‹ Histoire générale de l'église depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 118 sur 190 · CHAPITRE PREMIER. 31M · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. 31M

époque, qu^Eusèbe de Césarée écrivait, dans sa Démonstration èvangélique : « L'état de continence est l*état propre de ceux qui « sont consacrés au sacerdoce et occupés du culte divin, des doc^ « teurs et des prédicateurs de la parole divine, qui s'appliquent à « propager une postérité divine et spirituelle, et à élever dans la « sainteté, non pas une famille particulière, mais la multitude

< innombrable des fidèles. » Le concile d'Ëlvire (canon 33*} ordonne que les évêques, les prêtres et les diacres, qui auraient été mariés avant d*entrer dans le saint ministère, se sépareront entièrement de leurs femmes. Celui de Néocésarée décrète que si un prêtre se marie, il sera déposé. Celui de Nicée s*élève contre un abus qui s'était introduit en beaucoup de lieux, au sujet des femmes qui vivaient sous le même toit que les clercs, sous le prétexte de les servir, et qu'on nommait en grec «vyicxaorffc, en latin subintroduetœy sous* introduites. « Le concile œcuménique, dit-il, a défendu que ni « évéque, ni prêtre, ni diacre, ni aucun autre clerc ne puisse avoir « de femme sous-introduite, si ce n'est la mère, la sœur, la tante et « les autres personnes qui sont hors de tout soupçon. > — « On a « coutume, dit le docte Père Thomassin, d'opposer au célibat des « ecclésiastiques l'histoire du saint évéque Paphnuce, qui, au dire

< de Socrate et de Sozomène, obligea les Pères du concile de Nicée

< à ne point faire de canon pour assujettir les évêques, les prêtres, « les diacres et les sous-diacres à la continence avec les femmes « qu'ils avaient épousées avant leur ordination, puisque l'ancienne € tradition ne leur défendait que les mariages nouveaux après les « ordres reçus. Mais Socrate et Sozomène ne sont pas des auteurs « si irréprochables, qu'on soit obligé de les croire sur parole. Il se K( peut faire cependant que le fond de l'histoire soit véritable, et que « Socrate n'ait manqué qu'en ce qu'il a ajouté du sien. Mais quand « il dit que l*aneienne tradition de V Église défendait seulement « aux clercs supérieurs de se marier, sans leur ôter l'usage d'un K mariage précédent, nous en appelons à Eusèbe, à saint Épiphane» « à saint Jérôme, qui, d'ailleurs plus anciens que lui, étaient incom* « parablement mieux instruits des anciens usages de l'Église ; son « assertion ne mérite ici aucune créance. »

39. V. La coutume de rebaptiser les hérétiques qui revenaient au t

MO HISTOIRE GÉNfiRALE DE l'ÂGLISE.

«ein d8 TÉglise, subsistait encore en Afrique» malgré les déciskuis contraires des souverains Pontifes et de plusieurs cencile». Le cmcite d* Arles prescrit cette règle : c Si quelque hérétique relient i « l'Eglise, qu'on lui demande le Symbde. Si l'on trouvie qu'il ak « été baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-'fisjprit, ob « lui imposera seulement les mains, afin qu'il reçoive le SuakU- < Esprit. S'il ne répond pas, suivant la foi ortfaodoxe, aux qMflÉMDi « qui lui seront faites sur le mystère de la sainte Trinité^ qu'bii h 4r baptise. » — Comme le prétexte du schisme des Donatistes ân( d'accuser les catholiques d'une indulgence coupable pour les tnéi^ leurs, le concile ordonne encore que ceux qui serontcoupablesd'avetr livré les Ecritures ou les vases sacrés soient déposés, pourra qa^ en aient été convaincus par des actes publies et hm par de sîixqriet dénonciations. — Le huitième canon da Nioèe traite d«s Bohisma* tiques Novatiens en ces termes : « S'ils revieaiient à l'Église calb^ « lique, le concile œcuménique juge qu'après avoir reçu l'impottlîoB « des mains , ils doivent demeurer dans le clergé. Mais ils seit>nl « tenus de déclarer par écrit qu'ils approuvent et ascil frets à suivra « toutes les décisions de l'Église catholique. I>aM les lieux doac» « villes et villages, où il ne se trouvera point d'amtres clercs, qu'ils € gardent le rang où ils se trouvent ordonnés* Mais si quelques-uns « reviennent dans un lieu où il y ait un évéque ou un prttre catko- « lique, il est évident que l'évoque de l'Église catholique aura la di- « gnité épiscopale ; et l'évêque Novatien reprendra le rai^ de prttrei « à moins que l'évêque catholique ne consente h lui laisser le titra « et le rang épiscopal. Autrement il lui confiera un poète ds choré- € véque^ afin qu'il n'y ait pas deux évoques dans la même ville. » — Comme, en Orient, on sortait de la persécution de Licinias« il y eut dans le concile de Nicée plusieurs canons louchant la réconciliation des lapsi. En général, les pénitences y sont beaucoup moins longues ei moins rigoureuses que celles imposées dans leconcile particulier d'Elvire; ce qui prouve de nouveau qu'il n'y avait i^nt de règle fixe h cet égard. De plus, on laisse aux évéqiMS uns timnde latitude d'user d'indulgence, suivant la ferveur des pénitents. Fleury a l'usage de répéter, dans ces occasions, que dès lors on serelâsbait de la rigueur de l'ancienne discipline. La vérité est» comtie l'a dé-

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