IV V
L'abbaye de Lévignac avait été foudée, au iiuaturziéme
gieuses la seigneurie de ce lieu et toutes les [jrérûg^\'Be attaskées à . ce iïtmé Miu-gueHie.ilû^Gau^.clanis^ct'Bejiiiime sîèele. lût créée éc«t)ôine dQ'in(m0lèil&,id0DfHla pf^mièm abbeâse fut AutoioetlQ de itfons de Pelot. A celle-ci sMCcéd»ji Marguerite : > âj[Mrèâ cette âerniôfie;» M"»- de ttea^Ilto/Bt Françoise dcMaignault deMoutégut gouvernèreut succcssivemeot cette maison. Deipiime de Pa$(|ttet est ûmgu^ emvod abbesse des clarisees de Saînt^CyprieB à Tooletoge pendant toute cette pcriudc. ' '
£q 1568 mourut à RieoiL François Du Bourg. 4i frétait démis de son éyêebé en faveur de Louis de Geneuilbac é¥Ôque de Tulle; mais cette cession ne fut point reconnue par te roi, et Vévéclié^ut cédé à Jean*Bapti$te 0u 9ourg, .Qe?ea du précédent. Celui-ci reçut dans son diocèse, k Al on les quieu-^Vc^vestre» les premières feuilianUaeSy ainsi gu&noQs ravons dit plus haut Sa eatbédrale loi fui redevsible du chœur et de la sacristie qui racccompagne, et il se monlfa plein de zèle pour établir de nouvelles cenfréries d$ns eon diocèse, tout en maintenant celtes qui existaient déjà. '
A Charles de Crussol d'Uzès, abbe de Feuilicns, suecéiia te célèbre Jean de La Barrière dont Abus avons déjà pdrlé,
et ii cclui-ci Jean dt; Valadcs. — Laucclul do Cades, é?ôqtte de Riez, occupait T^baye de Calers en lââa ; riefoede Sabatier et Albert de Nc^és lui sfucédèreut.
Non. Nous devons ici réparer une lacune qui se^ trouve dans cette bistoire, et qui est relative à Tabbaye de Bolbonne
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dont nous av 011.^ oublié de mentionner les abbés depuis la .âefnlèramofiié'du'ireizièaie siècle. -^Adhénur gouvernait -«blle^èbro alibâjre en 1256 ; son^BUoeesseor fat GniHânme Roberti , qui reçut k Boulbonne le dernier soupir de Roger donilè de Foix, A la suite de Ge 4eirai8r od trouve Olrie,
Bernard Saiiuarti, Imbert, Arnaud de Guilhem, (iuillaume de Lâcoufi Durand , Arnaud, Guiiiaume-Haymond, Pierre -'d'Adlier qui avait été al^bé de Calers, Amad anden abbé de Bonnefont , Pierre-Elie de Foîx, Baymond, Picrro d'Enl)oUet, qi]Â obtifift du pape l'autorisation de célébrer pontifi- «âlemeilt dans son église, Antoine de Solers, très versé dant» la théologie, et Guillaume de Uoger. A cette époque (1454) >l'âbba5« de Bolbonoe passa en commende : Jean de Poix en devint le premier abbé coramendataiic.
• .Au seizième siècle, fiolbonne eut pour abbés le cardinal ^ile Ferrure ? Paiil de Béarn, qui fot abbé de Saint-Savin et évôque de Lescar ; Amanieu de Fois , qui obluit du pape l^ttl lii l'autorisatiott de prendre Tbabit rdigîeui, de reoe>- •toir des novices, et de réformer le monastère ; il fat aussi : nommé administrateur du diocèi^e de Carca^sonue, et plus -:tanl 'éiPéqoe de Maeon et de Bazas. Sous le régime d'Hyppolite d'Esté cardinal de l en ai e, qui succéda à Amanieu,
• Dolbenoe fut entièrement détruit par les calvinistes. Louis . d*i:ste cardinal de Ferrare, neveu du précédent, i^nvema
l'abbaye après son onck. 11 obtint d'Henri iV de faire ren- - irer sa Inaison en possession de tous les biens que les calvinistes avaient usurpés* Arnaud, Hippolyle 11 cardinal de Ferrare, François de Joyeuse arcbevèque de Toulouse , 'âaoqnes de* VlUemur dePailhés, prieur de la Daurade, ob- ' tiiu ent successivement cette abbaye vers la fin du siècle.
228 TEMPS MUDËaNES.
Après la mort de Jean de Mauléon, évêque de Comminges, arrivée eu 151)1,. cette égiise lut privée de spn éyé^ue pendant trois années. Jean Bertrandi, président au parlement de Toulouse, succéda au précédent. Son épiscopal fut inarqné à Comminges par un différend qu'il ,eut avec 1^ roi au sujet de Tarchidiaconé de cette église, que Févêque prétendait avoir le droit de pourvuir parce que son églisp ne tombait pas en régale. U lut transféré à la métropol^ Sens, avec le titre de cardinal et de vice-chancelier de
France. Cétait un homme profondément versé ^^j^^s^.^l^ connaissance des lettres grecques et latines. H avait embrassé Tétat ecclésiastique après être devenu venf de Jeanne de fiarrac dame de Mirabeau, dont il avait eu plusieurs enÊmts. H mourut à Venise en 1560, à Fâge de 90 ans. ,
On donna ponr successeur à Jean Bertrandi Charles jCaia£Ei, neveu de Paul IV, légat de Bologne et de France, qu^ fut étranglé au château Saint-Ânge par ordre de Pie IV, en 1560, et dont la mémoire lut réliabilitée par saint Pie V ; mais il n*est pas bien certain qu*il ait jamais gouverné cette Eglise. Quoi qu'il en soit, en 15GI, Pierre d'All)ret, iils de Jean d'Albret bâtard du roi de JNavarre, occupait 1^ $iégç de 'Comminges. Ayant fait profession religieuse dans un couvent de bénédictins de Navarre, il y porta le nom de VeriDond. lies historiens parlent des rares qualités de ^on ^ esprit. Antoine de Bourbon et Jeanne d*Albret l'envoyèrent en mission auprès de Pie IV; il assista au concile de Trente^ mads, quelque temps après, il se vit obligé de fuir dans la vallée d'Aran, par suite d'une coridannialion du parlement de Toulouse pour avoir £ait battre monnaie dans son çhûr teau d*A)an.
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TEMPS HODBUNBS. f%9
Charles de Bourbon, bâtard d ÂQtoiae de Navarre, succéda à Pierre d^Aibret sur le siège de Gominlnges, en 1569, quoi-
qu il ne fut pas encore prêtre. Les leçons de son précepteur François Baudouin le rendirent très-habile dans les lettres humaines. Il n'occupa le siège de Comminges que très peu de temps, ayant été lait évêque de Lectoure et archevêque Aq Rouen. En 1ÎS80, Urbain de Saint-Gelais, bâtard de Louis de Lausac, chevalier des ordres, fut noirmié au siège de Comminges, et envoyé par Catherine de Medicis en Portugal pour y soutenir les droits de cette princesse à cette couruiiue.
Sous répiscopat d*Urbain de Saint-Gelais, la ville de Comminges fut prise par les hiigueiiots (1586); quatre clercs et cioq laïques lurent massacrés par les religionnalres. Les catholiques s'efforcèrent de la reprendre, et leurs efforts furent cuuronnés de succès après quarante-huit jours d'attaque : le 8 juin, la ville fut enlevée aux protestants. Enm'émoire de cette délivrance, Urbain de Saint-Gelais et le chapitre instituèrent à pareil jour un ofhce solennel et une procession qui devaient se Êiire annuellement et à perpétuité. Urbain de Saint-Gelais a?îsista, en 1588, aux Etats de- Blois et gouverna encore TEglise de Comminges dans les l)remiëres années du dix*septième siècle.
L'abbaye de ISizors eut pour abbé Bernard d'Ornesan, qui vendit sa charge, au grand déplaisir des moines, à Jean de • Saint-Lary de Bellegarde. Celui-ci, ayant reçu de son oncleun riche héritage, quitta le froc et se maria. — Le monastère de la Lumière-Dieu fut gouverné par Catherine de Lomaguie de Terride. Marguerite de Uiran lui succéda. Après elle, Jeanne de Polastron de la liillière fut faite ah-
SaO TEMPS MOOStlilS.
besse, et mourut en 1574. Françoise de Foix fut élue à sa phce : mais Jeaniie de Benqnes obtint du roi sa nominatioii à l'abbaye, après avoir fait quelques transactions avec l'évêquô de Comminges, Urbain de Saiot-tïelais. — L'abbaye de Bonnefont, dans cette période, eut pour abbés Jacques de Rostaing, conseiller du roi et aumônier du monastère ; Jean Bretou , .et. ^ean d'Estrades éîêque de Condom, qui' c^éda l'abbaye à Alexandre de Bordes, fondateur de l^éjglise de CarbQnne.
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^^jp^lIIS LA MOUT DE GERMAINE 1)K PIHUAC EN 160i, JL'SQUA ' CELLE DE MÛliSElGNEUa DE UÛNTGJIÂL EN 1651.
f^e dix-septième siècle s*ouyre, dans nos annales, par la. mort d'une jeune bergère que 1 EgUse a naguère fait monter sur ses autels. Germaine Cousin naquit à Fibrac , modeste village situé au couchant de Toulouse, où le célèbre Gui du Faur avait construit son beau manoir. On place sa naissance vers Tannée 1579. Elle eul pour père Laurent Cousin et pour mère Marie Laroche. C'étaient de bons et honnêtes cultivateurs qui s'occupaient de la culture de leurs champs. Deux infirmités vinrent atteindre Germaine dans son berceau ; la paralysie de Tune de ses mains et des humeurs scrofuleuses, qui devinrent jusqu*à sa mort les compagnes inséparables de aon existence. Cette faible enfant avait cinq ans lorsqu'elle perdit sa mère et fut confiée aux soins d*une marâtre ; elle fut préposée à la garde des trou* peaux de son père. Les faveurs divines commencèrent alors à révéler la sainteté de Germaine.
