‹ Histoire générale de l'église depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours (volume 2)Chapitre 166 sur 190 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

qai s'occupa de régulariser le sort des enfants, que les païens avaient conservé la barbare coutume d'exposer dans les places publiques, malgré les édits impériaux, qui, depuis Constantin, n'avaient cessé de poursuivre ce crime contre nature. — Un autre concile, tenu a Besançon, suscita à saint Hilaire des embarras plus sérieux. L'évéque de Besançon, Célidonius, était accusé d'avoir été ordonné contrôles règles canoniques, et d'avoir été bigame avant sa promotion à l'épi^ scopat. Célidonius fut déposé par saint Hilaire; mais il en appela à Rome, et s'y rendit lui-même. Saint Hilaire l'y suivit. L'affaire fut débattue devant un concile rassemblé à Rome par saint Léon (445). Célidonius s'y justifia de tous les griefs qu'on lui imputait : il fat rétabli sur son siège. Le dénouement de cette discussion jeta de la défaveur sur l'évéque d'Arles. Le souverain Pontife lui ôta la juridiction sur la province de Vienne, dont il avait été jusqu'alors mètropolitain. — Cette dernière décision fut appuyé» ^'tin rescrit de Valentinien III (8 juillet 445). q»i défendait de rien entreprendre, dans le gouvernement de l'Église, sans l'autorité du Siège apostolique. Tel était le droit public, au cinquième siècle : la primauté du Pape y était universellement reconnue, comme un principe fondamental de la société religieuse. Saint Hilaire d'Aries fut le premier & donner l'exemple de la soumission la plus respectueuse : il ne négligea rien pour se réconcilier avec saint Léon-le-Grand, qui ne tarda pas à apprécier lui-même le zèle, la vertu et l'humilité de l'6vêque d'Arles. La mort de saint Hilaire, arrivée peu de tanps après, fiit un deuil pour toute la Gaule et pour l'Église universelle (447). Au moment ofi elle arriva , saint Germain d'Auxerre entreprenait sa seconde mission dans la Grande-Bretagne, accompagné de saint Sévère, évêque de Trêves. Le Pélagianisme, qu'ils allaient y combatU«, ne résista point à la prédication et aux miracles des deux saints missionnaires. Hs eurent la consolation de ramener les peuples à la foi catbolique; et, quand ils quittèrent l'île, elle était tout entière orthodoxe. Saint Germain était à peine de retour de ce voyage, qu'il entreprit celui de Ravenne pour obtenir, de l'empereur Vaientinien III , le pardon des Armoricains révoltés. L'Italie retentissak du bruit des prodiges qu'il semait sur son passage; mais la mort l'attendait à Ravenne, au terme de son pèlerinage. Il expira le der-

nier jour da juillet (448), après trente ans d'un saint et laborieux

a. Quatreannées auparavant, était mort, en Ori^it, TAthanase du MoMorianisme, saint Cyrille d'Alexandrie, laissant à la postérité, cofume monuments de sa piété et de son érudition, une série d^ouvragas, qui ne forment pas moins de sept volumes in-loUo. Il eut pour successeur un évèque indigne de oe nom, Dioscore, qui prit à làcbec|e faire oublier, par ses lâches condescendances pour l^pfrreur, et par sa conduite dans Taffisûre derButychianisme, les nobles exemples d'Athanase le Grand et de saint Cyrille, ses prédécesseuis. Bb 448, Butychës, supérieur d'un monastère vmsîn de Constantinopie, en combattant rhérésie^de Nestorius, qui divisait les personnes en Jésns^lbrist, tomba dans une erreur non ipoins contraire an do«;me de rincamation ; il enseignait qu'il n'y avait qu'une seule nature en Jéiius-Cbrîst i la divinité, qui avait absorbé l'bumanilé dans sop union avec elle. roiMUnation avec laquelle Butyehès soutint e^te erreun, malgré les avertissements a*B«ifièhe de Dorylée, son amif et les sages remontrances de Flavien, récemment promu au patriarcat de Constantinople, prouva toute son ignorance et sa mauvaiae foi. Au fond, il avait vivement ambitionné la dignité de métropolitain, à laquelle il o<unptait parvenir par le crédit de l^uaur que Cbryaaphius, favori de Théodose, dont il avait élevé la jeunesse. Um question d'amour-propre froissé se retrouvait ainsi comme Ip mohile de cette âme cupide : combien d'hérésies qui ont ravagé VKgMse^ et qui n'eurent point d'autre origine I Eusèbe de Dorylée, aa- Griftwt aux intérêts de la vérité une liaisop d'enfance, se fitTacoiir Wteur de celui qui avait été son'ami. Il le poursuivit devant un em cile rassemblé par Flavien à Constantinople (448). Sutychès refusa d'iUkonl de comparaître; il se préseqta enfin à la dernièi^ sesaioa (S8 novembre); et, comme il persista dans son erreur, il futoondamné, déposé du sacerdoce et du gouvernemept de son monaslère, el excommunié. La sentence fut souscrite par tous les évoques du caaeiie, et par vingt-trois abbés qui y assistaient. Butyclfès, comme tous les hérésiarques, reftisa de se soumettre : car cp qui constitue rbérésie n'est pas tanf l'erreur de l'esprit l^umain, tix)p sujet à fùl- Kr ; 0^ 1^ persévérance et l'opiniàlreté dans l'erreur. Blaviea avait

