‹ Histoire générale de l'église depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 110 sur 190 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

€ respect pour ta loi et les traditions de l'Église. Mais par Tatitorlté € présente de notre Dieo, par la règle constante de la vérité, ils ont « été confondus. Il ne s*est trouyé ni accord, ni solidité, dans leurs € discours, leurs accusations ou leurs preuves. C'est pourquoi, au < nom de IMeu et de llfeglise, notre mère, ils ont été unanimement c condamnés. Et plût à Dieu, bien-aimé frère, que vous eussiez € jugé à propos d'assister à ce grand spectacle : leur condamnation € eût été plus solennelle et notre joie plus entière. Hais vous ne « pouvez quitter ces lieux, où les Apôtres président chaque jour, et c où leur sang rend continuellement gloire à Dieu. »

Le jugement du concile d'Arles, pas plus que celui de Latran, n'impose silence aux Donatistes. Ils osèrent encore en appeler à l'empereur. Constantin, dans le but de mettre fin à cette éternelle discussion, l'évoqua à son consistorium ou conseil privé. Il fit comparaître devant lui Cécilien et ses accusateurs, entendit les deux parties, écouta toutes les plaintes, prit connaissance de toute Taffaire et rendit enfin une sentence parfaitement conforme à celle des deux conciles : il déclarait Cécilien complètement innocent. La décision impériale n'eut pas plus de résultat que les décrets des conciles. Quand on a commencé à substituer ses vues, ses jugements, ses passions personnelles à la parole de l'autorité, il est rare qu'on s'arrête dans cette voie. Les Donatistes prétendirent, cette fois, que l'empereur s'était laissé gagner par Osius de Cordoue, favorable à la cause de Cécilien. S'ils se reconnaissaient le di*oit d'infirmer son jugemerit, pourquoi l'invoquaient-iis? S'ils l'invoquaient, pourquoi ne s'y soumettaient-ils pas? La logique de l'erreur est la même dans tous les temps : et l'histoire de l'Église nous fournira bien d'autres preuves de l'obstination des hérétiques, et de leur habileté à se créer des prétextes, pour éluder toutes les décisions. Constantin, fatigué de leurs intrigues, finit par exiler les plus séditieux. Mais les mesures de rigueur contre des évêques qu'il eut été disposé à chérir, s'ils eussent été dignes de leur auguste mission, répugnaient à son caractère. Il les rappela bientôt. La clémence ne lui réussit pas plus avec eux que sa justice, et nous les verrons plus tard remplir l'Afrique de violences et de meurtres.

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