On raconte que, lorsqu'elle s'écartait pour se livrer à la contemplation, la quenouille û&ée en terre par la main de la bergère gardait seule son troupeau ; que jamais la dent meurtrière des loups ne vint ravir aucun de ses agneaux ; et qu'avec sa houlette elle divisait les eaux du
rui^ôau, qui lui laissait uQ.UbTQ. passage. La pLiëçe^^Minstructicms du pastôurv la fréquentation des sacramentst
saiateté la plus élevée. On la vit saiipliquer ôjQcore:
véritable aposlotek. « • . <. V>f
Piejiaa de tendresse pour les pauvres et les i^U^^uii^i^i Germaine aimaii à partager avec eux ses £ublœ .rtsacwiraiiii
Un jour quelle était poursuivie par sa marâtre, qui la^ soupçonnait d'apporter du pm. aux jaesdiaikts, fpm^ ffim} la charité allait dlstfiîiiaer se trouva changé en de'tiïdt^^ imintes fleurs. Pendant sa vie entière elle ne cessa d'êtife ; en bttUe aux indignes traitements de cette méchante taMQii) Germaine ne a'asaeyait jamais à la table de thmille; <Mir; ne lui donnait que du paui et de 1 eau pour sa nourninregq et la nuit eUe n'avait pour tonte cmiehe iqne des, aatnMt^:)
sous lescalier de la ferme. Au commouceiiicul de l'été 1()0I, rbumble l)ergèra quitta la terre : on la trouva mûi|t6i«iu»| sen, grabat. Son corps M placé dans nn tombaau^^Atiililleh situé dans la nef de Téglise paroissiale, vis-ihvîa de la^ ctusttte. Nous soIvronB: plus tard les laits . '<|itt. se* osfttaïQheBlu à rîfiveiition de son corps, h ses -minidas et h cnltoiv Le 17 mai, le connétable de Montmorency jQtjson entcû&i^ solennelle k Tonloose* Après avoir assisté an i JJà^iB^mnîl qui fut chanté en musique à Saint-Etieime, il dla prendre; : son iogesment à iar^vêché, où le cardinal dei Joyeuse i^u reçut splendidement. Ce prélat rendit alors [^sieui3.dricitfi> nance^ relaijve:> à la publijcatioii de quelques (léarel$Hdu-i<
suint 0(mcii& de TF6at&, à i'aâmiaisiraiiOQ <des sacremeDU 2mi^ Msià&A;'h h eéldttfatioii des saints Biystères, 6t' aebcteinit avec bienveillance le frère Bernard Vioiân, 1 un (fe&q^e fran(}ii€ittii$ cpû rétablirent m Fi^Bce ki réforme dlris^réooni^' OefOx*cî s'ét&bliroiit kTotilôiisd énm ie ivionastère^4a Pelite-Ubs^vance, qui, depuis, reliât leurnom, efii^ùtiOMirut le frère Bernard. Le cardinal 'vit aussi s'élever en 1602, iktiis sa ville épiscopale, le couvent des chartreux. D^lâ&'qaelqties années, ces religieux, (Passés de laCbartt9^*ù^ Castres, s*étaient réfugiés à Toulouse et afafent acheté à labbaye de Moissac un collège voism du prieuré dii#aittNPierr&<âes-Gufeines. Le toulousain Dom Antoînede Salnt-Panl, religieux de la (irande-C^.hartreuse, présida à la constrnctîon du couvent et de Féglise. La première pierre Misénite phv Mi' Jean Daffis, éfôquede Lombez. L'église actuelle fut consacrée, quelques années plus tard (fôlî), par ie cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux. Ce Art dans la dernière année de Tépiscopat du cardinal de Joyeuse à Toulouse que les pères de la doctrine chrétienne pf imntipossessloa du prieuré de Saint-Rome que les dames de ProiriUe avaient cédé de nouveau au chapitre de Saint'Ëtienne. Ces pères y furent appelés par les soins de nMlre 'Ae Beorret , conseiller au parlemem. Le cardinal écrivit alors à César de lius, fondateur des doctrinaires, pMftli^ prier d*eirroyer à Toulouse des reli$(ieuses ursn- . lim^ont il avait la direction. Cette nourrie congrégation, dMt le but principal était d euseigner la doctrine chrétienne a«i len&es^ filles^ avait été fondée, sous le patronage de sainte Ursule, dans le siècle précédent, par la B. Angèle de Bresse; César de Bus, cédant à 1 invitation de Tarche*
Sd4; TBUfre^-MmsMiKsi' véqiië^ -iA^pAiiiir pour >Toi^lou^iiaii]i^^
par lëk ' PP;' Vifeim' ' et Siloiiidi Ql -y arrivèrent au mois
apptstMhré^^ A>a«i!Àe*,'^:I^ f$«flmen(tf ûb quelques aîflatittô«[ pour les recevoir. La tnère Vigiijr se retira alors au fauboup^
Cepeudaiit M. de Bourret ayant acheté pour les ursuliaefc m» maiâoa^aos ia niedes ïroifr-HoiSy dl6s» «& pjciraalipâs* sligsstoii âlimi <ifae ito ^ leur
fui cédée par Jeau Dafûs, évôque de Lojiibez et prieur éë la Datiradé, cet anaitoire délWDdaiL Larv ne des Tm^ Rdîd prit sAm- le nota d& > SaàatfrUrflide qu eHëiia^iroUnn jusqu'à nos joutas. * ^^ ' .• * ' - i j » -
Caiiiiée ii05; Toulouse perdit m^aràiwrêcpée^tdfr cardinal de Joyeuse. Après avoir gouveiTié celte Kprlise pendant viûgt'trois anS't il donna sa déims6ion«i^^4avaux: de'Loiii^de-Lal'Vâlidtite et') foi nommé i:à Itelieiréeliéodd Rouen. Le siège de Toulouse demeura vacant pendant huit aûniées; duraût lesqpKUôs il fut gotii{)enié){iad k» rââÉro gédéral NioÀlas(<Qâle9. Lé^ départ de M** de 'Joçrensè •etfute d'unanimes regrets. On peut le regarder comme le restais» ratent de la didelpline eoelésiaisâitiQe dans toeto'l&frelâB» par le concile qu'il convoqua et les sages ordoimaiiccs qu'il • y lit put)i»er. ■ - ' > • • i *' . - ' ..î".;»;iL: A cett€^ époque, lé connétable dé Monlmorency se reodit de nouveau à Toulouse avec son ftls. La réception d usage consietait en sérénades-, cmloàdesy • Ta Dam, fëstih eD to^ rangupfs an parlement et à rhôtel^de^tiUe.» An dîner qui fut donné par les oapitouls , se tcouvÂit le duu. 4e Venta-
mm Howuiis,. ^
uaftû, igouwemijurde Guienne, vint saluer lo/€onnétable. ; j':Aai(flMlii|U(j(lciroe$if6te»v lesji^iigieiis d»i9aia4ij()ûiiii^^ prh'eQti i|K)S8MiO!i!^ de la oéfôbr^ ohapelle d9 Ni0trd4)Mn6«' ^iBifiyâjce: de Ikugiiièros, dcuttiliaut eapau49 0ioA^ ra(m torillitsloirei ;Bifugiiièi»$ efil «a village sitoÀauin^rd^i Toulouse. La piété dos habitants avait élevé sur ruue c^eSf €ciUiiisa>i|aii«iiloareot 0€kili6a:iiie ob^fîQ&le-destiiiéetà.rdûd' iroHf «118 kiag» de la Vierge. On place oommonéaleiit léiection de Toratoiro primitit quelques aimées avant ia gaerrè dés oliiigaois. A cette épo(|Qe« la véûéral^to image se trouvant menacée par les ravages et les sacrilèges dont se reodaieat coupables ces hérétiques, oWd fut eoTouk dàns b terre fiar un tUlageoîs, qui parvnt ainsi à la pré- server de leur fureur. L'oratoire fut alors détruit et livré aux flommesi De». fouiUes opérées sur le sommet de lavoir libe lie laissint aucun doute snr cette destmctinn. On. trouva, eu eflfet, du cbaiiion, des condres, des briques cal- - mém et brfSees, des. pièces 4e monnaie, un bois ^de cerf< et des fers de mulet. Ces divers objets paraissaient constater lincandie 4e L édiiiceet l existence de quelques bâU- SMÉts tetinés aux pèlerins on au service ile la chapelle.- PluMears années s écoulèrent , et Une restait plus de la chapelle que le souvenir lorsqu*un événement merveUleux fil découvrir la sainte image. Vers k fin- du treizième eip(>le,iun'iak)ureur traçant quelques sillons dans, un x:bamp voisia de Faneienne chapelle ,vit ton^-À^soup ses bœufe s arrêter et s'accroupir. En vain les pressaiUil de raiguillun, eeS'= animaun restaient immobilesi. < La laboureur appela
t36 TBIIFS MODBMfES.
UQ de ses voisins à sod aide ; mais leurs cilorls réunis , leurs menaces et leurs coups de^inrenî uùpbi^nfôJ'^ alm s par une pensée qui ne pouvait venir que du ciel , ils se mirent à creuser la terre; mais à peioe le ïfer de la bêche eut-il pênéfré dans ' les premières 'coûcnés '^èu sIdÏ \ qu'ils découvrirent une statue eu bois de tilleul, coloriée, représentant la Vierge et son enfant. Le laboureur s'empressa d aller au village prévenir le curé et les consuls révènemeut. Le pasteur et les iidèles se rendirent aussitôt âu lieu de rinvention merveilleuse et y vénérèrent la sainte image. Ils la transportèrent, au chant des hymnes et des cantiques , dans léglise paroissiale. On dit que le lendemain, la statue ne se trouva plus dans ce sanctuaire; qu'après l'avoir longtemps cherchée, on la rencontra àii sommet de la colline d'où elle avait été enlevée; 'que ce fait se reproduisit une seconde et une troisième fois ; et que, frappés de ce miracle, les habitants de Bruguières résolurent de construire une nouvelle chapelle à la '^lacé
où la statue avait été découveite. ' ' ' "'^
Ce projet fut exécuté. Le second oratoire fat couiàlryit avec des dimensions assez .étroites; on plaça la statjj^ Vautel principal, et un second aqtel, dédié à saint Denis, s'éleva .dans la nef. On construisit un péristyle en bois autour du modeste éij^ûce, et une marguiUerie futioatitué^ pour reçevoir les dops et veiller à l'entretien de il'ora^toiirC,
L'existence de ces faits est démontrée par un acte authentique, daté de Tan 1458, par lequel Pierre Godieu, kd)oureur, oumer dé Téglise Notre-Damé-de-Grâcé de 'Brùguières, vendit, au nom de l'œuvre, k Raymond de Paris ,
habitant dndit lieu, quatre arpents de terre a^iparienant a
la jChapelle, au prix (Je cin(j[ livres tournois. ^ Le^ noipbreui pèlerinages qui se faisaient tous les jours à Notre -Dame -de-Grâce déterminèrent la construction d\m t^uisiè|û6 éditice plus grand et plus cominad6; .ii fut cornioDiencé vers Tannée i606. Peu de temps auparavant, un évèucmcut extraordinaire avait puissamment contribué ii ^jLcjter la dévotion des peuples envers ce saint lieu. Une |a|]fiill6 entière, composée du mari, de la femme et d'un enfant s'élant tenue cachée dans l'église, déroba une rpjbe, assez précieuse dont la statue était ornée; aussitôt kl clodu; lit ciilerulre des sons répétés. Les voisins étant accourus, on s'aperçut du larcin. Les trois voleurs furent arrêtés à Grenade et condamnés à mort par le parlement. Le père et lenfant furent puudus près de Gaffelase, ^t la femme sur la route deBouloc, en un champ qui prit le nom de la Pmdm (la Pendudo). Peu de temps aj)rès , Jçs reîtres désolant le pays, la sainte image lut de nouveau cachée à Bruguiëres dans un tas de paille où elle fut encore Uiiidculeusement conservée, n'ayant point éh? atteinte par les flammes qui, à l'exception de la place qu'occupait la ftttilue; conramëretit la paille entière.
Lorb(pie les religieux de saint Dominique prirent posiséssioti de la chapelle de Bragulères, è^e se trouvait asses ^Ifll'^es^ie : G*est ce qm détermina le curé du lîeu et les margoiliiers à céder cette église à quelque communauté quirpût y foire résidence. M. Du Faur baron de Saint- Jory, à qui fut communiqué ce dessein, l'ayant approuvé, les.piarguilliers s'adre$sèrent au R. P. de Lapaiu, prieur dps ctyminjcains de Toulouse, et lui offrirent la chapelle
ig8 TRHfS <MODEaï(llï.
