‹ Histoire générale de l'église depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 165 sur 190 · CHAPITRE VL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VL

SOMMlIRl

S ft. ■'«Mitlflcat de sÉlnt L.éoii premier, le «rand. (ler septembre kS9-iï avril 4610

i. Tr4?iiix de saint L6on le tirand contré les diverses hérésies. — Eutychès. Brigandage Wàfihètii ~ 9. MaitlM, empereur rOriént — ft. GùfacUe ae GhMMdlAe, ((iitfiHftiiie gène-' rtf .— h. AitUa. Son ipf avion dans toa GiMes rtlliaiie. 1) te retire devait la m^km de adUII Léon le Grand. — 0. NouTeaox troubles excités en Orient par rEutycbianlsme. — 1. hiTailoh de Rouiè par Gènséric — 8. timothée Elure à Alexandrie. Mort de saint Léon le

GiMia.

% Si ^OBtMlMt «e tàlat maire, (it novembre 001-17 novembre to*?.}

îl. Kl^ioU de flrilm Hffarire. — 1*. Tnvanx de saint ttllaire ix>or tnaintenir les r«gfel àé ta Uérareble ecdésiasUque. — 11. CSmeiles d'irles, de Tovs, ée Tannes, dans M Gtoléft. — 12. Tremblement de terre d'Antiocbe, Incendie de Gonstantinople. Mort de saint Siméoli Stylite.

% %, ^nlifleat «e ealnc ftimpUcIiis. (27 septembre M7-Jusqu*à la On de l'empire d'Occident, 2S août ft76).

tt. Électif (le saint Slinplieids. — 1&. Saint Eptphane de l^avle. Saint Patient de Lyon. Saint Sld^iœ ApeUlnairt. — 15. Odoacrfli Mf «Sfl Hérales, net fia à l^empire d*OridKtJ

§ I. I^ontliieat de saint Léon premier» le Grand* (l«r septembre 439-11 avril 461.)

\ . L'Église et le inonde avaient besoin d'un souverain PdtiUfèqul se treov&t^ par l'énergie de son caractère, la fotce et la digfiité ftiorates, à lu hauteur des événements qni se préparaient. lA îProti-; defâce, qai veille aux destinées de son Église, tenait p^êt, potff Theure marquée, Thomme de son choix. Léon, archidiacre de Mome, 86 trouvait alors en mission près du général Aétltis, dans les Oàtiles. L'opinion qu'on avait de son mérite était telle, que les sufffàgès se pertèrefit unanimement sur lui^ pendant son abserrèe. Uile députalifHt ailla déposer à ses pieds l'hoiftmage de tovte la ville de Rome; et, quand le nouveau pasteur parut au milieu de son ÉgUséy il fût reçu en triomphe par le peuple auquel il allait dévouef sa vie. tous les talents qui font les grands hommes étaient joints, dans saiAt LéêBy à l'humilité profonde et aux vertus éminentes qui font tdâ agints. Sa parole éloqiiente et faeile Charmait les mutatudes ; et fï^s avons encx)re les homélies et les sermotis qu'il proftoifcalt, & Afstque

solennité. — Quand, des hauteurs du siège apostolique où il était élevé, le grand Pontife jetait un (oup d'œil sur le monde, il trouvait partout matière à exercer sa sollicitude et son zèle. Les Vandales ariens saccageaient les Églises d'Afrique et de Sicile; les Manichéens, fugitifs de Garthage, affluaient en Italie et menaçaient d*infester Rome ; les Priscillianistes remuaient en Espagne , les Pelagiens dans la Yénétie; des querelles intestines troublaient les Églises des Gaules ; les Nestoriens agitaient encore l'Orient. Saint Léon suffit à tout. Il adressa des secours d'argent et des paroles de consolation aux Églises dévastées par les Vandales. Il fit poursuivre et punir sévèrement les abominations dont se rendaient coupables les Manichéens, dans des assemblées mystérieuses (443). On dressa des actes authentiques de cette enquête; et Ton frémit, en lisant le récit descrimeshorriblesde cette secte ténébreuse. Le Pape écrivit à tous les évéques d'Italie, pour leur dénoncer les hérétiques, et les prémunir contre le poison de leurs erreurs (444). Saint Turibius, évèque d'Astorga, lui adressa le procès- verbal de son enquête contre les Priscillianistes d'Espagne. SainiLéon lui répondit (447) une longue lettre, où il combatait toutes les erreurs de Priscillien ; il les rapprochait de celles du Manichéisme, et les enveloppait dans une même condamnation. — Septinius, évêque d'Altinum, dans la Vénétie, avertit le Pape que, dans sa province, on avait admis à la communion catholique des prêtres, des diacres et d'autres clercs de divers ordres, gui avaient été engagés dans l'hérésie de Pelage, sans avoir, préalable méat, exigé d'eux une abjuration complète. Le souverain Pontife écrivit alors à l'évêque d'Aquilée, métropolitain de la province, lui ordonnant d'assembler un concile, pour y obliger tous les clercs suspects de Pélagianisme à renoncer ouvertement et par écrit à l'hérésie. — Dans les Gaules, saint Iliiaire d'Arles était l'&me des conciles, et présidait au mouvement religieux qui se prononçait dans cette province. Dès l'an 439, il avait présidé le concile de Riez, en Provence , pour terminer un schisme dans l'Église d'Embrun, et donner à cette ville un évêque légitime. En 441 , il tint le premier concile d'Orange, célèbre par une série de trente canons, dont le plus remarquable est celui qui défend d'ordonner, à l'avenir, des diaconesses. La même année, il présida encore le concile de Vaison.

Page 1