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eDYOTéau Pape les actes du concile de Qooatatttiuople. Euiycbèe lui éorivil de même, pour se plaindre d'avoir été ii^ustemenl condamné. Saint Léon prévit» d'un coup d'œil, la portée d'une pareiUe docr trine, jetée en Orient, au moment où la controverse engagéie contre le Nesiorianisme avait tourné les esprits vers l'examen du dogn^ede rineamalion. Il répondit à Flavien, en confirmant tous les actes du condle, et en l'engageant à sévir contre le nouveau sectaire. Saint Pierre Cbrysologue, évèque de Ravenne, auquel Eutycbèe s'était ég»« lement adressé, pour le gagnera son parti, lui écrivait une lettre éloquente, où il le ooiprait de renoncer à l'erreur : « Lorsque Jésus- « Christ, dtsait-il, faisait entendre le vagissement de renfanee, dans « la crMie, l'armée céleste chantait : Gloire à Dieu dm^ lee aplenr € i^rs du eiel t et maintenant qu'au nom de Jésus tout g&mx e fléchit, au cid, sur la terre et dans les enfers, on émet la ques- € tion de son origine I Nous vous exhortons, sur toutes choses, bien- € aimé frère, de vous soumettre à oe qui a été écrit par le bienheu* € reux Fape de Rome ; car saint Pierre, qui vit et préside sui* son « siège, donne la vérité de la foi à ceux qui la cherchent. » De tetlea paroles restèrent sans effet, sur ce cosur oinni&tre. A l'aide de Chrysaphîus, Eutj^hés se fltnn protecteur, dans la personne de Dioscore d^Alexandrie. Par leur influence, il obtint du faible Théodeee la convocation d^m concile qui devait être oecoméoique, et o«i l'on reprendrait de nouveau rexamen de la question. Saint Léon fut d'ailleurs consotlé, à ce sujet, par h cour de Constantbiople : il choisit pour ses légats : Jules, évèque de Pouuolea dans la Campuie; René, prMre du titre de saint Clément, qui mourut en ehettin; le diaci-e Hilaire, auxquels il adjoignit le notaire Dulcitius. Ils étaient por* tours dlnstmctîons écrites, où le Paqpe établissait, par des argwoents irréfragablee, le dogme catholique des deux natures en Jésus-Cbrist. Cent trente évéques des provinces de l'Egypte, de l'Asie, du Pont et de la Thrace, étaient remis ; tamis cette assemblée n'allait former, c^ttefols, qu\in conciKabule, flétri, dans rbistoife,du nom A^Brigemdage d'Éphise (8 août 44d). L'eunuque Cbrysaphius s'ayrogea le droit de nommer le président, qui fut Dioscore. Les légats du Pape furent mis sur la seconde ligne, au mépris de tous les précédents et de tMtoi les règles canoniques. Certatna auteurs piétendeot méjm

S36 HISTOIRE GCnÉlULE DE L*ÉGLI8Ë.