ôffré M acceptée,* ' et le 29 ' novembre ' 1005 ces ^ i^eligieux
sicme (Mlifice, qui civalt étc commencé cinq anis afraTiliiîdt a^ôvè et agraBdi'dous la 'dkeetkm^'46& ddmtnidsiiaé'.^^'^ itoorelte église reçut de grands ^beïli^^ aAis-^Ibs peintures (loiit la voûte et les murs se trouvaieat dêcaré^; plasieah» kabîtaots de Toukmsô l'eQ^ohireat «léme 4k\xtéls, d'orDéments, dé' tabérnaeles , de tableafnxr^^i^li^ d'or et d'argent. M. d'Olivo, conseiller au pârlemenft,'y fit constralre uoe splendsâe chapelle en Thcniheiir da<^tcur angélique. ' ' • *''f''»/*»M
Nûtre-UameHle-Gràce de Bruguïeres a eu doux hisU>riens : !e premier, Jean-Heiiri d^Aubery, jéscdlerle àeoeM, Etienne Molinier. Aubery composa son livre sons la forme d*Qii assez long poème; MoUaier publia le sien eiir 1646. Cette chapelte a été détruite à la Révolution fmnçatee;^^ voit encore quelques restes du couvent que les dominicains aTaient fait eoiistruire; la statue mlraGOleOde^^t aujourd'hui déposée dans une charmante et délicieuse chapelle de réglise paroissiale. Dm noms doivent êtf& ici conservés à la postérité : celui de irt. XMrbonièrès^ eul^ de Bruguièt*es, sous le rectorat duquel les dominicains s'élabhrent auprès de la cbapelle, et celui de Floral , curé abtàel, qui a rendu à' la dévolibiK de Nokre^ftÉfé^d- G rare son ancien éclat. < ■» - * ■ "n'^-. »
Une 'hnpodabte céréttionie cint lléu,' éh i€Êff', ûààs^U basilique de Saint-Saturnin. Le 27 mai, on y fit l'élévation solennelle des .reliques de saint fiamabé. Les reliques de cet apôtre avaient été apportées de Tfle de Clijrpre k fou-»
10ii9B.vw.|a(rBi^'.}âttitrojKiènie<3i&(4e^I^ ^m>ùiié» Van
4î)^wM*i4<i*iûu>iinli (tons Tua 4^ murs latéraux. i(4uijli^i-
itombeaw, li'aprièa wiie tradilion oon^nte^ élail celai de jce
leur élûvatiuu. . ■ . ■
. %l mi4» Taa 1607, on. proçMa k iéiévaUoa des «yssaomts da mnt apôtre. La Teille, à septhearesdu soir, on lit i'ouverlure du mur dans lequel , comme nous TeftonSi de Votiâorver, se trouiralt renfermé le tombeau. L'évêque de Lombez, Jean d'Affis, présida à la cérémonie. imi de Tiûaut, vicaire général du cardinal de Joyeuse , aAkbéde SaiaVSaturnm, présenta le marteau â*honneurà révêque, qui iVajjpa de trois coups lamuraiilb au lieu indi«
.(|{ié4 Ufi ouvriers employèreat^deux. heures à détruire la ffiaçonoerie qui soutenait le tombeau^ Après roiiyertune da sépulcre, l'évéque prit en ses mains quelques ossements
tdn saint. et les fit baiser aux assistante. Cette eécén^iiie préparatoire ne fut terminée qu'à minuit. La grande nef de
«réglée av^l été magniûquement décoi)âe pour l'ij^év^^iqu 4&& roques.' De rlc)ies, tapissepiea. recoovraieet les piliers Jatêraui.. Une estrade avait été disposée au milieu de la nef povp supportôr la châsse d'argeqt: destinée à .Tenfénooiev Jes ossements do' saint apôtre. M eérémouie de Féié^lioii commença dès six heures du matin. L'évèqu^ de i4>mbdz
..elli3i:chapitiie de la basilique ^e rendireal i^foesaseic^knelle-
ment aui)rès du tombeau do saint Barnabé. Les ossements «fiirente^itrait^ du «sépulty-e de4)ierre et renfermé^ dans une joai^ déchois. Cette caisse fut elle-même placée dans la
châsse d*argent. La messe fat célébrée pontiûcalement par révêque de Lombcz. Apres la messe on Jii um liiayiiifiqrïe procession dans Tinténeur de la viUe avec toutes les reliques qui reposent dans la basilique. Le soir, après les vêpres, le père Biaet, jésuite, prononça un discours sur la solennité du jour. Cette cérémonie avait attiré un concours immense de peuple. On y remarquait M*' Févêque de Lavaur, le premier président du parlement « et les pré^- . dents de TEstang, de Paulo et de Montrabe , les vicaîDi^s généraux du diocèse de f oulouse , le siège vacant, M. de Glary, juge-mage, MM. les capitouls» le chapitre de Ssi^D^- Etienne et celui de la Daurade. La cbâsse d'ai g at eù furent placés les osscuitiUs de saint Barnabé avait été donnée par W' Tévèque de Lombez.
Un événement d*une nature bien différente vint fixer à Toulouse, en 1608, la curiosité publique : nous voulç^s parler du célèbre procès de doua Violenta del Gastillo. Geitte jeune portugaise avait épousé Sébastien Monseroso de Aeynés, espagnol. Devenue veuve, elle se fixa d'abord, à Condom et ensuite à Toulouse , avec toute sa famille. Dona Violenta était jeune, belle et aimable. Elle se lia d'abord d*amitié avec François de Gairaud, conseiller an sénéchal , et fit ensuite connaissance de dom Pedro Arias de Burdée, religieux augustin, docteur en tbcoiogie et proiesseui: à Tuniversité. Elle vit encore Antoine Gandolas, jeune écolier, et le praticien François Espaldit. Ainsi se forma une espèce de cour auprès de dona Violenta. Ses adorateurs lui i; nt persuadé de quitter son père, elle y consentit, et alla résider tantôt chez des religieux, tantôt chez une parente du praticien, tantôt en d*au-
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très lieuK où elle recevait avec assiduité les hommages de tous ces hommes. Mo de jeter un voile sur ces relations qui commençaient à devenir suspectes, il fut décidé qu elle prerulraiL un (»ponx, assez simple ou assez complaisant pour en permettre la continuation. Onchoisit» en effet, Pierre de Saint-Romain, avocat k Gimont, véritable Esope , bossu, boîleux, et sans portée. On devait le faire venir à Toulouse, et, à la faveur de ce mariage, continuer les relations; mais Saint-Romain, devenu maître de sa nouvelle épouse, ne voulut pas quitter Gimont, et déconcerta ainsi Him& les projets formés. Un exécrable complot Ait dès-lors formé entre la jeune femme, Gairaud et Caudolas pour se défaire du bossu. Ceux-ci envoyèrent du poison à dona Vi<^enta afin qu'elle Tadministrât sous forme de potion à ' son mari; mais cette tentative ne put aboutir. Gairaud et Candolas ayant communiqué leur dessein à Pedro Bardée
• cdni-ci conseilla do faire venir Saint-Romain à Toulouse sans sa femme; que là il serait beaucoup plus facile de tenter le coup.
Dona Violenta persuada à son époux de se rendre àTou- ' louse pour aller réclamer au senor del Castillo, son père,
k dot qu'il lui avait promise. Dès quil fat arrivé & Fau-
berge, Gairaud envoya son fils auprès de lui et le lit venir ' dans sa maison. Le 8 juillet, après souper, Gairaud, accom-
pac[né de sou iils, de Candolas et d'un écolier, conduisit ' Saint-Romain à la promenade hors de la porte Matabiau.
'Vers neuf heures du soir, Gairaud fils etrécolier se retirent,
• sous prétexte d'aller au bal ; Candolas feint de prendre , les devants pour aller faire ouvrir la porte de derrière de la maison Gairaud, et va rejoindre Espaldit près du collège
4e , rE»pWe, li^. coâoipiplemeQt désert* MBspIdiîravs^l aposté là des assassins* Camiolaîj s'étaut retiré, Sauit-Romain «t:Qairaiid pèr&arriTdreQtâeiila aa ûacrefbiirilDiilt^ég ÂnssUôt les memtrieK^» jetèrent sur Saint-RoniaÎD^cft èb percèrent dfe diï.-sept coups dlq)ée ou de poignard. L'iiiî? fiMItuné mccaaiaà hfm lAemm. Ea homme adroits CSai^ raud fit aussitôt informer sur ce meurtre, et écrivit à duna Violenta de se rendra à Toulouse pour commencer ies pcnrsaites. . . :■ ,[{
Pedro Burdée était sorti de son couvent des Augustin^ <Ut jours avant le meurtre, sous prétote de fioiitagiioOi>i$l avait pris son togemeat le përe 4e Técolier Caiidiolâs? M4is le 14 juillet, il s'enfuit avec ce dernier et se rendiL-à Nkpes, où il fit semblant d^apostasler pour chencbor^naft
sauvegarde au sein de h prétendue réforme, l^ii attendant, des ûuiices accusateurs avaient . occasionné, à Tûulattsa^ une procédure qui se termina par la ooadamx^ayon àiiBotl et l'exécution du conseiller Gairaud, de Pedro Burdce, de^ Caadcias». d Ëspaklit et de dona Violentai Le si9i«?-GiaB4^ laume de Segla de Caîra nous a conservé Tfaistoire d^ ioetler tragique aventure, dans laquelle on trouve les arrêts, du parlement; las oraisons ou. discours iine le9> condamné»
prononcèrent avant detre exécutés, et de très longues annotations asse^ singulières. Le sieur de Caïr^ dédia^QA livre au premier président de Verdun. m ; .g
Les religieux tierçaires furent, à cette époque, réformés k Toulouse par les soins d'un certain P« Vincent j liomM docte et éloquent , qui entreprit 4e rétablir la règle de saint François dans ce. monastère situé rue Pargaminières,' aujourd'hui complètement détruit Depuis ce tempSy leq
tiorçaitvs dovinrcut lobjet de Tôililicalion publique. Leur communauté était très nombreuse. Les peintutits gris
arftiettl acheté un tarraitr pi^s da collège de l'Esquille, el
6ù tf)08 y avaient construit une assez vaste église, aujourd'hui détrait6< Ëlie renlennait une chapelle daus laquelle éiail exposées les reliqaes de saiût Vincent siartjrr, qui depuis ont été placées dans leglise du Taur. Ces reliques Tenaient des calacombes romaines.
Le 13 décembre 1609, un incendie dont on ne put découvrir la cause détruisit la voûte en bois du chœur de SaîDt-KUenne : les balustres, les statues de bronze, les reliquaires, les slalles, les orgues devinrent la proie des flammes. G^te voûte fut remplacée par celle qui emta ^onrd^hui, laquelle fat faite en assez peu de temps par les soins de Jean DaCds, prévôt du chapitre et évèque de liOmbez, et par les largesses du cardinal de Joyeuse. Le chœur fat alors agrandi par la démolition de deux chapelles latérales très aucieuues qui se trouvaient à i entrée dd monument. Les statnes et le jubé actuels furent faits à la môme époque.
' La peste, la femine et le débordement des fienves eaus&r0nt alors de très grands ravages en Languedoc, et Toulouse souffrit beaucoup de ces ileaux. Cependant on en vit )è terme en i609, et Ton rendit à Dieu de solennelles
actions de grâces.
^ Le 22 janvier IGIO, le duc de Yentadour lit Touverture des Etats à Pont-Sâînt-Bsprit. Nicolas Gilles, vicaire général de Toulouse, s'y trouva ; il avait accompagné dans cette ville lévéque de Montpellier, qui vint y prêcher le carôme pat* ordre du roL On vota dans ces Etats 9,000 livres pour
S44 TK3IIK smtws».
aider à la réparalioa de la cathédrale, à. condition que le cbapitre.dirait tous les ans, à perpétuité, u&e mmei do Saint-Esprit en musique le jour de Fouverture des Etats ; tous les jours , pendant leur tenue , une messe bassq qu'on appellerait la Messe des Etats, et que la grosse €sI<h che de Cardaillac sonnerait pour cette messe.
Sur ces entrefaites, le prince de Gondé vint prendre possession de son gouyeroement de Guienne. De passage à Toulouse, il y fit son entrée solennelle le 7 septeaibie 1611, et y fut reçu avec le cérémonial accoutumé par le duc de Ventadour, les présidents et conseillers dn parlât ment, et les capitouls. A Saint-Etienne, Jean Daffis, prévôt et évôque de Lombez, harangua le prince, qui alla loger à rhôtel de Saiot-Jory. C'est là que le premier présiden| François de Ciari, qui avait succédé à Nicolas de Verdun « vint lui rendre visite. . .
