRES · texte numérisé non relu

TEMPS LNTBILMÉOIÂIRES

prince reçut à Toulouse le serment que lui prêta Jean

comte (le Foix en sa qualité de nouveau lieutenant du Languedoc.

Peu après le départ du roi pour la Toui'aine, arrivèrent à Toulouse des religieux italiens dont la règle avait été approuvée par les pontifes de Rome. Ils portaient le nom de Jésuates, étaient vêtus de blanc, mendiaient leur pain, et Tivaient très pauYrement. Les capitouis leur cédèrent un terrain près de la porte Montolieu, à côté d*un oratoire dédié au Crucifix. Us y bâtirent de pauvres cellules. Les Jémues étaient Mqnes ; les disciples de saint Ignace de Loyola ne sont donc pas les premiers qui aient pris le nom que leurs ennemis leur ont tant reproché. Nos bons religleux furent décimés par la peste qui désola en 1425 la ville de Toulouse; un seul put retourner en Italie. Ce fut à cause de cette peste que le parlement de Toulouse transporta ses séances à Beziers. Le premier président (Jean Gencian) fut chaîné par Jean de Foix de réunir à Carcassonne les trois états du Languedoc pour le 22 septembre. Lobjet principal de cette assemblée était de nommer des députés aux états généraux que le roi avait convoqués à Mehun*sur-Yeuze pour le mois de novembre suivant.

Denis du Moulin, archevêque de Toulouse, n'assista pas * à rassemblée de Beziers et envoya seulement son grandvicaire. Au milieu des soins spirituels que ce prélat donnait à son troupeau, il ne négligea pas ses ailaires temporelles ; et s*il se donna quelques mouvements pour moyeoner la paix, son intervention dans les aiïaires publiques ne fut pas désintéressée, car le roi lui assigna, aux états de llleliun, la somme de mille livres pour solde d'un voyage

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entrepris au mots de septembre» et oixlonna qu*on lui pàyât

plostard la somme de liuit cents livres lournois.pour avoir vaqué par sou ordre.

Toulouse fut à cette époque le théâtre d*un déplorablë

événement : un sous-diacre nomme Buville tua pendant la nuit un J)ourgeois nommé Pierre Geràtud. Le parlement së saisit de Tafi^ire : mais Taccusé refusa dé prêter serment et déclina la juridiction de la cour suprême, prétendant qtt*il^ devait être jugé par rarchevéque. Le parlement n*accepla pas ses réclaiiiaiiuas ; et comme l'accusé ne voulut répondre à aucune dés questions adressées, on le considéra comme muet, et on lui fit son procès dans la forme usitée en pareil cas. L'inquisiteur de la foi eut aussi à réclamer contre les capitouls qui avaient condamné un blas- . phémateur. L'inquisiteur prétendait quo ces sortes do crimes devaient être déférés à son tribunal. L'affaire ayant été portée devant le sénéchal, celui-ci débouta Finquisiteur de ses prétentions. Le parlement jugea ditTeremment :'il cassa la doutée sentence des capitouls et du sénéchal et maintint les droits de Vinquislteiîr. La peiné in* Ûigee aux blasphémateurs consistait à les enfermer dans une cage de fer et à les plonger trois fois dans le flenvet Cette peine fui étendue aux femmes qui favorisaient la débauche, et souvent aux prostituées elles-mêoies.

Vers la fin de Tannée 14S6, Denis du Moulin, qui se trouvait à Toulouse, publia des statuts sur la cour archiépiscopale de cette ville, et fixa un peu la marche à suivre pour les procédures et jugements ecclésiastiques, matière qui avait été jusque-là très impaitùtement réglée. Les statuts de Denis du Moulin ne sont pas venus jusqu'à noùs« mais

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