que DioKore les lit écarter de toutes les délibmtioDs. Deux coBUes, eoToyés avec des troopes par Théodose, (Hrétendaient dider la seDteiioe,etlaire exécuter les ordres de leur maître. Aussi, dès Touverture de la première session, Dioscore refusa de lire les instmctioiis donaées au légat, par le pape saiot Léon ; mais il fit faire la lecture solennelle des lettres de convocation, que l'empereur lui avait adressées. On insista pour qu'il fût donné connaissance des rescrits du Pontife romain. Dioscore le promit, jusqu'à sept différentes fois, mais il trouva constamment moyen d'éluder cette lecture qu'il redoutait. Il fit paraître ensuite Eutycbès,en présence du concile. Les Pères, et saint Flavien de Constantinople à leur tète, demandèrent alors qu'on introduisit égalaient Eusèbe de Dorylée, qui s'était porté son accusateur. La plus simple notion de l'équité en eût fait une loi ; mais le comte Ëlpidius, commissaire de l'empereur, s'y opposa, en prétextant qu'Eusèbe de Dorylée avait perdu le droit de siéger avec les juges, du moment où il s'était fait accusateur. Eutychès eut donc la liberté de parler seul et sans contradicteur. On se contenta de lui faire souscrire le symbole de Nicée ; et, sans insister davantage sur ce qui était le point capital de son erreur, Dioscore le déclara solemiellement absous de toutes les censures précédemment portées contre lui, rétabli dans la communion de l'Église, dans la dignité du sacerdoce et dans le gouvernement de son monastère. Le président de ce conciliabule lut ensuite un acte de déposition, contre Eusèbe de Dorylée et saint Flavien de Constantinople, qui avaient publiqu,emenri^ disait Dioscore, calomnié la foi d' Eutychès. Un cri d'indignation s'éleva unanimement, du sein de l'assemblée. Les évéques qui avaient, par faiblesse, souscrit la condamnation d'Eutychès, reculaient devant un arbitraire aussi tyrannique. Dioscore, pour les intimida, fit appeler les commissaires, qui^envahirent l'église, avec une troupe de soldats, les armes à la main. La plupart des évéques cédèrent & la violence; mais les légats du Pape résistèrent hautement, et leur protestation dut être insérée dans les actes. De toutes parts retentissaient les cris : « Mettez en pièces ceux qui divisent les natures !... Chas- « sez-les I Tuez-les 1 » Des menaces, on passait aux coups et aux blessures. Les évéques furent ainsi tenus renfermés, au milieu de ce tumulte, jusqu'à une heure avancée de la nuit, sans qu'il fût permis à

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ceux qui se trouyaient mal de sortir et de respirer un peu. Ce fut à ce prix que Dioscore acheta cent trente signatures. Après un pareil triomphe, il fit déposer Théodoret, évéque de Gyr, Ibas d*Édes8e, Sabinien de Perrhe et Domnus d'Antioche, tous remarquables par la sainteté de leur vie, et leur attachement à la foi catholique. Il osa, ensuite, prononcer une sentence d'excommunication, contre le pape saint Léon lui-même. Cet acte de démence mit fin au Brigandage d'Éphèse. Eusëbe de Dorylée fut jeté en [prison. Saint Flavien de Gonstantinople fut exilé, et mourut des blessures qu'il avait reçues. Dioscore fit ordonner à sa place Anatolius, diacre de son Église d'Alexandrie , et crut avoir ainsi consolidé Thérésie dans la ville impé* riale.

3. Théodose rendit immédiatement un décret, qui confirmait, par la sanction impériale, tout ce qui s'était passé au Brigandage d'Ë-* phèse. Cependant saint Jean, informé par les légats de la déplorable issue qu'avaient prise les affaires, tenait un concile à Rome^où il cas' sait tous les actes du faux concile d'Éphèse, réhabiUtait ceux qu'il avait injustement condamnés, et déclarait nulles toutes ses sentences. Son infatigable activité éclata dans cette circonstance II écrivit, à la fois, des lettres, pleines d'un zèle brûlant et d'une vigueur tout apostolique, à l'empereur Théodose, à l'impératrice Pulchérie, au clergé et au peuple de Gonstantinople, aux supérieurs des monastères de cette ville, à Anastase de Thessalonique, à saint Flavien lui-même, dont il n'avait pas encore appris la mort. Son langage à Théodose respire une majesté calme au milieu de la tempête, une charité compatissante pour tous ceux qui ont failli, une déUcatesse pleine de ménagements pour un prince faible et abusé : « Laissez, lui disait^ € il, laissez aux évéques la liberté de défendre la vraie foi, que du € reste aucune puissance humaine ne pourra jamais détruire. Quand € nous plaidons la cause de l'Église, c'est la cause de votre empire c etde votre salut que nous soutenons. Défendez la constitution de « l'Église contre les hérétiques, afin que le Christ aussi défende votre € empire. » Le remède qui s'offrait à l'esprit du saint Pontife, dans cette position critique, était la convocation d'un concile véritablement oecuménique : c'est vers ce but qu'il dirigea tous ses efforts. l' employa, pour l'obtenir, rintervention de la cour de Ravenne auprès