Lorsque le prince de Condé se iciidit à Saint-Etienne pour y assister au Te Demi qui y fut chanté en son honneur, la. voûte du chœur de cette église était sur le point d'être terminée. Ce lut sous la direction de Pierre Rénefeuille d'Orléans que ce beau travail fut exécuté. On lut donna cinq mille livres pour la directimi de cette voûte, et cinquante pour blancUir rintérieur de. cet éditice ; ce qui montre que ce n*est seulement pas de nos jours que les arts et le bon goùL ont eu à gémir sur de semblables dégradations. •
 peine le chœur de la métropole était-il terminé, que les jésuites voulurent jeter les luiidcmeiUs d'une église à leur maison professe. Us possédaient déjà en cette ville i*" un collège, 2<'uii petit pensionnat séparé àfi collège, Z"" un
nWS MODBHMES. fttô
noviciat, 4* une maison proîesse. Ils avaient acheté aux héritiers des présidents de Saint-Jean et de Boyer dévastes maisons au centre de la ville E(rue des Marchands), sur rempiâcment desquelles ils avaient jeté les fondements de leur maison professe. Le chapitre de Saint-Etienne, le siège étant vacant, lit u[>i»usiiiQn à cet établissement par seci» daté du 12 octobre 1612. Le P. iudicis fut chargé de répondre à cet âete. On joignit à la réponse deux déclaratioDS dans lesquelles se trouvaient expliquées les diverses fonctions auxquelles se limient les membres de la compa* gaie pour le bien général des âmes. Le chapitre voulut appuyer son opposition sur la consnltation de quatre célèbres avocat do parlement , Maran , Bertier, Gosse et de Lacroix. L affaire fut évoquée au parlement ; mais les jésottes comptaient de nombreux amis parmi les membres de celte cour souveraine. Plusieurs, et entre autres le consëller Jacques Dufaur de Saint-Jory, étaient afiiliés à la célèbre congrégation, qui se tenait régulièrement tous les .dimanches au collège de la compagnie : c'est ce qui détermina le chapitre à avoir recours an' conseil du roi. Le 13 janvier de Tannée suivante, il obtint iroe commission dn grand sceau pour assigner au coaseil privé le syndic des Jésuites de Toulouse, afin de procéder sur Fopposition des parties.
Cette afEaire produisait déjà beaucoup d'édat lorsque les jésuites obtinrent un arrêt du parlement, rendu sur requête, par lequel il était delendu aux libraires du ressort, sous peine d'amende et de prison, de vendre les pièces qu'on avait déjà imprimées. La consnltation de Tavocat Maran étant parvenue au cardinal do Joyeuse, celui-ci lui
146 TE«W WBliMtS.
éoriTit poor i0i^iresoa*aîi& sur ceia&U^, €eU& éxmii$ac« âéciar»& qu6, quoiqu*^ partioiilfer'il se lût montré )&vo<rable à i établissement en question, il se serait cependant ftmjoQrs laogé da côtétleJa majoril^ tt s*eKprtaie'6iisiiîte en ces termes ; ' ^ « • - a. ,
« Ë&cusez-moi si je tous disque tant de paroles et e^n* » ceptions piquantes qui sohrent après semées parmi tôut » cet acte, me semblent passer les bornes d'une consulta-^ » tion, et Fimprimer encore plus davantage* Et oeptasi » monsieur Mairan, il me semMatt en la lisant que je/VDus » voyais avoir pris par mégarde une ( pine au lieu de votre » plume accoutumée à un style plein de douceur et .d^jub^ » rite, et ce contre une compagnie religieuse approuvée du » SaiQt-Siég§, qui, par tant de boas livres, partant de. pr^^r
> dications, par tant de disputes contre les héi^étii]oes^i'p«r » tant de voyages, de sueurs et de sajoig même épandu, a » jusqoes ici, et ne se peut iiier, servi très utUwiepi^iè »;r£glise de IMêu, lesquelles elmées solides, firés^ntes H
• certaines, doivent, ce me semble, avoir plus de Si^sm
• pour les louer ol ûvohser que de les r^teryspalr,la » crainte qu'ils ne se rendent, comme vous me dites par » votre lettre, enûa arbitres et maîtres en r£^SQ et eo
> ritat, faisant la loi, et se rendent formidables aux papeè^
• aux rois et II toute la chrétienté au moyen des grande » avant^es dont ils s*empaient jounidllemenl,<vir queiout
• ieela ne sont encore que des soupçons éloignée eh ïnùep* » tains, et auxquels il y aurait bien du remède lorsqu'eA 9 verrait en être besoin. Je veux ajouter que l& «chose qili j» m a lait encore être le plus marri de votre dernière con- » suitatioû, est qu elle a merveiUeusemeat plu aux hénBCb-
i^^qo^' en Angleter^ et «en Âttmagnèji'qui s'c»* servant
» contre l'Kglise et en- font troi)héc , qui est chose bien
»< éloignée âe votr« iatentton^ et a plu encore davantage, «tiMia««e«temenDitav3L bérétiqœs de'ï^ancevmaisàcd grand » nombre do mauvais catlioliques que nous y avons, que »rje^ sais bien qae toqs n*4imez pis. » ^(•'Petidaiileet orage, que faiisaient les pères jésmtesf Hs bâtissaient leur maison professe et leur église, qui furent Time rautm bientôt terminées.
En Î615, Louis de Nugaret ii'avait point encore pris poseessIoQ de Tarchevéché de Toulouse, puisque François VfCfoHi, ficaire général, tcàe mcantê, mit tes religieux ré* collets, en vertu d'une bulle d'Urbain. VUU en possession do* cOHVent de la Grande-Obsermce. Ce prélei arriva enfin à Toulouse Tannée suivante. Né k Angoulème de Jeai>- Louis deNdgarel,,due d'Ëpernon, pair de France, et de Uâi^^nerlte oomteBse de FoiX'Candale , il eut pour frères Henri de Foix de La Valette duc de Candale, et Bernard ilut^d'Ëpeiiiiûii. il avait pris d'abord Je parti des âmes; ièais ^our obéir h soii père, il embrassa l*éfat eoclésiasti^ que. Après avoir fait ses études de phiiosoptue et de théologie, û M nommé à un très grand nomM de liches abbayes, entre autres à celle de Saint-Saturnin de Tou- 4ouse et de Grand-Selre.
h: A peine' ee prélat fo^^îl arrivé à Toulouse qa*il fut députe aux EUits généraux qui s'ouvrirent à Paris le 27 octo- Iwe i6U. Avec lui se trouva à cette assemblée Pierre de MBtrmiesse, avocat au parlement , qui composa keeUe eeca* 4ion un opuscule renfermant des remontrances au roi^ au ^iMlgé etikla noblesse, pour yabolitiou des tailles, la coni'-
S48 mm mumm. ■
mimisatiûià des cahiers entre les . tccà& chamhr §s , ^ eii<te crélfi(»id*i]De çhambre de justice codU»' leB:fiBaiifci«fe* Arc la suite des Etats généraux, qui furent clos le 8 janvier 1615, ramiral de Montmorenoy oa¥ht eeux der k peoiiiBce? da LftDgaedoc à Pézenas. It leur fit part des trbiibktS'iibe le prince de Condé, le duc de Bouillon et quelques, autres < selgneors mécontents excitaient de tovttes parts^ eB atâràHt^» à eux les rcligionnaires. Le duc de Montmorency chercha les mayens de rétablir la paix en s'abouchant avec Lasdi^ / gmères an Pont-Saint^Esprît. Ces troubles farent ptéifiés^ pour un temps, et Louis XUI qui avait succédé à ileiu i iV^^ son père, rendit un édit de pacification, daté de BknsiJoiJ 4 mai 1616. On ayatt pris k Toulouse des mesores" énergiques contre les rebelles, qui, au nombre de quatre centa^l avaient résolu de s*emparer de Ihôtei-de-Tillei Les itàtiH^^ touls levèrent des troupes et les armèrent, firent fermer^ plusieurs portes, et écrivirent aux viUes voisiner poiurd eidiorter les babtlanls à demeurer fid^s a» roii L*édîtf da^ pacification fut publié solennellement à Toulouse, ce qui . n'empêohft pas les rebelles de s'emparer dn flias-tGKrgiéarv; et der détruire ce monastère. L'arrivée du duc^ de Montmo-^ rency contint les reiigionnaires dans le devoir, t i
Ân milieu de ces troubles, Toulouse vit s*élever onâMitis ' veau monastère, celui des carmélites de sainte Théièse.^ ; Cette réforme célèbre venait dëtre introduite en France^) par les soins^ du cardinal de Bérulle et de M*^' Acarie* M;fll0 Rességuier donna tous ses soins à rétablissement de cette maison; cinq de ses filles embrassèrent cette samte'règle^. ) Les^ carmélites s'étaient d*abord réunies dans la maison des > tiercerettes et s'établirent ensuite dans leur nonveau mo^ >
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nastère. Qœiqoes aonées plus tard (1625), la dernière ntoisn liâUé pAT les soins de Mi de Rességtiier possédait
une cbâpoUe splendide ornée de belles peintures dues au pinceau de Rivais et de ûespax.
lilqsrès la tenue des états de Béziers, le dne de Montmorenoyet la duchesse sa femme résolurenl de parcourir les diffidrentes villes dn Langnedoc. Ils arrivèrent à Tonlonse vers la fin de janvier [('Ai). Les annales du temps racontent avec le plus grand détad les fêtes splandides qui lurent desméos à ces seigneurs ; elles coDsistèrent en ballets, banquets, courses à la quiotaine et prix distribués aux vain-
qÉenrs:
Ces réjouissances furent troublées par le supplice de Vanini. D était né à Taurpzano, dans le royaume de Haples, en 1S85. Son père était intendant de dom François de Castro doc de Tauruzano; sa mère s'appelait Béatrix Lopez de Noguera. Son père renvoya d'abord à noiner, où il éttdîa la pbilosopbie et la théologie sous un religieux carme, Barthélémy Argotti. De Rome il se rendit à Nofdes, où la physique^ la médecine et Tastronomie occupèrent tous ses instants. Cette dernière science le conduisit, par Tabus quii en ôt, à toutes les rêveries de rastcdogle : il commença alors à s'élever contre la sooiastique, et en particulier contre saint Thomas, prétendarU quil ne trouvait dans ses ouvrages aucun argument décisif coiitre^ les aihée»: Ce fat à Maples qu'il entra dans les ordres et devint prêtre et prédicateur. 11 s'attacha particulièrement, dans ses discours,, à la doctrine d*Âverroës, philosophe arabe du douzième siècle, doctrine qu*on peut regarder comme une espèce d'éclectisme oriental londé sur
te», catégovies d'Aristôte di les. émaaations à (dirâr^. dcigités sor FoHgîflis des choses. • vii î .n f
De iNaplfis, Vaûini alla iiabiter Padoue^ où il passa plan; sienrs années. Uniquement occupé de réltti)e'<dtt"l^a^d roïsme et des systèmes de Cardan et de Pomponace; il revint ensuite à Taorozano sa patrie^ et à Naples, où i\ forma, dit-on, le projet de s'associer douze hommes pour aller prêcher sa doctrine dans le monde entier. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il se mit k paineourir la Bohéne^^C TAllemagne, laissant percer assez ouvertement son pen-^ chant vers l'athéisme. La Hollande et le Brahant le virent tour^à-tour prêchant en apparence contre les afhéeà,''Diai^ en réalité répondant d'une manière très faible à leiirs^ objections, il vint à Genève» où il ne passa que quelques joursr&Lyon, où sa doctrine parut suspecte-; à ^Làndimgi où il fut jeté en prison; à Gênes» où ses prédications avetn roïstes sur l'existence de Dieu et l'immortalité de l'âotid parurent aussi suspectes. ..!• ir-''^
Après avoir dogmatisé en Italie, il passa en Franoe el is^ rendit en Guienne. Là, accablé de fatigue, de pauvreté et d'eiinoi, il se réfugia dans un monastère et y prit 1 liaiiil religieux. Jules-César Vanini, car il avait pris ce nom^se mit à enseigner aux jeunes novices' ^toute autre chose ({iie la philosophie d'Averroës, et ses goûts dissolus roblir. gèrent à quitter le couvent, Noos iô trouvons à Paris» Tannée 1616, s'efforçant de s'introduire chez le 'nonce Roberto Ubaldini, dont il linit par gagner les bonnes grâces en entreprenant l'apologie du concile de Trente: H trouva aussi le moyen de se glisser auprès du maréchal de fiassompierre avec le litre d'aumônier eti âOO éoiiSi dt9
TEffPS aeDEUiES. %M
rMe* e( »lm 4édia $iQ$:Mai9gu9B mr A«iur«> Fufi de' M premiers ouvrages. Il avait déjà donné an public son AmphUiiéà^€^ livre singulier où il emeiks opioioQS les plus esitiaordljeiairés et les plus paradoiales. Yiaiilm quisftai bientôt Paris et vint se fixer, en 1617, à Toulouse. D'abord assez Iinideat, il Huit par lever le fliasque« et s'élanl entouré de quelques jeunes écoliers de runlTer^té, il jeta dans leur oœur des semences d athéisme. Le premier président Le Uazurlert Qui lui avait confié Téducation de ses enûmts^ ne tarda pas a s'apercevoir de l'hypocrisie du précepteiu-. Certaines assemblées nocturnes qull tenait avec la jeunesse, ^impiété répandue dans tous ses écrits, attirèrent Taltention des magistrats : Yanini fut mis en prison. 11 afTcctii alors . de>gvands sentiments de catholicité; maison gentilhomme nommé Franooni affirma que le prêtre napolitain avait plusieurs lois nié devant lui 1 existence de Dieu, l'immor** tatité de ràme, Téternité des peines, les miracles de Jésus* Christ, et plusieurs autres dogmes du christianisme. La cûnirontation du témoin et de 1 accusé i\p servit montrer sa culpabilité.
':=0n employa six mois entiers à instruire le procès de yanini. Son athéisme et son impiété furent attestés par un grand nombre de témoignages : Il fut condamné à avoir la langue coupée et à être brûlé viL £n vain plaça-t-on dans le tothbereau qui le eondnisait au supplice un eordelier pour l'exhorler à la i)énileiice : il alïecLa, en allant à k mort, une certaine fermeté que trahissaient ses mouve-^ Éientseonvolsil^ Arrivé sur Téchafaud, il refusa de donner sa langue au ; bourreau, qui la saisit par force avcr des tenaiilQSw Ji'horreur de oe supplice ht pousser à Yanini
SSÎ T8MPS KODBIWBS.
d'aifreux hurlemeats, qui s'éteignir^t au milieu des flammes du bûcher. Il mourut à trente an!^. Le sed hëfitage que laissa Vanini, à part ses livres, fut un gros crapaud vivant qu'il gardait pour des expériences médicales. Sa figure avait assez de doucéur, sa parole était insinuante et facile. 11 perdit sa foi dans les rêveries de l'astrologie et les doctrines des mauvais philosophes. S*il fàut s'en raip'^ porter à son propre témoignage, il eut imc amanlo qnHl nomme Isabelle ; mais on a de la peine à croire à la rôa-^ lité de cet amour naturel, quoique coupable , et i! est prèbable qu'il ne parla de celui-ci que pour donner le changé sur celui qui le captivait et dont il était tristement épris. Il composa plusieurs ouvrages sur la physique, la médecine et iastronomie, sous le titre de Commentaires} Les seuls qui soient venus jusqu'à nous sont ses iDiatë^ gues sur la nature et son Amphithéâtre. Vanini a eu pour historiens lean-Maurice Schramm, qui publia sa vie en 1709, et David Durand, qui en publia une secondé li'ëé détaillée en 1717. Celle-ci est devenue extrêmement rareri M. de La Croze» M. de Grammont et Bayle en ont abssl parlé assez longuement dans leurs écrits. Vanini a eu aussi des apologistes :M. Ârpe donna, en 1712, à Rotterdamr» une apologie de ce personnage.
Louis de La Valette ne se trouvait pas alurs k Toulouse. Son vicaire général, Jean de Rudelle, approuva les nouvelles constitutions des chanoinesses de Saînt-Pantâlêôimi Dans la supplique que ces dames adressèrent à raulorité diocésaine pour obtenir cette approbation, on renconti'é les noms les plus distingués de la ville et de la province. L'archevêque fut promu, le 11 janvier 1621, au cardinalat
par le pape l'aul V, sous le litre de Saml- Adrien , et assista bientôt après à une assemblée du clergé qui se tint à Pordeaux.
Les religioimaires excitaient toujours des troubieii dans la proYtoce, ce qui obligea Louis Xlll de les poursuivra avec vigueur. Il se trouvait alors en Béarn, où il setait rendu après sa réconciliation avec la reine-mère pour y faire reconnaître son autorité, et joindre à la couronne le royaume de Navarre, le Béarn, l'Andorre et le Bonazan. Pendant qu'il revenait en France, les buguenots, animés par leurs députés, se fortifièrent dans leurs villes du Haut* Languedoc et levèrent des troupes. A Montauban, ils arrêtèrent tous les ecclésiastiques et plusieurs catholiques. Ces mouvements déterminèrent le roi à venir rétablir par lui-même Tordre dans la province ; il passa la Loire et $e rendit à Tours, s'assura de Saumur, de Saint- Jean* d'Angely, el s'avança ensuite vers la Guicnne où tout reconnut son autorité. Il reçut à Agen le président de Gaminade et les six conseillers que le parlement lui avait députes, et vint assiéger Clérac en Agenais, au commencement jd'août. Le 18, il investit Mcutaaban et en ût le siégé avec Taido des Toulousains, qui fournirent quinze canons de leur arsenal, un régiment de mille hommes de pied, une compagnie de cent chevaux. Le diocèse de Toulouse leva pour cette expédition un régiment de douze cents hommes, dont Gornusson prit le commandement. De son ^Oté, ie duc de Rohan leva des troupes pour venir au secours- de Montauban ; mais le duc d'Angouléme en défit une partie en Albigeois. Montmorency s'avança aussi de «fetjle ville avec un corps d'armée pour pui ter secours au
tâé TB«f6 NOOERMCS.
roi. Des événements imprévus vinrent loiit-à-coup siTsper>daeMiSiégQ de la place : uoe maladie cootagieus^^ la fièvre maligDè, se répandit dàns' le' camp. 'M(MiUi)Orèlfiey en fut atteint, et fut obligé de se faire tranvsporter k RabasteDSi où il. se trouTa à reKtPéniité et où il perdit dedt de se» geattlsliommes et plasieofs de ses dôme^tiîiitteé^ Privée delà présence de ce seigneur, l'armée qu'il avait conduite à Montanbaii se débanda, ainm qu'un rég^eiit dé Toulouse; des maladies pestilentielles atlaquèrent le^ troupes royales; des pluies contiuuelles firent déborder lé Tarn» et rendirent impossibles les commuincations dé^^di^ vers quartiers de l'armée : c'est ce qui obligea le roi à loyer le siège de Montauban et à venir pa^r qtie^oed jours k Toulouse. • î , : » h
Le 10 novembre, il quitta Piquecos, où était son quar<^ tier général, et vint coucher au ofaàteau de Moutbbtbnf Ce fut en ce lieu que le roi acheta du duc de Lesdiguières la vicomte de Villemur, la baronie de Roquemaure, ^Aai terre de Ville-Prumier pour la somme de 700,000 -liviès. Le 15, il partit de Montbeton et alla coucher à Gastelnatid*£stretefonds, d'où il se rendit à Toulouse le à û&s& heures de raprès-mîdi, sons être attendu, et alla descèfM dre à rarchevè&iié. Les capitouls et la bourgeoisie s' empressèrent de se rendre au palais, où il fut hatftngaé'piai^ Puymisson, qui, dans sa harangue, compara la marche du monarque à celle de l'arcbe d'alliance. Le dimanche 21 no^ vemhre fut fixé pour rentrée solennelle. ^ '
A dix heures du matin, le roi se rendit en carrosse à Saint-Roch, aux Minime^. On avait dressé là uné 'im-*mense galerie ou saUe richement décorée t aux deux
trémités opposées, on availr ïniénaji^ 'des esoaiiev^ par )^s(jliQld <2jdT^eot monter el desccudrc tous les corps de la .yîlla; aiitniliett de. la sisdle s^élerait le tiû&e du roi. Alqrs passèrent devant lui toutes les corporations religie^seiiiet. civiles : M. (le Qacet, vicaire général de TaN cberéque, harangua le roi an nom du clergé; le président ^ Berlhier seigaeur de Montrabe, au nom du parlement, - M, (de Gaolet, âkU nom da présidial; et M. de Berclai, an nom de l'université. Un magnifique corté«i:e précéda le r^i. Devant Sa Majesté marchaient immédiatement le duc dciPraslin, le comte de Schomherg, le duc de Liancourt, le connétable de Luynes, portant Tépée de France. Le roi pal^wU ensiûte à cheval, revêtu d'un costume étincelant d'or et de pierreries ; k sa droite se trouvait le duc de Joinville, grand chambellan ; Monsieur, frère du roi, sui- YAit le ^n&ce; après lui. Von voyait le cardinal de Retz, les ducs d'Elbeyf et de Luxembourg, et les autres grands ^eigiueurs^ / - -
Oq jawkteii Hdée de dresser des arcs4de4riomphe por* tant le nom des sept i^lanotes : à Arnaud-Bernard, lare de $9Mrae, sous lequel le coi- reçut les cle& de lavillè, ealendrt une nouvelle bairangae de Puymisson, et toucha UiCroix et révangilo ; à Saint-Sernin, Tare de Jupiter ; axa Qb^uges,. celui de Mars; à in place du Salin, celui du So^ leil ; à la Pcrche-Peinte, celui de Vénus ; à la rue Sainles- Sç^i*]^ <^^m. d^ . Mercuce ; enlin, vis-à-vis de la porte de Tarcbevêché, près de SaintEtiemie, celui de la Lutie. Tous ces arcs-de- triomphe étaient de différents ordres d'architedure, chargés d^oroemeuts, d'inscriptions et de devises. Le rpi entra dans la catbédrale, où il fut reçu par le cha-
frilre en cfhasuble, air son de la musique, qui iéx^tiU^e n IhimJ'Ù' M^ Âlard composa Imô descfit^titib^ ^tH^s •détiîBéé de cétte^eritrte dë'Lèufe XttI à Tbdltfu^î ^' ' Là présence du roi dans ces contrées mérididfiSâSS'îf^rrêCa pas les ihoav^ments des religionnàires qui, "ètiàdiiâts par le duc do Rolum, combuLlirent conlic le duc de'Sfrfhtmorency. Cependant Louis XIU soumit diverses places en Guienne et s'avança vers le QaercK Lè tf 'jfaiH^^â%K, il prit d'assaut la ville de Négrepelisse, qu'il livra au piïkge. Le 23, il parut devant Saint-Antoniiï iît tl^ea celte place à se rendre. Le roi étant parti detîx jours aï^^Bs, alla coucher à Gastelnau de Montmirail, diocèse^ 'd^^Bi, passa par Rabastens, ét se rendit à Saint-Sulpièé'^'ia
' Pointe, et de là à Toulouse. Le i2G juin, Sa Majesté coucha à SaintnJory. Le 27, les capitouls allèrent le recevoir à la porté de Saint-Ettenne, où il fat harangué. Lé roFi^tiSit à très-haute voix : « Continuez à me bien servir, et je % ims serai toujours bon prince. » ' '
Pendant son second séjour à Tonlôtise, lé roi y iËt^ËH^ des prières publiques pour le succès de ses armes. Il as-
. sista, le 3 juillet, atix Tépres solennelles qài forent cb(àhtèës aux Pénitents-Bleus, dont il vit passer la procession qui se rendait à Notre-Dame-du-Taur. Monsieur le prince, le duc dé Vendème, le grand prieur de Franéb, lé* piibèe^^e Joinville, le duc d'Elbeuf, le comte d'Harcourt, et un grand nombre d'antres seigneurs, se firent enMe^ diSis cette confrérie, et assistèrent & la cérémonie eh^1Sfal9P*^ie pénitent. Le roi s'y enrôla aussi, et posa la première pierre de leur nouvelle chapelier, qui fut dédiée à saint iâfiSttjé. Les Feuillants construisirent leur nouveau couvent; 'le
TEMPS MODEILNBS. 2i>7
J^. dV^ol, jésiiile, jela les fondements de. la maison des
o^belioes, au Petit- Versailles ; les bôncdtclios réformés de la nouyelle congrégation de Saint-Maur ouvrirent on séminaire dans la paroisse du Tanr; les carroes-déchaussés construisirent leur couvent et leur église près de la porte MoBlgaiUasd. Tous ces coips religieux profitèrent de la bonne volonté et de la présence du monarque pour agrandir leurs étajoiissements.