538 MISTOIHE GÉNÉRALE DE l'ÉGLISE.

de Pemj^erettr ThéodoBe (iSO). Valentiiden III et Placidw, ta mèn, éerivent dans oe sens à Constantinopie. Mais la Providence aevéfle^ vaitdte lever Tobstaole qui venait de la faiblesse cle Théodose, d'me manière inopinée. Le 98 juillet 450, ce prince expirait, à l'âge de cinquante ans, d'une chute de cheval; Timpératrioe Pulchérie lui donnait pour successeur le général Marcien, dont les talents et la vertu, admirés de tout Tunivers, firent un empereur vraiment digne de ce nom (S4 août 450). Le premier soin du noBveau César fut de travailler à la pacification de FÉglise. Quand les légats du Pape, chargés des lettres pour Théodose, arrivèrent à Conalantinople, ils trouvèrent un concile assemblé, sous les auspices de Marcien, par Anatolius, successeur de saint Flavien. Le diacre de Diosoere, devenu patriarche, s'était montré, au grand étonnement de ce dernier, fermement attaché à la communion de rÉglise romaine. En présence des légats de saint Léon, k la tête de son concile, il anathé* matisa solennellement Eutychès, sa doctrine et ses sectateurs. Le eorps de saint Flavien fut transféré à Constantinople, et placé auprès des reliques de saint Jean Ghrysostôme. Tous les évdques, bannis pour la foi, à la suite du Brigandage d^Éphèse, furent rappelég ; ceux qui avaient eu la faiblesse de souscrire aux mesures imposées par Dioscore furent conservés à la tête de leurs diocèses, mais sana les admettre à la communion de l'Église catholique, jusqu'à ce qu^l eût été de nouveau statué sur leur sort, dans un concile (Beuménique. Saint Léon approuva tous ces actes, et adressa à Anatolius des lelrtres de communion, ce dont il s^était abstenu jusqu'alore, poar mieux se donner le temps de connaître les sentiments d'un prélat ékt par le crédit de Dioscore, et dès lors justeniwit $uspect (45^).

4. Le pape saint Léon et l'empereur Marcien désiraîeni également la tenue d'un concile universel, qui pdt rendre enfln bi paix à l'Église. On l'indiqua d'abord à Nioée ; mats rillyrie, menacée par une invasion des Huns, n'ofiTrait point assez de sécurité. On dioîsit donc la ville de Chalcédoine, sur la côte de l'Asie Mineure, près de finnstantinopip. Cinq cents évoques de toutes les provinces d'Orient s'y trouvèrent réunis (8 octobre 454), sous la présidence des légats du Pape : Pascasinus, évêque de Lilybée en Sicile; Lueemius, évéque d'Arcole; Basile et Bonifaee, prêtres de l'Église n^iaîne, La