Le roi partit de Toulouse pour Gastelnandary, Carcas-
. sonne, Narbonne et Bcziers, où il se reposa des fatigues que .des chaleurs excessives avaient occasionées, et dont étaient morts plusieurs seigneurs, entr'antres le cardinal de Retz. Ce fut k Beziers que i^ierre de Fenouillet, évêque de Mon^lier» vint repi*ésenter. an roi, dans un discours pathétique, les violences exercées par les religion-
, naires de Montpellier contre les catholiques ; c'est ce qui détermina le prince à làtre le siège de cette place. On sait que ce siège fut terminé par la paix donnée aux rciigion-
. naîres et rentrée du roi dans cette ville.
Ce prince se montra très fàvoratile aux jésuites et leur donna une preuve éclatante de son dévouement par des IMtres-patentes datées de Lyon, du mois de décembre 1622. Par ces lettres, il était permis aux jésuites de Toumou de fsLire prendre k leurs étudiants les degrés de maîtrise, et de doctorat, d*étre nommés aux bénéfices comme gradués, auisA que dans les universités. Ces lettres furent enregis-
, trées au parlement de Toulouse le 9 février 1623 ; mais les universités de Toulouse, de Valence et de Cahors formèrent aussitôt opposition. 11 est très-important d'observer ^ue les papes Paul 111, Jules ni. Pie IV, Pie V et Gré-
balles, le pouvoir de posséder des collèges dans les,.«iit-
^Y^Mt^s, ilûmmfHr- ,d9â.;4QaeMfô. (to< \h^jmM *
poqr to aulreSt sciences, dans. tout, lit iiH)Qde7abnétie9^ofi|^ conférer toius,.]e^ djggç^?*. avço quelques restricUops,.^jflp lïooçoit des poaToirs «tussi '4toQ4u$ dArent'exQter.itttip jjTe opposition de la part des universités, qui, sq. cjiiu^^ ^tt^qiiées daria leurs droits les plus sacrés. !...r/ij53ir , JJn procès fut donc intenté ai^rjé89ita$ <4ei .Tiqiiirim par les syndics des universités déjà iiummées, devai^t '1^ parlonï^nt de. Toulouse» qui, après .£tv.Qir ^nt^ndujJ^.^^ If^ndenrs et leç intijnés, rendit, le 49 julDel, ,ub arr^t ,poi'r tant délense aux jésuites de, Tguinon de pi;endrft,|e ina«ib lÂtre .et qualité d'iuiiiTersitéf ni l>aill^ iai]H^unes.]n^iî^(^ testimonial^ d'étude, m aucuns degrés en ai^^e faQ^l^é(, ni aucunq.MOiiiinaliou aui bôAi^éliceÂ, k pQii^ :de ,,i|viWti^ fit, antres peines arl>iirairesrlie procureuv.géoérr^d^cet
arrêt, était M. de Cii'oii. Sur la requête de ce deruicfi-WîtT
gistr^^t, le. parlement de Tqujpu^^ par;arrê(.du 1 1 ml^i
étendit à tons les çoUi^es de» lésuites
autres les mêmes défenses que ci-dessus. ^ ' ^j,îôj
tes jésuites, ne ;£ie laissèrent .pas .elfirayer ^ ec^ et le 1$ décembre iQfS ils présentèrent requiête au •co^ seil du rui i)(jur demander la cassaLiuu des ^jïètâ (h^fiSff^ lement de Toulouse. L'^aire fut év^^uée». et le ç^s^B ordonna qu'en attendant le jugement, les choses demeiit passent en r,état.où ell§s étaient ^vant les iari^ts*-:P&.li^|^ côté, les universités, de France ne se tinrent pas pouf: vaincues, et présentèrent requête au couseil contrai, 1|(|§ pirétentions d^ jç^ujXes, Cette r^qçKl|ie fot adr^ssé^pf^ffAirfi
bors, de Poitiei's, d*Angers, de Reims, de Bourges, d'Orléa&s, âe Cften, à*A\t et de Valence. A Tonlonse, ruaivemilé î^ïissembla en corps à cet effet dans l'école de Sainl-Thomas, aux Jacobins ; le recteur Maran y porta la parole et drasÉa'ie dderet en requête. Cette requête universitaire ^ue nous avons sous nos yeux présente les réclamations des jésuites comme contraires à Fautorité du roi, à la juslice ordinaire de Sa Majesté, à la dignité et aux pouvoirs de messieurs les cardinaux, archevêques et évéques, aux til^les des autres religieux, à la jeunesse des écoles, aux intérêts des jésuites eux-mêmes, au bien des villes qui les <reooivent, à la perfection des âciences, à Tantiquité des ^mmandements de l'Eglise, à la résolution du clergé de france assemblé à Poissy en 1561. Nous verrons plus tiltvï quels furent les résultats de cette opposition. ^ Il existait depuis bien des années une célèbi'e confrérie établie dans Téglise Saint- Jacques, sous le patronage de fliItttë 'Anne. Elle était composée d'ecclésiastiques et de pieux laïques. Une splendidc chapelle formant l'un des côtés de réglise, mai^ hors de son enceinte, lui était consacrée. lA fête de la sainte s'y célébrait avec une graùde solennité. La veille, aux premières vêpres, on donnait à (Sbapé confrère un cierge de cire blanche et une image de sainte Anne. Immédiatement après les vêpres, la confrérie se rendait processionnellement à Téglise du Taur, Wmi ensuite à Saint*&tienne, où, avant de rentrer h Saint* Jacques, elle passait devant la chapiiUe de Saint-Joseph fiifuée dans le cloître, au levant. Cette confrérie sollicita et etililitide grandes indulgences du pape Grégoire XV, qui
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les accorda i»ar une btilio datée du 13 septembre 1622.
Le cardinal de La Valette partit pcifBr'llomev laissant rad** ininistraticm de son diocèse à Philippe de (iospeau, évôquQ dé LizîettX, et à' ses ylcaîres génératiK^ L*aii d*enliP6i»i Jéâfn Saverius abbé de Saint Savin, apiieia à 1 oulouse Jes bénédictins des. lilancs-Manteaux, qui allèrent habiter le séminaire de Saint-Lonis que le prélat avait constrmitpour eux.
Une des grandes familles de Toulouse Tit alors un dé ses membres, Antoine de Paulo, élevé à ta dignité àe grand'prieur de Malte. Il contribua puissammeut à letablissementdes danses Maltaises à Toulouse. Ces religieuses s'établirent d'abord chez M*"^ de la iMamye, vis-à-vis ae l église de la Dalbade ; de là chez M"^de Coulort^sur la même paroisse ; enfin à Saint-Cyprien, au lieu de la Cavalerie, où elles construisirent leur église et monastère, qui a subsisté Jusqu'à la Révolution française. De sages consétutions leur avaient été données par ie grand-maître Jean- Paul Lascarisde Caj^eliar ; elles les publier^ à^ Tûolouse' èn 1644. :>
Le Couvent des Feuillantines, qui notait pas très éloigné de celui ùids dames de Malte, venait de s'envicbir da'4 dépomUfr mortelle dTAntoinekle d'Orléans de LongnetiUé/ Ce corps fut placé dans ie c>hœm des religieuses, et il y demeura jusqu'à r^^e dd la Bévolntion, où ili fut Iraosf porté dans l'un des caveaux de révise paroissiale de Saint-Nicolas, d'où il a été tiré de nos jours pour^tcepocté chez les religieiises béQédictine&.dtt âaintt-SamniQùt^ où il repose. Nous possédons plusieurs objets précieux a^aUt appartenu àM*^ de LongiOLOville : ses ciseaux 'damasquinési
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son sceau, une boite ée. porcebMne gulUoebée antique. sLe
pu[>c lui avait fait cadeau d m splei&dide rqliquau^ doi\i lesiiaéoédictUies de Toalouse ont ^ne. partie. On troovf) son tesHinebt ànù^ rhisloire de Tabbaye de Fontevi^olti.
A la même épniiuc, le corps de saint Thomas d'Aquio, aux jacobins, fut placé sous un splendide mausolée que lui éleva la piété des dominicains et des fidèles de Téglise de Toulouse: le duc de ISevors donna deux colonnes; les frères Claude Borrey, dominicains, exécutèrent ce monament dont l'extrémité s'élevait jusqu'à la voûte; il terminfût le chœur des religieux qui occupait la partie occidentale de la grande église. Le corps dû saint reposait sur un autel à quatre faces, et était renfermé dans une caisse de chêne revêtue de lames de vermeil. Ce mausolée a été
détruit à la Révolution; le dessin en a été conservé.
' Eil i0i4, la paix fiit rétablie dans la province ; die fut oélébrée à Toulouse par diverses fêtes. Le duc de YentâT dour y donna un magnifique carrousel, auquel prit part toute la noblesse du pays. Le comte du Caraman y remporta le prix des courses^ qui consistait en une boite garnie de diamants. Cette pais ne ftrt pas de longve rdurée. Les feligionnaîres ayant repris les hostilités , ils placèrent à lenr:ldte le duc de Rohail, avec le titre de généralissime de leurs troupes. Le roi envoya contre lui le maréchal de ^hiéaiines,iqui s'empara de quelques places sur Itohan^ Ql du dégât auK^vIrèns de Castm, et se porta dans le pays de Foix vers le Mas-d'Azil, dont il fit le siège , mais qui fut levé {^tts taitd. Lefr Toulousains qui servaienii dans Tarmée de Thémines se distinguèrent par leur valeur au siège du
S6i mm HODBRiH»;
Ma$iel:i':rateattl qoiysJivrèront >ula»ifiélëbiïe ^|t^^û«< ^teox 'inillé' honmiéS' jpoiiyaienI se f tenir ehférmés; a^:^ ' iecarUmalde tiérulle Yoaaik de doter l'Eglise dû Irranoû (San noBfvel institut cmmx soiis k. som ;d6jA!CHiiH«^ Jésus. Des prêtres de cette conipagaie s'êtablaent vers celte époque à-Toulouse. L!uu.deses m^QabrefitJbeP.PaulM£a^sêrai6 vhil en -1618 préober % Satut-EtieDue. Après mmeutettâA ses prédications, le premier président Gilles Le Mazurief et Jean de Rudelie licaire général )ui proposèrent .u»<élai)l»l sèment dans la ville. Il fut alors statné que les prêtres^lpâ desservaient Téglise de la Dalbade céderaient la cure aux oratorlens, qai en prirent possession an mois dë efisV établiront délinUivement en Le P. Bourgoing^
dont Bossuet prononça Toraison funèbre^ dirigea pendait qnelcpie temps la naSsom de rOratoire .à Toulôpsè'^^litt tard, les oratoriens construisirent un SLiniiiane qui a suôï- Bîstè jttsqnlt la Réfolniion Mnçaise; il i^tuêinràùd» là Dalbade, vis^^-vis du grand hôtel de Malte<. ^Leiédrri^ de cette célèbre compagpie qui gouv^riia oure d& ^(0 église, fm Ie.P< Retire» qui est mort de no^ jontsi^'^ ^ i^^eC Le duc de Rohan, fatigué de guerroyer en Laugaedod, eonvoqua à Castres une assemblée générale dee^retigioné naires et la fit résoudre à- demander la . pais/'lias 'iH^Biciations eurent un heureux succès la paix fut conduè le 5 février 1626, et Tédit fat pubKé par te roi:à^6 aopl suivant. Pierre dTsplas sieur de Gragnague, présidenÉcMi parlement de Toulouse, fat chargé par le priiMîQ idJaUér informer sur \é& lieux de tous iBs^désordrea qif^avalèntiqim commettre les troupes roj^efc pendant la guerre, aiia .de les réparer. L'édU ne fut enregistré au pacieflientiqalatirss
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Espagne, qui ont la lole tranchée à Toulouse. On accusa iBiiiprémiar pré&kleot Le Masoiieri d'avoir diiferé leotie- ^timftDtrafiQ quo CamredKm '«l Ho^rsa. son ssBodé 'Dé» pussent pas profiter do l'amnistie. Ce dernier tat condamBé Mi&'gâlère&i ii laui observer t}Qe> l6 fireiinerjprésideat Myi>'detQun, ' à ocflte époque, Tobjet d'tme oéfCtlna op« position» et qu oii publia coutil lui ^lusieuis libelles qui
Mâofr^ttféf dtt ïdk lequel . ordoma d^en. poursuivra àe& foreurs. ' /i/liOj président dû Berthier dcmua lieu à uoe assemblée iSdràoirâmaireMles nuanteDeii» du Gai-^TOîr, €& magistnaty
en sa qualité de chancelier des jeux, avait envoyé l'œillet àiAI/h «le. Cadillac, igée de sept aus. Toul le coossstoifa fllllè&.baylesâes j( iix s-ailannèirent d*ttii pareil abus. Le$ inainleueurs,;Sacrifîaut la galanterie à leurs devoirs, dé- «&élèreQ]t.f.4ue.tes lammie$'.seraieBi,esctae& du «eiu.dtt' •gai Gtosiâloire ; qsfori ne recevrait aucuu mattre-ès-jeu?; egiiia*eût rcmpi9rié >tfoi& pri]^; que les caudidats .linaieul leurs onmg^ pendant le t^». awt trois pnenuères .ta- Jbfes j que les cajMtouls assisteraient aux séances sans avoir ^Qi&;iâéiikératiîvâ, et qioe .le^. maîtresrèsrieuâL pfêter^ot -ffigttieQteDtpelesmâin&diMaapItoafe^ . .* iil JLes luttes académiques faieul beaucoup plus [l ii^^ibles lj]0« dette» des nnivertiUiés: de : France centime Âea PP. Jéh I suites ;;^lles poursuivaient toujours leurs projets contre itiiiuaupagai^. Nous>aiu)as laissé çetlaafiaire au i^eii du ifpitDÂfin. de^ poiirsaivre plus fadflement Jear instauGe^en : /Cassation de l'^rjêtdu parlement de Toulouse, les jésuites ^.é'é^ieptniiiie .;SOi|Si;.le) eonverl. de mes^r^ JqstrHenri dot
eonune deniandèap^a évocatioii de ia tmim pendante eotlia i cotti!: du padement., Aiijssitôt tes imiifersités dd^KxikncQ^Itôoftil:) panâtes > finéoninoè an 'HmIs 'd(er mtfs A6S6 oontte laeàMutie (iô Touraon. Ce méiuoire porta uu Lunible coup à la..C0Diti'r» pdffm^ car k conseil pnvé.reiwiitâe â7»iÉar^ uftiarrét fatkn lequel, sansjiYdr ^jardèkreqttôtedo M renvoya les parties en son parlement de Toulouse, ipi^ pacia an nouvel arrêt du ^ aoôt 16â6, jdédaitt.4u0j oalniiiiiiip 19 juillet 1623 sortirait son plein et entier effets ' r " r>
Dès Tanoée précédente» la £iculté de théologia ^UosxiX et l' assehiâtlée 'âu deigé mxsaVeemaé deBx;éerite dlimop posés par les jésuites Euderaon Jean et Keller, et ayant pour titre idnMwtitio ad regem eî my$tma pMka^miÀstmb attentatoire aux drdt&des sesvëraÈofi* L»»ami8^ dès jésaitesv ^I à ia tète desquels se troimit le cardinal de La &aciie£ûf^f:rr^ cauUv oben^èieot à iûre a|»niler celte^i6«B6iif8(.%o%aDflisJL que le parlement de Paris, par plusieurs arrêts, la dëfenbi; t dait vivement, le cardinal, poarsQivaja sûû>.$dan, ré^m&iiii sait dans soi^;pal»SriaU9atiMiâesSaiiile-€lâD0vièivë^9^ prélats afin d*obtenir une déclaration de désaveu de la ceiir siflra« lia^ftoelieÊDiiisâait n*ûbtint pasr to^ oft(qu'il.;V;âMilaiâ^ puisque, touten désaTOiiant' ee detnier aiite, tes prél^tetiFs laiseaient pa^s de déclarer que la doctriDe de ces écrits, né A pouvait être appn)ovée. Le oardmal del^ Valette sjgnaOiiidt désaveu. ' '■• * •• ^'v\:\
Mais le parlemezit,, par un arrêt, du 5. |QQiaDS;i6i^.jda«j^> Clara cette seoHide assetnblée iliieite*- Le 7v las évêcfuM;:) répondirent à l arrét du parlement. Sur la demande^ ûes ïi prékts, ofllis^il dit iroijéroqoa, l!afiUfe:à ;$a[i|»Q^
rof»ki âaBS>^ )alB8ir iuHaidor piar œt .an^idn eoiittil^
le j^aflement ordonna aiit dTêffms de ss renAre/dm» liops didcèâ^r âouâ peioe dd saisie de laur temporel. Les.olixosâs emMeol pbità .lOTq&6^lft:.c«idkiai40.La VafattBy craugûaiil que le désaveu de la itiemièie ccu.^uie ne donnât; j| ki'flow qœiqiiâs soupçons sur Tépificopai, dmsa uQ^iniméne eenme qui condeiniia la dootrine des éavits : mentionnés, sans douucr toutefois à leurs auteurs ies oaaliûoaAftODS désluonorantes de la pramière»
Ces actes divers, où paraît le nom de ranchevêquo de Touiousa^ soot les dermers de soa épiscopat. A cette épo* qvmîà' ae démît de son siéga- an Ikvaur de Cbajrles de Meutcbal, qui lui succéda. La Valette n'était jamais entré daM(las opdm. Etant passé dans Tétai séenliar peu d'an*« néi» après, il Ait créé gàiépal des airnéas du Toi en Alla*: ma^, eu Belgique, devant Metz et An(,'ers, fît le siège de Landoacfies, al mourutà ftivalt près da Turin, an 1639, à l'âge de quarante-sept ans. Son corps, porté d'abord à lafalMkje de S^ot-Saturuin de Toulouse, fut inluuné à CsâiMus> par ia& cordras da dtia .d*Epertt(m son père.
A i épiâcopat de Loois de Nogaret de La Valette , qui ddia'jdouze (unéaB, se rattaoiia if existence do plusieura anleiifs célèbres à Toulouse. Le premier est Guillaume Ader, médeeia à Tuaiversité de celte viUe. il publia, en ifiSÛ^iilÀ. odmge latin très curieux qui a pour titra : Enarrationea de œgrotis et morbis in Evangelio. Son but étaitddlprcmTer que tontes ias maladies guéries par Jéso^ Cbiiit né pOfttvalent pas l*étre par las mo^rans natorels.< Il le tiédia à Bernard Dallis, êvèque de Lombe?.. Cet ouvrage es^idiaisé an 4rois. parties; on y trouve à la lin un assasi
M i»iw(«oiiniiw
^lilAlér ^îi^'liii^,' èt qui en tfffte^'io^ Id'j^J ^Oëtl^ia^
aucnn fondement que Ion prétend qu'Ader avait d'afeôtd Dûiirtenu la âàësecofatraire^ dt qu'iline etimlpoM «obi^^Btâ^na ouvrage que po1lI<'^éth]^f€Pl6!«MMsr«l3^d^^ le premier. Les seniimeQts religieux d'Âdop s'opposent i cette supposition. Làtirent, son fiti^ eoiiiposii eB^teredaâûft sou éloge. ' ■ • ' • ' ■ ^ - i? t - ■'TfffJfl
' Le célèbre juriscoifôuUe Bernard de La RocherFlavIa brillait & ceteé époque: Il naquit à Sâfnt^rnin , petité^lM du diocèse de Vabres, devint successivement conseillef parlement de Toulouse ^t de Paris, (^résident àlai cyitâbtté des requêtes à Toukraser êt créé coni^erller d'Etat ' fWii Henri III. Il composa d abord un traité sur les tmze patîmmts de France^ qu'il dédia au cardinal de La VaMtk Ce traité ne plut pas aux magistrats de Tuulousc, qui, par arrêt rendu en 1617^ condamnaient le timà^étre laeévé et 'brûlé par le greffier de la txmri Faufeur, à 4^o1$it)ilBè livres d'amende, k être admonesté tôte nue par le premiét président et susipenda |k)iir uû> an de- ses fôneliaiis>' Gël âfrôt ftit exécuté: On a encore de La Roche-Flavin trfi recueil des arrêts notables du parlement de Toulouse^', pnbHéspftr GràTéiroh 'des mémoire^ 1«s akiti<}olték et singularités de la ville de Toulouse, dont il ne publia que labrégé incomplet et qui fait peu regretter le refilé, fià fiioohe-PlavIn tnbnnit èn àirftgef'de'^it^teHquifAfo ans. Sou corps fut inhumé dans l'église des Cordeiiers, sous un maosoléd; soneœtir fat placé dans régtiseâeFrdOttiii^, près de-Mtirét, oir îl'possédait la terre de Labourgadeii'^*» Aous trouvons encore sous iepiscopat de La^^âlette,
FfiaaçQi&4â à'i^taag. IL Cufc d abord éieyé^près du duc.iia Mii]gB«neijet am))ais8a le puti de.li^. ligue; mais il .rentra
hi^Mi sous robêissance du roi Ifenri IV, qui le nomma pm»id6i^.à fiiortierau parlôm&ut de Tpulûuâe, et.eoâuite premier pnôsidest de U ebwbre de rédit établie à Castres^ B mourut h. Toulouse en 1G17, à Tage do duquaul^-ueiif
MinXkk -)ui éleva dans la caiitédrale uae statue. eD.maAfe
blanc, d'un très beau travail, à l'une des portes latérales du I3iujw> ou eile est eucoie- Il composa pluâieurs ouvrages» l^rmi ' lesquels .<m distiogae un Traité du Sacremeol de l'Autel et une Histoire des Gaules. De l Estaug était un tomwa profoodémettt religieux qui employa saiortone k {»re de pieuses foudations dans plusieurs établissemeuts, soit k Tuulguse, soit à l^rives doQt il avait dirigé le pre-
-: Philippe de lîeilhier suigaeur de Moutrabe vivait au IQ^éme temps. Il parviiU à la baute digui^ de présideo^ à .mOirUer au parlemeul de Toulouse» où il mourut en 1618. U est auteur d'uu livre qui a pour titre : kmes sancli SafiirnÎMiV écrit au vers latins ea Thecmear^ des. saÂats. dont 1^ eeliquei^ repfîseat ^aos la basilique pt des évaques d^ Joulouse.
j , Aoôlé' de ees iliuslre& Toulousains parait en^çore Guilr
Jaurae de Maran, .savaiU iii'ofesseur de droit à l'uiiiversilé Ï^Hilou^e. 11 avait éM^dié sous le célèbre Cujas» et pen- .4ant quarante ans^^ il attira a ses cours les hommes , les plq^ ^Jislingués, tels que Pierre de Marc^, luuucëMt.de Orou ^ ^Firmois) Qosqii^t. il est:raute)ir de plusieurs ouvrages., entr'autres des ParatiHes sur le Digeste, qu'il dédia ^vi Val§ttQ,.li moni'ut.ea 162)^ . ....