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première seBsion du quatrième eoneile («cuménique fut oopsaoïée à l'iixamdD des actes da BPigandage d'Éphè$a, fiiosoQ)^ y Pfirut en aecuaé. Ofà releva toutes les irrégul^ités de oe fwx eo^ile : les légats du Pape mis k un rang inférieui-; le refus de lire les lettre^ du Pape ; les protestations de saint Plavieu, d'EMsèbe de Dorylée, mises à n^Et; les vioteoces exercées contre les prélats, ppur les for<^r à souscrire des sentences injustes. Quand on ^n vint k ce point particulier, les évdques orientaux s'écrièrent : % On nous a « frappés; les soldats nous accablaient d*injures et de cpups, Nous € avons tous failli, nous demandons gr&ce et misiérieQrde I » On lut ensuite, dans la seconde session, les lettres doctrinales, que saint LéQp avait confiée^ à ses légats, La vérité catholique, apposée h, Terreur d'Iiutychès, j était enseignée, avec Tautorité qui convient à\k suocesseur de saint Pierre. ]En entendant Te^posé de cette dootrwejSi précise et si pure, les évéques s'écrièrent ; « C'est la foi d? « nos pèreai c'est la foi des Apôtres I Pierre a parlé par la iKiuohe « de l4éQnl C'est cette foi que nous tenons tousl » — La question dpginatique ainsi élucidée, le concile passa, dans la troisième sesr sion, h la cqpdamnation explicite de Dioscore. Il fut unanimomefit auatliématisé; la sentence qui le déposait comme coupable d'bé^ rfisie, de crime et de violation des canons ecclésiastiques, lui fi)t signifiée, ainsi qu'au clergé et aux fidèles d'Alexandrie» par les dér pûtes du concile, Anatolius, patriarche de Conatantinople» Tavait souscrite, avec tous les autres Pères. Dioscore fut relégué, par l'empereur Marcien, à Gangres, en Paphlagonie, oA il mourut, l'an 454.— La quatrième sessifm fut consacrée à examiner les diverses réolamatiws que Dioscm^e fit adresser au concile par des moines égyptiens, pour engager lea Pères à révoquer sa sentence de déposition. Mais on y maintint rarrêt,dans toute sa rigueur. <k Dioscore a été jvricbquec ment d^sé I dirent tes Pères. C'est Dieu lui-même qw a condamné « Dioscore ! » Bnfin, dans la cinquième ses^on, on rédigea la proléfi^ion de foi opposée à l'Eutychianisme : « Nws déclaras, d'une « voix unanime, disent les évéques, que l'an doit oonfesaer un seul € et même Jésus-Christ Notre Seigneur; parfait dans la divinité, et « parlait danaTHumapité, vraiment Dieu et vraiment homme; com" 4 posé 4'une ftme raisonnable et d'un corps; consula^taixtiel au

« Père, seton la divinité, et consubstantiel à nous, selon rhuma- « nité; en tout semblable à nous, hormis le péché; «gendre do « Père avant les siècles, selon la divinité ; dans les derniers temps, € né de la Vierge Marie, selon Thumanité, pour nous et pour notre « salut ; un seul et même Jésus-Christ, Fils unique, Seigneur, esï € deux natures, sans confusion, sans changement, sans division, « sans séparation, sans que Tunion nuise h la différence des na- « tures : au contraire, la propriété de chacune est conservée, el « concourt en une seule personne, en une seule hypostase; en sorte « que Jésus-Christ n*est pas divisé en deux personnes, mais il est « un seul et même Seigneur, le Verbe, Fils unique de Dieu. » Cette expression nette, explicite, catégorique, du dogme de rincarnation, fut accueillie par les acclamations de tous les Pères, et souscrite unanimement. Pour donner plus de solennité à la lecture de cette profession de foi, l'empereur Marcien assista, en personne, à la sixième session, où elle eut lieu. Il déclara, qu'à Texemple de Constantin, il n'avait voulu entrer dans cette sainte assemblée que pour appuyc»* de l'autorité impériale les décisions du concile, et non pour gêner la liberté des suffrages. Tous les évoques s'écrièrent : « Vive le « nouveau Constantin! Viventlereligieux empereur, et TimpératrioB € ordiodoxel Longues années, règne heureux à Marcien ! » L'empereur fit lire la définition de foi, et demanda s'ils étaient tous d'accord, sur ce qu'ils venaient d'entendre. Tous s'écrièrent: «Nous « n'avons qu'uRefoi et qu'une doctrine. Telle est la foi des saints doc- « teurs; telle fut celle desr Apôtres. C'est cette foi qui a sauvé l'uni* vers 1 » Marcien publia alors un décret, qui promulguait la profession de foi du concile de Chalcédoine, et la condamnation d'Eutychès. Celui-ci mourut, peu de temps après, âgé d'environ soixante-quinze ans. Les Pères s'occupèrent, dans les sessions suivantes, deqaelques articles de discipline: interdiction deb&tiraucun monastère, sans le consentement de l'évêque et des propriétaires du lieu; soumission des moines à la juridiction diocésaine ; défense aux clercs et aux religieux de se charger d'une tutelle ou d'une intendance; de passer, sans la permission de l'ordinaire, d'une Église à une autre. Jusquelà, les actes du concile avaient été parfaitement r^liers. Une tentative d'Anatolius interrompit seule l'harmonie, qui n'avait cessé de

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