Guillaiim^i^ de Cjs^tel tiçot up, d98 {^i:^im6rj|i niAgs j p^mh tous ces auteurs. Il Baquit à Toulouse en 1560 ; il ftfe ses premières études au collège de l'Esquillp, et eiisuiteiA Paris sousGenebrard. Pourvu d*uliie plaee^.dfi^pseiltoiaiif
parlement do Toulouse après la mort de Jean de (]alcl &oi\ père, il eu remplit les foDçtioûs avec toulie rio^êgcité ieUiji distinction d*un grand magistrat. Ce fiit pendunl les loilifs que lui laissaient les fonctions de sa charge qu'il composai les deux grands et excellents ouvrages qui nous ijeatefidiâtt lui. Le premier parut en 1625, et porte )» ^re é^MiH(^re des comtes de Tolm. Il est dédié à W de Miaitmoreofi^s^amiral de France et gouverneur du Languedoc; Cjet mfts^ infiniment précieux pour notre histoire locale est divi^sà en deux livres. Dans le premier on trouve un .4t^| mo^ maire du pays de Languedoc et de ceux qui ront oocopé jusqu'à rétablissement des comtes; Torigiaeet la succession^ de. ces Rigueurs, Je catalogue général^des. çomtfs <£apr0ft divers auteurs (GateH en marque vingt-trois, depuis Torçiijt sous Charlemagne jusqu à Jeaaae de Poitiers) ; l exposUion des titres, des comtes de Toulouse el.la.desoriptiQUr^â
leur cour souveraine. Catcl parle ensuite des princes e$ rois dont le$ comtes ont relevé, et^rrive enâa à la biogjig^ pbie particulière de cbaque comte, en commencaulrpaq Corson ou Torcin jusqu'à lla^iuond.lV de Saint-Gilles Le second livre commence à ce dernier ;pomte .^t f^jpQpfgflôl jusqu'à leanne de Poitiers, fille 4b Raymoa^. ]W ^\ ^f^b nière princesse de. cet^te maison. ■ : j
.A la suite dala grande bis^oire des comtes^ C^^l méiT sept petites cluuniques sur la môme lu.iUci e. l.a prenuèra renferme les noms et les effigies des comtes avec les cos-
TEHPS NODEBNB!^ S69
lûmes origaiau2L extraits d'ua manuscrit que la famille de fibaitM^avdH m\b }t M éi9p(teîtioD' de Tauteur. La deuxième est \\n abrégé, en français, de la généalogie et vie des éom^^ exirait d'iui registre de la maison dé ville de Tou-j liiQse^îLa tr^^siéme est on petit Ifàitë sur les comtes, composé par Bernard de La Goyouic, dominicain. La quatrième Mlik obfoiii€|ue de Guillaume de Puylaurens : la cinquième' attribuée à Pierre <lc Lutlève ; la sixième anonyme ; la septième extraite d'un ancien martyrologe de Saint>Paul de Ifeiiliofme.
V Le second ouvrage de Guillaume de Catel, ce sont ses 3féiflfiim ¥ histoire du Languedoc. Ils parurent en 1633, topf^ ^prhR la* mort de Tauteur, par les soins de son neveu, qui les dédia à S^ier, garde-des-sceaux de France. JBim divisé ën cinq livres.
' Cat«l établil dans le premier livre que le pays du Languedoc a toujours appartenu à la province des Gaules , et imv A' rfispagne. Il décrit énsuite la Gaule narbonnaise appelée Braocua et en lixe les limites; il montre que lolôsei'a' toujoufs'apparteaù i cétte province. Après avoir donné la division de la Gaule narbonnaise, il fait voir que h pays du Languedoc est ce qu'on appelait autrefois la P^i^finalste première; où setronvâieot les Voisquesét lenirs principales villes; que la Seplimanie a été appelée Gotliie, Â^nsuite pris le nom de province de Ssdnt-Gilles, et enûd éiflûlide' Langaedoc. Il donne ensuite une description exacte de la fertilité de cette province et des rivières qui l'arrosent.
Le second livre contient rbistoire de Narboime, de Tolose, de Beziers, dW^de, de Nîmes, tle Montpellier, de Lodève, d'Usés, de Carcassonne, d'Âlby, deMende, du Puy,
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Moiitauban , de Saiiit-Papoul, de Rieux, de Mirepoix, d'Arles, de Satnt-Poos, de Castres: Gatel parle* eoesite des divers itinéraires du Langaedoc, observait qqe 1^% <^a^i|ois comptaieot paç lieues et non par milles^ ^t que iQS^^^i^^ ^talent beaucoup plus • coiirts que. les lieues. U offre eii$uf l'histoire abrégée des villes, bourgs et châteaux du Laug|iedoc qui nétaient j;)oiût évèchés ou mentiûQnés \^ anciens itinéraires^ Ce second livre est terminé par là nomenclature des villes, bourgs et villages du Langucdog gui payaient taille aii roi. A cet effet la province était djji^ir sée en généralUés. Celle de Toulouse Comprenait onze diocèses; on y comptait les jugeries de Villelongue, de l!auràguais et de Rieux. Le temporel de i'archevêéhé Toulouse comprenait trente-sept villages ou bourgs. '''^^'-^^
Le troisième livre des Mémoires du Languedoc renfermé d'abord Thistoire fabuleuse des principales villes de ëelfô province. L'auteur expose ensuite l'état du Langueà(}?! avant l'occupation romaine; il parle des divers mémoiri^ que les anciens auteurs nous ont laissés sur ce pays, déiS manière dont les ilomains s'en emparèient, du séjour' (lié ces peuples, ainsi que des Germains, dés Vandales, d^â Tisigolhs et des Francs. !1 retrace l'histoire des princes de la nation des visigoths qui régnèrent en deçà et atï delà des Alpes. Viennent ensuite les expédîtioiB' iQes Sarrasins en Languedoc, les guerres de Pépin contre les ducs d'Aquitainej celles de Charlemagne et de Lodishiel) Débonnaire, les invasions des Normands, des Hongrolsr<«» des Anglais en Languedoc. ' ' r i 'jia
Le quatrième livide renferme Tfaistoiiie des Vlodmlfs^dtf
Bcfid^cs» des seigneurs de Montpellier, des comtes de FoU; teeiiiitesdeiCi^slres'ei^^comtesde'CainpQam .
'''^ té cinquième livre nous offre la biographie des arché- ^(^qtik (îé Narbonné, des Mques etarcliérêques deTolosé, des cvéques de Beziers, d'Agde, de Nîmes, de Magueloone (itf 'Montpellier, de Lodève, d Uzès, d'£lne ou Perpignan, de Carcassonne, d'Albi, de Mendc, du Puy, de Viviers, de Pamiers, de Castres, de Saint-Papoul, de Saint-Pons, ifilëi, de'Mlrepoix, de Riem, de Hontauban, et de Cornmingês. \
On trouve à la tête des Mémoires de Catel un éloge histofjjque co.mposé par son.neveu.Nous apprenons que la famille de Catel portait le surnom de la Campane^ et qu'elle était originaire d'Ecosse ; que Catel eut pour père Jtaii de (^alel, ^|;4e pierrj&de Catel, membres du parlement de Toulouse, et pour mère Jacquette de La Mamye. Il épousa Françoise de vSejj.uierî qui iui duuua deux lilles, l'une mariée à M. de i^r^er^ ço|iseil(ejr au parlement, et Ta^utre à M. de Puyn)isson. Catel mourut le 5 octobre iG2G et fut inhumé au clQitre de Saint-Elieune, dans un oratoire de Sainte-Madeleine dit dp Catel de, la Campaoe, bâti et orné par se^
<> »Nou^ nous sommes un peu étendu sur Catel et "seft eoivragesi paroe que de tous nos anciens autours cest celui doMrilesirebheFches sont Jei plus ttombreuses, ies plaa
exactes, et U cnlujuc la plus s\uo. Il y a sans doute des erreurs dans Catel, mais ces erreurs de noms ou de datea Bl»m|iâoh6nt pas que ses li?res a-aient servi et ne servent
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encore de guide à tous les auteurs qui ont traité ces mêmes matières.
Jean de Chabaiiel de Toulouse, docteur en théologie et recteur de l'église de la Daurade, publia son livre des quitcs de cette cglise, qu il dédia à la ville el à ses capitouls ; il doima en même temps un autre écrit sur Tétat et police de la même église. On trouve dans ses ouvrages des iiaits intéressants et curieux, mais on désirerait une critique plus éclairée. Chabanel ne fut pas heureux dans la publication d*un livre sur les sources de Télégance française; il y ût preuve d un assez mauvais goût. Chabanel mourut sous répiscopat de M. de Montchal.
Le prince de Condé arriva a Toulouse le 15 janvier 1028, accompagné du duc de Montmorency son beau-frère^ duc de Ventadour et de beaucoup de noblesse ; Il y trouva le duc d'Epernon. Deux jours après son arrivée, il se.rej^dit au parlement et y déclara que le roi Tavait easofé pour combattre le doc de Rohan et ses partisans. La cour du parlement, par les ordres du roi, rendit un arrêt le 22 janvier contre les rebelles. Rohan fut condamné à être tiré à quaUc chevaux, ce qui lui exécuté en effigie sur la place du Salin. A omette nouvelle, Rohan ût, de son côté, exécuter en effigie le premier président Le Mazuyer. Le 2 mars, Condé assembla à Toulouse les Etats du Languedoc, qui se réunirent sous la présidence de Vévèqiie 4e Castres dans Fancien réfectoire du chapitre de Saii^t- Etienne.
Pendant la tenue des Etats, le prince de Condé partîl
pour le pays de Foix et alla metlie le siège devant Pamiers, défendu par Beaufort, général du duc de Rohan. La vifla
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lui prise ot livrée au pillage. Bcaiifort et Auros j^ouvcrnear de Mazères prirent la fuite,, mais ils furent arrêtés
et mis à mort à Tonlouse. Les catholiques prirent possession du temple abandonné par les religionnaires jusqu a €6 que la cathédrale que ceas.<ï avaient détruite fût ' rèbâtie. On chanta à Toulouse un Te Hmmpour la prise de Pamiers.
* Nous laisserons le prince de Gondé poursuivre le cours
~ de ses expéditions dans le haut Languedoc contre Rohan et les rehgionnaires» pour nous occuper de Tépiscopat de
^^Charles de Montchal, Tun des plus longs et des plus glo* rieux de notre Eglise.
' Ce prélat naiqoit à Annonay, vers la fin du seizième siècle.
Il était fils de Jean de Montchal et d'Anne de Gaillon. Il fat
^ d'abord bénéiicier d'Autun, ensuite chanoine d'Angoulème èt abbé de Saint-Amans^e-Boixe et de Saint-Sauveur-de- Cuutaiices. 11 fut sacré dans Téglise Sainte-Geneviève, à Paris, par le cardinal de Bahiéo, assisté des évéques d*Agen
^ et â*Angers, en présence dcis cardinaux de La Rochefoucauld et de La Valette. Tnnt se préparait à Toulouse pour
' le recevoir : les capitouls tirent meubler la maison du présidcntDu Faur à Lalandc pour sa réception. Le 14 mai 1628, au nutin, il se rendit au couvent des Minimes où il fut harangué par toutes les compagnies, tant ecclésiastiques que séculières. Il fit son entrée dans Tordre suivant : ses domestiques à cheval, — les juges et autres officiers de ses tribunaux, — cent de ses vassaux k cheval, l épée au côté,
^ — plusieurs conseiUers au parlement, geutilsiiommes et officiers du roi, — Farchevêque monté sur une mule richement harnachée tenue par deux de ses valets, — - deux